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Tome quatrième.
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Culture. Le tallam eít plus communà Amboine, à Java & Baleya qu’auxautres îles Moluques, & il présente plu-íieurs variétés, suivant la différence deleurs terreins : celui d’Amboine , parexemple, dans le quartier de Leytimo-re , a deux ou trois pouces de diamè-tre , pendant que dans les îles plus orien-tales on en voit dont les tiges les plusgreffes n’ont pas plus d’un pouce de dia-mètre , & font plus blanches qú’ailleurs. .

Usages. Le robong ou asperge d utallam se mange tant qu’il n’a pas plusde trois pieds de longueur, mais il n’estpas auffi délicat à Amboine qu’à Baleya,car celui d’Amboine est en quelque forteamer & filandreux : celui de Baleyas’adoucit & devient mangeable lorsqu’onl’a fait macérer pendant une nuit dansl’eau.

La facilité qu’ont les branches , outiges , ou rejets qui ne passent pas unpouce de grostéur, de se fendre longi-tudinalement en deux parties égales,même par ses nœuds, les rendent pro-pres à former des claies & des cloisonsde toute espece ; auffi les habitantsdes îles d’Amboine & des Moluques lesemploient-ils pour former des Sourdi-gues , ou ces efpeces de parcs appellésJeru ou serien , que les Hollandois ap-pellent Jeri, & qui font assez semblablesà ceux qui fervent à prendre le saumon,mais avec cette différence qu’ils fontmoins composés. Us consistent d aborden une longue digue de claies de six àdix pieds de hauteur , suivant la pro-fondeur de l’eau, au-dessus de laquelleelle doit s élever au moins d’un pied :cette claie est composée de gaulettes detallam , entrelacées avec des liens deleleba ou autres bambous semblables ,& elle est si souple , qu’on peut la rouler& transporter ailleurs. Avant que d’en-lasser ces gaulettes, on les durcit pen-dant quelques semaines à la fumée poul-ies rendre plus durables dans l’eau de lamer ; c’est de-là que vient le nom debulu-Jeru qu’on donne à ce bambou, aulieu que les autres clayonnages de ro-seaux , tels que ceux qu’on fait pourservir de jalousies aux portes & aux fe-

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nettes , pour en diminuer le trop grandjour & pour empêcher d’être vu , s’ap-pellent jeru-seru. On étend en travers,fur le rivage , cette longue claie qu’onappelle la langue , au bout de laquelleon forme une espece d’entonnoir trian-gulaire dont le fond a une porte ououverture très-étroite , par laquelle lepoisson est conduit naturellement dansune espece de parc circulaire qui estderriere, & où il reste jusqu’à ce qu’onait eu le temps de le pêcher.

Ces mêmes . branches , qui n’ont pasplus d’un pouce de diamètre fur quinzeà vingt pieds de longueur, fervent admi-rablement bien pour pêcher à la ligne.

Le tallam qui croît à l’île Célebe fournitaux Macaffàres des fils dont ils fe fontdes bonnets pour se couvrir la tête.

Quatorzième espece. TlHING.

Le tihing de Baleya est , selon Rum-phe, une seconde espece de tallam àfeuilles plus larges, & à tiges menues,mais si tendres & si souples, qu’il n’y ena point de pareilles parmi les bambous ;car on les fend en plusieurs bandes étroitesqu’on fait macérer dans Beau , pour enfaire diverses sortes de liens & de filspropres à faire des toiles.

Quinsieme espece. LoUFURU.

La troisième espece de tallam s’appellelousuru à Ternate, & bulu-parampuau ,c’est-à-dire, bambou inutile, au cantonde Leytemore dans l’île d’Amboine.

Ses tiges font si minces & si tendres ,qu’on n’en fait aucun usige.

Seisieme espece. Tutori.

On appelle tutori à Manipa , kakibeleà Buron , & low-lcw dans quelques au-tres lieux, une seizieme espece de bam-bou, la plus menue, la plus communedans les forêts, dont les sieurs formentune panicule semblable à une plume :on en forme des lattes de clayonnape,des t.aits & des chaust'e-trappes dont ondurcit les pointes au feu.

Dix-septieme espece. Cui-TICK,

Le cui - tick de la Chine est , selonRumphe, une autre espece de tallam qui