BAL
tîon , & faire les observations nécessairesdans ces foires 6e calculs , nous pou-vons nous former une idee aíïez justede ce que les Hollandoís ont gagné aumoyen de la pèche du Groënland. H ya n ain tenant quatre-vingts ans que M.deWitte faisoit son calcul : & nous pou-vons certainement, fans crainte d’exagé-rer, supposer que la pèche de la baleineleur a produit, année commune , tanten baleine- qu’en huile, deux millions deflorins ; cn peut aussi statuer qu’ils en ontbien exporté au moins la moitié, deforte qu’ils ont épargné quatre - vingtsmillions de florins, pour îa partie de cesdenrées qu’ils ont convertie à leur usage ,
& qu’il leur auroit fallu acheter fans cela ;
& d’ailleurs ils ont fait plisser des autrespays chez eux un argent comptant quimonte encore à quatre-vingts millions deflorins, c’est-à-dire, huit millions de livressterling, (-s-)
BALEINE, {le blanc de) n'est autrechose qu’une préparation de cervelle decachalots, qui se fait à Bayonne & àSaint Jean de Luz. Prenez la cervellede cet animal ; fondez-la à petit feu ;jettez-la ensuite dans des moules commeceux des- sucreries ; laissez - la égoutterson huile & se refroidir ; fondez-la en-suite, & continuez de la faire égoutter& fondre jusqu’ù ce qu’eile soit bien pu- ;ridée & bien blanche : coupez-la ensuite& la remettez en écaille de la forme decelles qu’on nous vend. II faut choisirces écailles belles , blanches , claires , &transparentes, d'une odeur sauvagine, &sens aucun mè’ange de cire blanche , &les tenir dans des barrils ou des vaisseauxde verre bien fermés.
Je ne prétends point contredire M.Pomet ser la nature & la maniéré defaire !e blanc de baleine , dit M. JamesCam son Dictionnaire de Medecine ; j’aipourtant vu , ajoute-t-il, du blanc debaleine qui n’avoit essuyé aucune prépa-ration, & qu’on s’étoit contenté de met-tre dans des sacs de papier pour en ab-sorber l’huile ; & je puis assurer que cen est ni 1 huila ni le sperme de la baleine,mais une substance particuliers qu’ontrouve dans la tête de ce poisson. CnTome IV*
BAL 265
le trouve aussi dans d’autres endroits quela tète ; mais il est moins bon. Voye^à r article CACHALOT , ce qu’il y a devrai ou ds faux dans ce sentiment de M.James.
BaLEINE, ( le blanc de ) Mat. med. estun remede dans plusieurs cas ; on l'em-ployé d’ordinaire pour les meurtrissures,les contusions internes, & après l'accou-chement ; c’est un balsamique dans plu.sieurs maladies de la poitrine ; il déterge& consolide : il est très - iûr & trís-efficace dans les toux qui viennent d’uncatharre opiniâtre , d’éroíion , d’ulcé-ration, auíîi-bien que dans les pleurésies& les abcès internes ; c’est un consoli-dant , lorsque la mucosité des intestinsa été emportée par l’acrimoine de la bile,comme dans les diarrhées & les dysente-ries. II convient auíïï dans les ulcérésdes reins & pour l’épaississementdu sang ;íl ramollit & relâche les fibres ; il con-tribue souvent à l’expulsion de la gnvellc , en élargissant les passages : on l’ern»ployé en forme d’électuaire & de bol,avec des conserves convenab'es & autreschoses de cette efpece; & lorfqti’on aeu le soin de le mêler cornme il faut,il est difficile que le ma’ade le découvresous cette forme; on le dissout aussi parle moyen d’un jaune d’ceuf, ou bien onle réduit en émulsion; la dose ordinaireest d’environ demi gros.
Employé à I’extérieur il est émoilient,consolidant ; il sert sur-tout dans la pe-tite vérole, & l’on en oint les pustuleslorsqu’elles commencent à se durcir,après savoir mêlé avec de l’huile d’a-mandes douces. II n’y a pas long-tempsqu’on s’en sert dans cette maladie , quoi-q fil ait été en usage du temps de Schro-der , pour dissiper les crevasses que lais-sent la galle & les pustules.
On l’emploie souvent comme un cos-métique dans le fard, &: dans les pâtesavec lesquelles on sc lave les mains. (ISs)Baleine, (en Ajlronomie.) est unegrande constellation de l’hémisphere mé-ridional sous les poissons, & proche deseau du Verseau, psi CONSTELLATION.
Il y a dans la brleine n étoiles selcnle catalogue de Ptolomée ; 21 , selon le