Band 
Tome quatrième.
Seite
316
JPEG-Download
 

zi6 B A M

les plus menues branches, porter desfardeaux très-pesants. On en fait aussi desbâtons , des placages d’armoires, detablettes , d’écritoires & semblables ou-vrages.

Remarques. En comparant attentive-ment la description de ces vingt neuffortes de bambou , on ne peut gueredouter qu’elles ne soient autant d’especesdifférentes. (M. Adanson.)

* BAMBOURG , PAMBOURG,PAINBOURG , ( Ge'og. anc. & mod. )bourg du cercle de Bavière en Allemagne,dans le gouvernement de Buchausen surl’Achza , vers le nord du lacdeChiemzée.Quelques géographes croient que c’estl’ancienne Badacutn ou Augufla Ba-dacum.

BAMBYCE, (Ge’og.) ville d’Asie,située, dans T Assyrie , au-delà de PEu-phrate , à quatre schcenes de ce fleuve.On l’appelloit encore EdeJJe & Biéra-polis , c’est-à-dire , ville sacrée. On pré-tend que ce fut Séleucus qui lui donna cedernier nom. On y adoroit Atargatis,déestè Syrienne, que les Grecs nommoientDercéto.

Pline ajoute que la ville de Bambyce ,qu’il met dans la Célésyrie , étoit appellcepar les Syriens, Mogog. Mais M. Faî-conet observe que cette ville est la mêmeque le Mambesja des Arabes, qui a éténommée par les Syriens Mabougo Mabog,& non Magog. I C. A.)

BAMBYTACIENS (les), Ge'ogr.peuples voisins du Tigre, qui habitoientBambya ou Hiérapolis dans la Célésyrie ;on dit qu’ils avoient en fl grande horreurl’or & l’argent, & toute forte de métaux,dont on peut faire de la monnoie, qu’ilsenterroient dans les lieux les plus déserts,tout ce qu’ils pouvoient en amastèr , depeur que cela n’engendrât parmi eux lacorruption. (C. A.)

*BAMFE, (Géog. ) petite ville deî’Ecosse septentrionale, dans la provincede même nom , à l’embouchure de laDoverne. Long. 15:. 25. la t. ^7. 48.

§. B AMIA, f. m. ( Hìft. nat. botaniq. )nom Egyptien d’une plante annuelle dela famille des mauves, décrite parProfperAlpin } & figurée passablement } quoique

B A M

fans détails, par Hermann dans son HortusLugduno - Battavus , page z 6 , plancheXXVIII, fous le nom althœa Indica ,yitis folio , flore amplo ,flavo , pendent c,& ensuite par Gaspar Commellin dans sonHortus Amstelodamenfis , volume II,page 151, planche LXXVI , fous la dé-nomination de ketmia americana , annua,flore albo , fr net u non fulcato , longif-fimo. M. Linné la désigne sous le nomde hibiscus , 21 vitifolius , soliis quin-quangularibus , acutis , serratis , cauleinermi - florìbus pendulis , dans son Sys-tem a naturœ, édition 12, imprimée en1767 , page 464 : les Negres du Sénégall’appellent kiarrhàtè.

Cette plante croît à la hauteur de huità dix pieds, fous la forme d’un arbris-seau , à tige verte cylindrique, de deuxpouces de diamètre , entourée dans íamoitié supérieure seulement, de bran-ches assez nombreuses, écartées fous unangle de trente à quarante degrés d’ou-verture, qui lui forment une cime coni-que , une fois plus longue que large.

Ses feuilles font alternes, assez lâches,arrondies, de sept à huit pouces de dia-mètre , mais découpées un peu au-delàde leur milieu en cinq lobes triangulaires,une fois plus longs que larges, dentelésinégalement, d’un verd clair, légèrementvelues, échancrées à leur origine, & por-tées fur un pédicule cylindrique, égal àleur longueur.

Les fleurs sortent solitairement de Pais.selle de chaque feuille , longues de deuxpouces , & aussi larges quand elles fontbien épanouies , soutenues fur un pédon-cule cylindrique, trois ou quatre fois pluscourt, inclinées sous un angle de qua-rante-cinq degrés. Elies consistent en undouble calice , tous deux caducs, dontl’extérieur est composé de dix à douzefeuilles linéaires, très - écartées les unesdes autres à leur origine, deux fois pluscourtes que l’intérieur qui est d’une feulepiece , destinée à s’ouvrir en cinq divi-sions triangulaires , à peu près égaies,mais qui fe fend communément d’un seulcôté. La corolle est une fois plus longueque ce calice , compofée de cinq pétales ,grands, blanc-jaun&treSj avec une-tache