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Tome quatrième.
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leur, ni des autres caractères , queles naturalistes doivent faire entrer dansleurs descriptions.

BAMBOCHADES , f. f. pi. en Peint.se dit de certains petits tableaux quireprésentent des sujets champêtres &grotesques. L’étymologie de ce mot vientde Bamboche , peintre Flamand , quis’est particulièrement adonné à ce genre.Son nom de famille étoit Pierre de Laur :mais les Italiens lui donnerent celui deBamboche , à cause de la singularité desa taille. (R)

* BAMBOU ou BAMBUCK, ( Ge'og .)royaume d’Afrique dans la Nigritie ,borné au septentrion par les pays deGalam & de Kassan, à l’occident par lariviere de Feleme & les royaumes deKantu & de Kombregudu, au midi parcelui de Mankanna , & à l’orient par desterres inconnues.

§ BAMBOU , f. m. ( Hisi. nat. Bota-niq . ) Plante des tropiques , la plus gran-de de toutes celles de la famille des gra-minées nommée auíîì bambouc, vraisem-blablement par confusion, à cause de laressemblance qu’ont ses petites branchesavec une espece de roseau ou de canne lé-gere , qui vient du pays de Bambouc,au Sénégal , & à laquelle nos tabletiersdonnent par cette raison le nom de bam-bou ches & bamboches.

II y a plus de trente efpeces de bambou,auxquelles les François donnent indistinc-tement ce nom générique. Les Portugaisles appellent bamboes , bambos &cbambus',îes Hollandois bamboefen ; les Indiensmanibu , selon Garzias ; les Macassareslulo , & les Malays bulu , à cause de ladisposition de ses feuilles comme les plu-mes des ail es des oiseaux ; les Javanoisj^ulu & bambu ; les Madagafcares voulou,selon Flacourt ; les Chinois tick ; les habi-tants d’Amboine utte , & ceux de Ternatetabatico. M. Linné regarde toutes ces es-pèces comme autant de variétés, dont ilne fait qn’une feule espece, qu’il placedans le genre du roseau , qu’il désignesous le nom Òl arundo , i bambos, calycì-bus multifloris , fpicis ternis fejsilibus,dans son Syftema nat aras, édition in-n ,imprimée en 1767, page 100. On verra |

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cì-après , par la description de chacunede ces efpeces, combien cette dénomina-tion renferme d’erreurs ; & que tous lesbambous, bien loin d’être une feule &même espece du genre du roseau, pour-roient faire plusieurs genres de bambou.

Avant que d’entrer dans le détail de cesefpeces, faisons remarquer ici les caractè-res qui leur font communs : 1 °. Tous lesbambous ont une tige & des feuilles quiimitent en quelque forte l'apparence duroseau commun ; mais avec des différencesqui caractérisent chaque espece. 2°. Touspouffent tous les mois , vers la nouvellelune, selon les observations de Rumphe ,un jet ou bourgeon conique , semblableà une longue pique , qui , dans quelquesefpeces , se mange & se ramifie insensible-ment. 3 0 . Tous , outre les racines fibreu-ses , fans nombre , ligneuses & tortillées ,ont une espece de tige traçante horizonta-lement sous terre , noueuse ou articuléecomme dans le gingembre ou le roseau ,qui produit prés-à-près des bourgeonsconiques, semblables à des monticulesétages, d’où sortent les jets dont nousvenons de parler. 4 0 . Tous les bambous,excepté l’efpeceappellée leleba, que Rum-phe a observée dans des vallons humides,& celui que j’ai observé au bord méridio-nal du fleuve Gambie, croissent dans leslieux secs & pierreux , au contraire denos roseaux d Europe qui préfèrent leslieux humides. 5°. Leurs jeunes tiges onles bourgeons font plus épais que les tigesqui en proviennent , quoique celles - cirestent polies fans se rider comme cesbourgeons. 6°. Les articulations de cesjeunes bourgeons font pleines d’abordd’une eau claire, potable , qui s’évanouità Amboine, & qui, dans d’autres lieux ,se seche en une substance blanchâtre cal-caire , appellée tabaxir.

Les bourgeons ou commencements destiges que poussent les bambous , s’appel-lent robong chez les Malays, comme quidiroit le muscle du bambou , ce que lesHollandois rendent par le mot raboerden ,qui répond à ce que nous appelions asper-ge. Les mêmes Malays appellent chaquearticulation de ses tiges roas & rawas.

Rumphe qui a plus travaillé que per-