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Tome quatrième.
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Huitième, espece. DOMU.

Les habitants d’Amboine appellentdu nom de domu ou domul ou dumulo ,une autre espece ou variété d’ampel,que ceux de Leytimoré appellent domar ,& ceux de Banda, bulu-seri. Ses tigesfont jaunes , variées de stries vertes, &ses feuilles font plus petites. Voye^Rumphe, ibidem , page 16.

Neuvième espece. Cho.

Le cho ou le cha , ou comme nous leprononçons , le tsjo ou tsja , décrit parle P. Martin, page ii 5 de son AtlasChinois des provinces de Pékin & Che-kiang , est vraisemblablement la mêmeespece que le tsjatick , qui approchebeaucoup du domu , dont le robong oubourgeon se mange.

Il est aster rare à la Chine, où il necroît que sur les montagnes méditerra-nées.

Ses tiges font jaunes, variées de striesvertes. Les Chinois les fendent en petiteslanières , dont ils font divers genres demeubles très-jolis & très-luifants, à peuprès comme nous faisons avec la paille.Leurs médecins ordonnent la décoctionde ses feuilles dans les fievres ardentes& les migraines, comme les habitansd’Amboine emploient celles du gading.

Dixieme espece. Tsja-Tsjar.

On trouve en Chine une autre especeou variété du cho , appellé tsja-tsjar you bulu tsja-tsjar , c’est-à-dire , roseauvarie , parce que ses tiges font tachéesde blanc fur un fond verd, ce qui imiteles taches de la petite vérole.

Onzième espece. Guada.

Le guada qui , au rapport d’EusebeNiercmberg, livre XIV , chapitre 194de son Histoire naturelle , croît en Amé-rique , a des tiges d’un pied de diamè-tre , dont le bois est st dur, que lesCaraïbes en bâtissent leurs maisons.C’est fans doute celui qu’on nommecambrou^e à Cayenne.

Dousteme espece. Teba.

Les habitants d’Amboine & de Ter-nate appellent du nom de teba- teba \ ceux

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de Lockoe wanake ; ceux de Manipatomu-schittoe ; les Malabares bulu-jchit ;les Malays bulu-baduri ; & les Chinoistji-tick , c’est-à-dire , roseau épineux ,une douzième espece de bambou , dontRumphe a publié une très-bonne figure,quoiqu’incomplette, au volume IV deson Herbarium Amboinicum, page 14,planche III , sous le nom Sarund’arbosspinosa. C’est fans doute Varundo val-latoria crajjìor & elatior Indice orientaliscorkipullu Malabarorum de Plukenet ;Mantijsa , page 28.

Le teba ne s’éleve guere qu’à la hau-teur de 20 pieds. II différé de tous lesbambous précédens , en ce qu’au lieude s’élever droit, il se couche & s’étendbeaucoup en largeur, au point qu’il pa-roît, dans certains cantons, ramper parses longs fouets. Vu en gros, il ressem-ble à un vaste buisson, garni de branchesextrêmement serrées, entrelacées , impé-nétrables , toutes hérissées d’épines &presque sans feuilles.

Lorsqu’on l’examine en détail , onvoit que ses tiges ont un pied de dia-mètre , qu’elles font composées d'articu-lations cylindriques , longues d’un pied& demi, listes, polies, toujours vertes,creusées d’un côté d’un enfoncementapplati, d’où fort une branche. Les arti-culations inférieures font presque pleines,& ont le bois très-épais , au lieu queles supérieures font au contraire extrê-mement creuses & contiennent une li-queur limpide ; leur bois est st dur,qu’il produit des étincelles lorsqu’on lefrappe vigoureusement avec une hachebien acérée. D’un bout à l’autre de sestiges, il fort alternativement de chaquenœud une branche fort longue , déten-dant horizontalement , ramifiée elle—même de branches , dont les inférieuressinueuses, serpentantes , font fans feuil-les , & semées çà & là circulairementd’épines coniques, alternes, assez sem-blables à celles du limon sauvage, maisun peu plus courtes & plus fortes, unpeu arquées, au lieu que les trois ouquatre branches supérieures font fansépines, & portent chacune trois ou quatrefeuilles. Toutes ces branches font si plei-