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angle de 3 5 degrés, & enveloppant unstyle épais , une fois plus court qu’elles,un peu courbe, surmonté de trois stig-mates ovoïdes , obtus , épais, écartéshorizontalement.
L’ovaire devient en grandissant unecapsule ovoïde, coriace, surmontée de soncalice, pointue ; rélevée de íìx côtes ousix angles obtus , dont trois font alterna-tivement plus petits , couverts chacunde deux rangs d’épines molles comme leschâtaignes, d’un verd obscur, & partagéintérieurement en six loges qui contien-nent chacune une à deux amandes pyra-midales , vertes , couvertes d’une mu-cosité visqueuse un peu salée, & du goûtde celles de tsjampadaha. Lorsque cefruit est mûrle péduncule qui le portese courbe communément vers la terrefur laquelle il porte, de maniéré quesouvent ses apiandes y germent & pren-nent racine, quoiqu’encore envéloppéesdans son écorce.
Qualite's. Le bama a une odeur sul-phureuse, comme toutes les plantes dela mer, sur-tout celles qui croissent dansses eaux dormantes ,• car celles qui crois-sent dans ses eaux vives font plus salées ,& ont une odeur de mer plus marquée.Ses tiges & ses branches tracent fous lessables, & produisent une si grande quan-tité de bourgeons ou de faisceaux defeuilles, qu’elles forment une espece deprairie sur le fond de la mer.
Usages. Les fruits , c’est-à-dire, lesamandes de cette plante, se mangentcrues, & encore mieux rôties fous lescendres chaudes, ou bouillies dans l’eau.On en rejette la peau charnue, visqueuse,& un peu amere qui les enveloppe ; ellesont un goût de châtaignes cuites, ou desamandes du tsjampadaha. Les fibres quirestent après la putréfaction de ses feuillesfervent aux habitants des îles Ceram , Bo-noa & Manipa , à faire des filets qui ré-sistent long-temps dans l’eau de la mer ,& qui n’ont pas besoin d’étre teints enjaune, parce qu’ils en ont la couleur.
Remarques. Le bama fait donc un genreparticulier de plante qui doit être rangédans la seconde section de la famille desaristoloches, près du stratiote & du jonc
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fleuri butomus. Voye\ nos Familles desplantes imprimées en 1759 , volume II.page 76. (M. Adanson.)
* BAMBA, ( Ge'og. ) province d’Afri-que au royaume de Congo.
Bamba , ( Ge'og. anc. & mod .) villagede la vieille Castille , jadis Gueritum Tville de l’Espagne Tarraconoise.
BAMBAN , s. m. (Hijì. nat. Botan. )plante vivace des îles Moluques , ainsinommée par les habitants de Ternate &du Malabar, & dont Rumphe a donnéune bonne description & une figure très-exacte , quoiqu’incomplette, fous le nomd’ arundafirum , dans son Herbarium Am-boinicum , vol. IF. page 12. , plancheFII. Les habitants de Java l’appellentbambang\ ceuxd’Hitoe nìni ; ceux d’Am-boine tinat & nitu-atoay ; ceux de Ba-leya kelangijsan ; les Malays l’appellenttonckat-fèytan , c’est-à-dire, racine deSatan ; les Ethyopiens d’Amboine, moa& moar ; les Macassares, buron & une -bine.
C’est un arbrisseau haut de sept à huitpieds, composé d’un faisceau de cinq àsix tiges qui sortent d’une espece de tigeou de souche écailleuse, traçante hori-zontalement sous terre, comme celle dugalanga ou du gingembre, & garnie deracines capillaires. Chaque tige forme unjet de roseau cylindrique , composé denœuds de quatre ou cinq pieds de lon-gueur , de l’épaisseur du doigt, verd liste »plein de moelle blanche , fongueuse,feche & fibreuse , comme celle du jonc.Leur sommet est couronné de trois ácinq branches rayonnantes , c’est-à-dire,partantes du même nœud , écartées fousun angle de vingt à trente degrés , demême forme & substance, mais une àdeux fois plus petites, encore divisées &subdivisées en d’autres branches plus pe-tites qui toutes font accompagnées desgaines seches persistentes des feuilles defaisselle defquelles elles font sorties.
Il n’y a que ces jeunes branches quisoient garnies de feuilles qui y font dis-posées alternativement & assez rappro-chées fur deux plans parallèles , de forteque le feuillage est applati • elles imitentassez celles du galanga fleuri, galanga