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qui les couvroient. ! I1 en arrive autantaux arbres réservés au milieu des forêtsabattues. Des baliveaux qui ont échappéaux injures de l’air , peu échappent à lacoignée du bûcheron ; il en abbat aumoins une partie dans la coupe suivantedu taillis : les morts lui donnent occa-sion d’attaquer les vifs ; & il est de no-toriété que dans la plupart des taillis ,on ne trouve que des baliveaux de deuxà trois coupes. Mais indépendamment decela , dit M. de Reaumur, ces baliveauxne seront pas des arbres d’une granderessource; iîs ont peu de vigueur & fonttous rabougris. S’ils n’ont pas péri, ilsfont restés malades ; & quelque bon qu’aitété le terrein , jamais baliveau ne par-viendra peut être & n’est parvenu à de-venir un arbre propre à fournir une lon-gue poutre, un arbre de pressoir, niquelqu’autre semblable piece de bois.Cela est sûr au moins par rapport auxbaliveaux réservés dans les taillis qu’oncoupe de dix ans en dix ans au plutôt.Us ne sont jamais hauts de tige, & crois-sent toujours en pommiers.
Ces inconvénients des baliveaux serontd’autant moindres , que le taillis feracoupé dans un âge plus avancé ; mais àquelqu’âge qu’on le coupe , on ne peutpas espérer que les baliveaux réparentles futaies qui s’abattent journellement.
Quant au second point, la conserva-tion des taillis par les baliveaux ; il nefaut, dit le même auteur , que parcourirles taillis où les baliveaux ont été lemieux conservés ; on trouvera qu’au-destbus & tout autour du baliveau , sur-tout quand il est parvenu à âge d’arbre ,la place est nette, & que les souches sontpéries , parce qu’elles se sont trouvéestrop à sombre : auísi , bien des particu-liers qui souhaitent abattre leurs bali-veaux , ne le souhaitent que pour con-server leurs taillis. Si les baliveaux don-nent quelques glands aux taillis, ils les leursont donc payer cher ; d’ailleurs ces glandstombant au hasard sur la surface de laterre , & la plupart sous l’arbre même,ne réussissons guere.
M: de Buffon s’accorde en ceci avecM. de Reaumur. « On fait, dit cet aca-
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» démicien , dans un mémoire sur la» conservation Ù le rétablissement des■>•> forêts, année J739, que le bois des» baliveaux n’est pas de bonne qualité,» & que d’ailleurs ces baliveaux font tort» aux taillis. J’ai observé fort souvent« les effets de la gelée du printemps dans» deux cantons voisins des bois taillis.» On avoit conservé dans l’un tous les» baliveaux de quatre coupes successives;» dans l’autre on n’avoit réservé que les» baliveaux de la coupe actuelle. J’ai re-» connu que la gelée avoit fait un si grand» tort au taillis surchargé de baliveaux ,» que l’autre taillis l’a devancé de près» de cinq ans fur douze. L’exposition» étoit la même ; j’ai sondé le terrein en» différents endroits, il étoit semblable.» Ainsi, continue M. de Buffon , j’attri-" î>ue cette différence à sombre & â l’hu-» midi té que les baliveaux jetoient for» les taillis, & à l’obstacle qu’ils for-” moient au dessèchement de cette hu-” midité en interrompant faction du» vent & du soleil. U seroit donc à pro->* pos de recourir à des moyens plus effi-» caces que les baliveaux, pour la res-» tauration de nos forêts de haute-futaie,n & celles de nos bois taillis. » Voye ^Forêts, Taillis.
BALKE , ( Géog. ) ville considérabled’Asie , & la capitale de Choraslàn , furle fleuve Oxus. Les Tartares de Gengis-kan prirent cette grande ville en 1221 ,& en firent cruellement massacrer tousles habitants. Long. 8;. lat. 36.40. (-j-)
* BALLADE , f. f. ( Belles Lettres. )piece de vers distribuée ordinairement entrois couplets, tous les trois de mêmemesure & sur les mêmes rimes mascu-lines & féminines, assujettie à un refreinqui sert de dernier vers à chaque couplet,& terminée par un envoi ou adresse quidoit aussi finir par le refrein. Le nombredes vers du couplet n’est point limité. Cesont ou des quatrains, ou des sixains,ou des huitains, ou des dixains, ou desdouzains, l’envoi est ordinairement dequatre ou cinq vers, mais quelquefoistous féminins. Voilà du moins les loixauxquelles Jean Marot s’est conformédans ses trois ballades d’amouy, dont