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Tome quatrième.
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sonda , ou du balisier, cannacorus ,étant elliptiques, pointues aux deux ex-trémités , fur-tout à P antérieure, lon-gues de sept pouces , une fois moins lar-ges , lisses, d’un verd-gai, entieres, re-levées en dessous d’une côte & de nombrede petites nervures alternes très-serrées,marquées en creux en dessous & relevéesen dessus , portées fur un pédicule cylin-drique , deux à six fois plus court qu’elles,articulé ou relevé d’un nœud dont la baseforme une gaine fendue d’un côté envi-ronnant la tige, & couronné à son extré-mité d’une membrane comme certainsgramens. Avant leur développement ,elles font roulées en cornet en dedansfur un seul côté , de maniéré que l’exté-rieure enveloppe les autres.

De l’extrémité de chacune des bran-ches fort une panicule ramifiée de cinqà six fleurs hermaphrodites blanc-fales ,portées fur un pédoncule de leur lon-gueur. Elles consistent en un calice detrois feuilles fort petites, persistentes ,posées fur l’ovaire d’une corolle mono-pétale, à tube fort court, caduc , à sixdivisions , assez égales, elliptiques, étroi-tes , sinueuses , qui porte une étaminetrès-courte. L’ovaire en mûrissant de-vient une baie ovoïde, noire, longuede six à sept lignes, d’un tiers moinslarge , à sommet couronné d’un ombilicblanchâtre . recouverte d’une peau très-fine , enveloppant une chair molle, blan-che , seche, à une loge qui ne s’ouvrepoint & qui contient un osselet ovoïde,noirâtre extérieurement, & sillonné com-me la noix muscade , blanc au dedans ,sec & dur comme une vieille noix d'arec.

Qualités. Le bamban n’a qu’une saveurfade & graminée; il croît naturellementdans les forêts des plaines & des vallons2 Amboine , mais particulièrement à Cé-rane & Célebe où il est des plus com-muns. On le se me auísi pour le cultiverclans les jardins, mais il y prend moinsde hauteur , parce qu’il préféré les ter-reins ombragés & plus humides.

TJfages. L’écorce extérieure & vertede ses tiges se fend aisément en lanièresfort fines, que plusieurs nations Indien-nes , fur-tout les Macassares, emploient

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pour coudre leur atap , c’est-à-dire,pour faire des corbeilles & des liens quifont infiniment supérieurs à ceux qui sefont dans d’autres lieux avec le lelebaqui est une efpece de bambou. Ses feuillesfont plus solides & se fendent moins aisé-ment que celles du bananier appelle pifsang , & plus propres à envelopper nom-bre de choses ; aussi les Macastàres lesemploient - ils à envelopper des fruits ,du poisson & d’autres provisions de bou-che , fur - tout I’efpece de mets qu’iîsappellent bobato. Les pédicules tendresde ses jeunes feuilles se mâchent avec unpeu de gingembre & du laurier appelléculit-lawan , pour Pappliquer en topiquesur les démangeaisons de îa peau.

Les Malays prétendent qu’il subsisteune antipathie mortelle entre cette plante& le crocodile , de forte qu’ils en por-tent une baguette à la main toutes lesfois qu’ils vont lui faire la chasse, ou bienils s’en font une ceinture, ou portentson fruit fur eux , persuadés qu’un cro-codille n’oseroít attaquer un homme quien seroit ainsi pourvu. Une autre supersti-tion a introduit chez eux la coutume depiquer des branches vertes de cette planteautour de leurs poules , pendant qu’ellescouvent, & autour de leurs champs deriz.

Remarques. Le bamban est, commel’on peut en juger par fa description ,une plante du genre de celle que Plu-mier a appellée du nom de maranta , &qui se range naturellement dans la fa-mille des gingembres , où nous Pavonsplacée. Foye^ nos Familles des plantes ,volume II. page 66 . (M. Adanso n.)

* BAMBERG, f Géog. ) ville d’AUe-magne dans la Franconie , au confluentdu Mein & du Rednitz. Long. 2.8. 40,iat. 49. ;v.

11 y a en Boheme une ville du mêmenom. Long. 34. 20. Iat. 49. 53.

* BAMBIAIE , f. m. ( Hijl. naturelleOmythologie. ) oiseau qu’on trouve dansPîle de Cuba, qui ne s’éleve presquepoint de terre, qu’on prend à la course,& dont la chair a bon goût. On ne nousdit rien de son plumage , de son bec,

, de ses pattes, de ses ailes, de fa gros-

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