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Tome quatrième.
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qu’ils eurent eux-mêmes de priver lesAnglois & la plupart de toutes les au-tres nations de ce commerce , dont ilstirent un avantage prodigieux, &, commeremarque le même grand politique , c’estla meilleure école qu’ils aient pour for-mer & dresser les gens de mer les plushardis & les plus entreprenais du monde.

Les auteurs Hollandois qui ont écritau sujet de la pêche de la baleine , con-viennent tous que la saison la plus heu-reuse qu’ils aient eue, a été en 1697.Nous allons donc considérer quel fut l’étatde cette pêche dans cette année-là, afind’établir ses profits ; & nous les com-parerons ensuite avec les détails reçusde Hollande, de la pêche de 1744, afinqu’on puisse mieux juger fur quel piedfont maintenant les choses. En 1697 ilfe trouva 2.01 vaisseaux de diverses na-tions employés à la pêche fur la côtedu Groënland : les Hollandois en four-nirent à eux seuls 129 ; mais il y en eutsept qui se perdirent sur la côte. LesHambourgeois en envoyerent 5 r , dontquatre furent perdus. Les Suédois enavoient deux ; Les Danois quatre ; lesRrêmois douze ; ceux d’Embden deux ;& ceux de Lubeck un seul. Le nombredes baleines qui furent prises cette an-née, se monta à 1968, que les Hol-landois & les vaisseaux des autres nationsattrapèrent dans les proportions qui sui-vent : savoir :

Baleines.

tonneaux i'huile.

Les Hollandois

1223

449 *

41344

Les HambourgeoisLes Suédois

164,4

113

4340

Les Danois

S 1

1710

Les Brêmois

96

3790

Les Embdenois

2

68

Les Luhéquois •

T

1968

67883

à quoi monte la valeur de la pêche de1697.

Le tonneau d’huile vendu cette annéemoyennant trente florins, tout le nom-bre montoit à 1916490 florins.

Les nageoires’, ou plutôt les fanonsde la baleine , en comptant celles de cha-que baleine , à deux milliers, & le prix

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| courant étant de cinquante florins le quin-tal , le tout monte à 1868000 flor.

Total en florins, 3784490 flor.& en argent d’Angleterre 378449 1. st.

Le compte particulier de la pêche desHollandois étant fixé, leurs 41344 ton-neaux caisses , fur le pied de 30 florinspar tonneau, montent à 1140320 flor.

Leurs 23100 quintaux de nageoires à30 florins le cent 1233000

Total en florins 2493310

& en argent d’Angleterre 2493 32 I. st.

La pêche de la baleine en 1744 étoitfort maigre , & la proportion a été biendifférente de celle qu’on vient de voir.L:; Hollandois n’en prirent que 662 ,les Hambourgeois 4.3 : ceux d’Altona 20 ,ceux de Brême 18 ; ceux d’Embden 8 ; &;en tout 733 baleines.

Le sages habitans de la Hollande onetoujours maintenu & pratiqué cette pêche,suivant le conseil que M. de Witteenavoit donné : par-là ils ont ajouté dessommes immenses à la richestè du peu-ple , austi-bien qu’à la force de leurétat, considéré comme puissance mari-time.

En effet, ce politique la jugeoit très-avantageuse à son pays, à cause de lqfacilité & de la promptitude avec laquelleelle se fait ; car en six jours de temps,les vaisseaux peuvent sortir du port, &si le temps fe trouve' favorable, se trou-ver déja occupés à cette pêche. Toute lasaison qu’elle dure, ne pastè pas qua-tre mois, durant lesquels ils emploientun grand nombre de vaisseaux , ils élè-vent & forment quantité de matelots vi-goureux & experts, qui font toute cetteopération au dehors , & après leur re-tour , cette pêche occupe encore au de-dans beaucoup plus de monde ; de fortequ’il n’y a pas lieu de révoquer en doutele calcul de M. Witte, qui pétendoitque ce commerce employoit douze millepersonnes. II observe avec beaucoup d’ap-parence que ce qui rend ce commerce en-core plus estimable , est l’exportation delapins grande partie de «son produit. Enefíet , fi on y veut réfléchir avec atten-tion t