BAN
C’est dans Paisselle des feuilles supé-rieures seulement que sont placées lesfleurs : elles restèmblent à celles du ban-tiala.
Qualités. Les fourmis qui habitent letubercule du uhuta sont noires & d’uneautre espece que celles du bantiala.
Remarques. Ces deux plantes, quoiquetrès-différentes au premier abord parI’apparence de leurs tiges, considéréesensuite dans les détails de leurs feuilles& de leurs fleurs, sont sensiblement demême genre ; & en les comparaît à toutce qui est connu, on voit qu’ellès doiventformer un genre nouveau & voisin de lazannichellia & du saururus dans la pre-mière section de notre cinquante-sixiemefamille des arons qui comprend les plan-tes qui ont un calice & plusieurs ovaires.
II y a apparence que ce genre de plantese multiplie & s’attache aux arbres parune espece de glu qui enveloppe sa grainecomme dans le gui du chêne, quoiqueRumphe n’ait point vu ces graines ; &que ce n’est que lorsque le tubercule deses racines a commencé à prendre unecertaine grosseur, que les fourmis y pé-nètrent , y occasionnent, hors de ses vais-seaux rompus , un épanchement irrégu-lier de sucs qui forment une masse char-nue dans laquelle elles percent & prati-quent leurs galeries., iM. Adanson.)
* BANTON , ( Ge'og. ) île d’Asie dansl’Océan oriental : c’est une des Philippi-nes, situées vers la partie méridionale deHie Manille.
*BANTRAN & Bantret- yai ,( Géogr. ) îles d’Asie ; elles sont dans larivière de Menun, au royaume de Siam ,suivant la Loubere, qui leur donne 120degrés 5 3 minutes de longitude & 13degrés 6 minutes de latitude boréale. Ellesn’ont chacune qu’un village ou hameauqui porte le nom de l’île où il est.
BANTRI ou BANTREI ville mari-time de la province de Mommonie enIrlande, au sud ouest: elle donne son nomà la baie.
BANVIN, s. m. terme de Coût. ; c’est
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une sorte de droit de bannalíté qui donnepouvoir au seigneur de vendre le vin deson cru , avant qu’aucun de ses vastàuxcommence à débiter le sien pourvu qu’iîle vende en fa maison seigneuriale, &non ailleurs. ( H )
BANZA , voye{ S. Salvador.
§ BAOBAB , f. m. ( Hifi. nat. Botan. )nom Ethiopien d’un arbre originaire duSénégal, où les peuples Oualcfs l’appel-lent goui , & son fruit boni. Les Françoishabitants du Sénégal, appellent cet arbrecalebajsier , & son fruit pain de singe ,selon le P. Labat. Thevet le désigne dèsTannée 1 3 5 3, sous le nom d 'arbre du Cap-Verd. Prosper Alpin * en donne une fi-gure fort mauvaise à feuilles simples, sousle nom de baobab &: bahobab , qui latrouve aujourd’hui corrompu sous ceuxde baobab & bahobab dans nombre dedictionnaires. Scaliger Pappelloit guana-banus. L’Ecluso, clufius, abavo & abavi.M. de Juffieu , pour me conserver &m’identifier, pour ainsi dire , la décou-verte que je sis des fleurs & des caractèresbotaniques de cet arbre, dont je lui en-voyai la description dès Tannée 1749 , ledésigna dès-lors, dans ses démonstrationsbotaniques du jardin royal, sous le nomd ’adansiona , que M. Linné changea en-suite en celui d ’adanjonia , Idigitata,Voye\ son Systema natures , édit. in- r z,imprimée en 1767, page 45 6 , j’en ai lu àT Académie en 1736 , la description qui aété imprimée dans le volume de fes mé-moires , pour Tannée 1761 , page 218 ravec des figures complettes de toutes fespunies, planches VI & VU, sous son an-cien nom de baobab.
Cet arbre est fans contredit le plus-gros, non pa- de tous ceux qui sont citésdans les livres anciens ou dans les relationsdes voyageurs, mais de tous ceux qui ontété bien vus & bien constatés existants denos jours par des botanistes suffisammentéclairés. Lorsqu’on le regarde de près ilparoît plutôt une forêt qu’un seul arbre.Son tronc n’a que 10 ou 12 pieds de hau-| teur, fur 73 à 77 pieds & demi de circon~
(*) f* prétend avoir vu cet arbre & lave k uouvé ressemblant à l’oranger par la grofiètur& les feuilles,