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balaujîes sont les fleurs du grenier sau-vage ; on en extrait le suc de la mêmemaniéré que de l’hypociste.
Elles font astringentes comme les cy-tines , d’une nature terreuse, épaississan-tes , rafraîchissantes, & dessicatives : onles emploie dans les flux de toute espece,comme dans la diarrhée , la dyssenterie ,& pour arrêter les hémorrhagies desplaies.
On doit les choisir nouvelles , bienfleuries & d’un rouge vif : elles donnentde l’huile avec du sel essentiel, & assezde terre. (N)
* BALAUSTIER, f. m. (Jardinage. )c’est ainsi qu’on nomme le grenadier sau-vage. Voyei Grenadier,
*BALASSOR, s. m. {Commerce.)étoffé faite d’écorce d’arbre que les An-glois apportent des Indes orientales : onne nous dit point ni de quel arbre onprend l’écorce, ni comment on la tra-vaille.
BALATS , f. m. ( Marine. ) c’est unamas de cailloux & de fable que l’on metà fond de cale , pour que le vaisseau en-trant dans l’eau par ce poids demeure enassiette ; c’est ce qu’on appelle autrementlest. Voyez Lest. {Z)
* BALBASTRO , ( Ge’og. ) ville d’Es-pagne au royaume d’Arragonsur le Vero.Long. 17. 30. lat. 41. 50.
* B ALBEC , ( Ge'og. anc. Si mod. )ville d’Asie dans la Syrie ; il y a de beauxrestes d’antiquités. Long. 55. lat. 33. 2.5.
* BALCH, ( Ge'og. anc. Si mod. ) villede Perse située dans le milieu du Chora-san, fur la rivière de Dehash. QuelquesGéographes la prennent pour l’ancienneChariafpa , ou Zariaspa , ou Bactres.
BALCON , f. m. terme d’Architec-ture, saillie pratiquée sur la façade exté-rieure d’un bâtiment , portée par descolonnes ou des consoles; on y fait unappui de pierre ou de fer , qui lorsqu’ilest de maçonnerie , s’appeíle balustrade ;& quand il est de serrurerie, s’appelleaussi balcon : il en est de grands, demoyens & de petits, selon l’ouverturedes croisées ou avant-corps qui les reçoit.Voy. BANQUETTE, terme de Serrurerie.
Ce mot vient de l’Italien balcone ,
BAL
formé du latin palcus , ou de l’Allemandpalk , une poutre. Covarruvias le faitvenir de 0 ,o.kkîiv \jdcere, lancer, fondéfur l’opinion que les balcons étoient depetites tourelles élevées fur les princi-pales portes des forteresses , de dessuslesquelles on lançoit des dards, Sic. furles ennemis. {P)
Balcons » tn Marine; ce font desgaleries couvertes ou découvertes ,lqu’onfait aux grands vaiííéaux , pour l’agré-ment ou la commodité. Voye[ Gale-rie. ( Z )
* BALDIVIA , ( Ge'og. ) port & placeconsidérable du Chili, entre les rivièresde Callacalla & del Pontrero, à leur em-bouchure dans la mer du Sud. Long. 306,51. lat. mérid. 39. 58.
* B ALE , ( Geog .) ville de Suisse,capitale du canton de même nom. Long,25. 15. lat. 47. 40.
* BALÉARES , f. m. pi. ( Ge’og. anc.6 ? mod. ) îles de la Méditerranée, prèsles côtes de Valence en Espagne , connuesaujourd’hui fous le nom de Mayorque &Minorque. On donne le nom de Baléaresaux habitants de ces îles , à cause de leurhabileté à se servir de la fronde ; puiscelui de Gymnetes , & aux îles celui deGymnefies , par la même raison.
BALEINE, s. f. balcena , ( Hist. nat. )poisson du genre des cétacées , le plusgrand de tous les animaux : c’est pourquoion a donné le nom de baleine aux plusgros poissons, quoique de différents genres.
Les baleines que l’on prend fur la côtede Bayonne & dans les Indes, ont en-viron trente-six coudées de longueur furhuit de hauteur ; l’ouverture de la boucheest de dix-huit piés : il n’y a point dedents ; mais il se trouve à la place, deslames d’une forte de corne noire, termi-nées par des poils assez semblables à desfoies de cochon , qui font plus courts endevant qu’en arriéré. On a donné le nomde fanons aux lames qui font dans labouche. On les fend pour les employerà différents usages ; c’est ce qu’on appellela baleine dont on se sert pour faire descorps pour les femmes, les busqués, Sic.La langue est d’une substance si molle ,que lorsqu’on l’a tirée hors de îa bouche