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che de ce dernier poisson à la pêche del’autre.
Lorsque le temps approche où les na-vires baleniers doivent revenir , il y atoujours des matelots en sentinelle dansle port de Succoa. Les premiers qui dé-couvrent un bâtiment prêt â arriver,se hâtent d’aller à sa rencontre, & sefont payer un droit de 30 sous par homme.Quelque temps qu'il fasse, ils s'embar-quent fans rien appréhender , & se char-gent de .mouiller le bâtiment à un desendroits connus de la bonne rade. » ll» est, dit M. Dellandes , aisé de voir” que l’intérêt seul ne les guide point :” tien , en effet, n’est plus modique ," lur-tout dans les mauvais temps, &” lorsque la mer brise contre une côte" foute de ter , que la rétribution qu’on» leur donne: mais ils seroient infini-n roent affliges de voir périr leurs com-» patriotes, & c’est un service d’hu-” raanité qu’ils se rendent mutuelîe-» ment ».
§ Pèche de la Baleine , Commerce.I.a plus grande difficulté pour se ren-dre maître d’un poisson fi dispropor-tionne a la grandeur ou à la force deshommes , consiste à harponner la haleine.D’un côté , la nécessité de Rapprocherde fort près du poisson, afin de pou-voir lancer le harpon assez adroitement,pour qu’il enfonce dans l’endroif le plussensible ; de l’autre , le danger que cou-rent le harponneur & s a chaloupe de lapart d un animal, dont les furieux coupsde queue & de nageoires , après qu’ilest blessé , tuent souvent l’un & renver-sent l’autre, empêchent qu’on ne pro-fite de toutes les occasions qu’on au-roit de faire de bonnes prises.
Pour lever cette difficulté, M. Bond ,dans un Mémoire présenté à la sociétéroyale de Londres , a proposé un instru-ment propre , selon lui, à lancer leharpon à quinze toises de distance, avecaslez de force , & exactement dans la di-rection requise. Cet instrument est la ba-il.:e , ou des anciens , ou de Fclard , àla |Uelle il a fait quelques changemens,pour l’approprier à l’ufage qu’il lui des-tine. hon arc est , dit—il, plus simple j
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& il se sert de cordes de crin, préfé-rablement à celles de chanvre. Inexpé-rience l’a convaincu que le crin a unressort plus durable & plus indépen-dant du froid , du chaud & de Thumi-~dité.
La force de cette machine, poursuitM. Bond, peut être augmentée à volonté.Il n’y a qu’à multiplier le nombre desressorts ou des cables , & donner plusde longueur au levier qui les tend. Cettebaliste agit dans toutes les directions,& on la place fur un pied à savant dela chaloupe. Elle est d’ailleurs si simple,que qui que ce soit peut apprendre en peude temps à s’en servir.
C’est à ceux qui ont vu de près la pêchede la baleine , à juger du mérite de cetteinvention.
Ce fut vers la fin du XVI e . siecle,que la pêche de la baleine fur la côtede Spitzberg devint considérable , &:pasià entièrement dans les mains desAnglois , jusqu’à Tannée 1578. Ce com-merce étoit gouverné par une compagniequi envoyoit tous les ans quelques vais-seaux; & en effet, elle en écarta tout lereste de ses compatriotes, & tâcha austìd’en exclure les étrangers. En 1613 ilsenvoyerent une escadre de sept voiles ,qui y trouva quinze vaisteaux, tant LIol-landois, que François ou Flamands , fanscompter les interlopes Anglois. L’an-née suivante, les Hollandais y envoye-rent dix-huit voiles, y compris quatrevaisseaux de guerre ; & en 1615 le Roide Dannemark y expédia une escadre detrois vaisteaux de guerre pour assurerson droit exclusif ; mais ce fut avec unsuccès si peu favorable, qu’il résolut d’a-bandonner sa prétention. En 162.7 >compagnie françoise fut plus heureuseque dans aucune des áutres années :& en conséquence elle fit 1900 tonneauxd’huile. Les Hollandois firent pendantbien des années après, des voyages assezmauvais ; & , comme Tobserve très-bienleur célébré politique , M.Witte , ils seseroient vus obligés d’abandonner ce com-merce , s’il ne leur eût.pas été ouvertpar la dissolution de la compagnie deGroënland, à qui il attribue le bonheur