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nés, qu’on survit de la peine à 7 trou-ver une cavité propre à y introduireune aiguille.
Les feuilles font d’une finesse singu-lière , longues de quatre à sept pouces,trois à six fois moins larges, lisses , striéesfinement, d’une substance comme mem-braneuse , & si sache, qu’elles se roulenten cornet par la moidre sécheresse, pres-qu’auslitôt qu’on les a séparées de labranche, fur laquelle elles font portéespar un pédicule cylindrique fort mince,& un peu plus long que dans les bam~bous ordinaires.
Culture. Le téba est assez rare à Am-boine , mais très - commun à la petiteîle de Ceram, à Manipa, à Java , àCeylan , au Malabar, à la Chine , dansles provinces de Cautschi , Tonkin ,Coinam & Taywan. II croît particulié-ment au pied des montagnes pierreuses.On le multiplie facilement, en séparantchacun de ses nœuds que l’on coucheobliquement en terre.
U/ages. Les articulations supérieuresde ses tiges, qui font creuses, serventà mesurer les liqueurs ; les inférieures,qui font pleines & très-solides, serventà faire des pieux qui résistent à la pour-riture. Mais on en fait principalementdes haies semblables à un mur épais &aussi solide qu’une citadelle ; telles fontcelles qui se voient à Java , autour dufameux mont de Ghiri & de son tem-ple, derriere Griseche, où on cultivecette plante avec beaucoup de soin. Cesont auíli les meilleurs remparts que l’onpuisse faire en temps de guerre; c’estce qu’éprouverent les Hollandois pendantla guerre que leur fit, en j 6 51 , Qui-mehala Madjira , roi des Macassares,qui en marchant contr’eux, se fortifioitpar des remparts formés de pieux deteba, plantés à trois pieds de distance,fur deux rangées parallèles , unis ensem-ble par des liens & fermés par des claiesdu même bambou , dont le milieu étoitrempli de ses branches épineuses , deterre & de fable , de maniéré qu’ilsétoient à l’abri du canon européen , dontles boulets s’amortiflòient enterrés dansle fable.
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Treizième e/pece. Tallam.
Le tallam des Macaííares est une trei-zième efpece de bambou dont Rumpnea donné une bonne description sans figureà la page 5 du quatrième volume de sonHerbarium Amboinicum , fous le nomd ’arund’arbor cratìum , qui exprimel’idée du nom bulu-feru que les Malaysdonnent à cette plante : les habitantsd’Amboine l’appellent wannat , ceuxd’Huamohela utte-wannat , ceux de 8 a-leya tamalla , ceux de Ternate louw ,& ceux de Banda Juelen.
Ses tiges qui font rassemblées en unfaisceau très-serré, s’élevent à la hauteurde vingt à vingt-cinq pieds : elles sortentd’abord de terre sous la forme d’un bour-geon en asperge , ou en forme de piquede quatre à cinq pouces de diamètre,verd-brun, qui ne porte des feuilles &ne se ramifie qu’à la hauteur de six àsept pieds : lorsque leur souche est très-vieille ou qu’on les recoupe trop sou-vent , ces tiges n’ont guere qu’un poucede diamètre , leurs articulations fontvertes, longues d’un demi-pied à unpied, presque pleines dans celles desvieilles souches , comme dans leurs bran-ches ; creuses dans les grosses & lesjeunes, & pleines d’une eau claire : leurbois est épais de trois à six lignes.
Ses feuilles terminent les branches aunombre de sept à huit : elles font d’un vertbleuâtre, plus grandes versl’extrêmité quedans le bas, longues de 7 à 13 pouces, septà huit fois moins larges, velues en deflous.
Il fleurit vers le commencement de lasaison des pluies , lorsque les toux com.mencent à se répandre, & ses fruits fontmûrs en Janvier : ses fleurs font rangées enépis, tantôt simples, tantôt à deux bran-ches , qui sortent, au nombre de 3 ou \de faisselle des branches, autour desnœuds des tiges principales. Rumphe ditque ses fruits font ridés, semblables àdes nœuds très-serrés , sessiles , pleins demoelle blanche & seche, couronnés defeuilles ; mais il paroît qu’il a pris poureux les articulations de certaines bran-ches qui sortent horizontalement à côtédes épis de fleurs.