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férence, c’est-à-dire 25 à 27 pieds de dia-mètre. II est couronné par un grand nom-bre de branches , extrêmement grostses,longues de 50 à 60 pieds, dont les plusbasses s’étendent presque horizontalement& touchent quelquefois par leur proprepoids jusqu’à terre , de maniéré que,cachant la plus grande partie de son tronc,cet arbre ne paroìt de loin que sous laforme d’une mastê hémisphérique de ver-dure , d’environ 120 à 150 pieds de dia-mètre , fur 60 à 70 pieds de hauteur,
Aux branches de cet arbre répondentà-peu-près autant de racines, prefqu’auíîìgrosses , Mais beaucoup plus longues.Celle du centre forme un pivot sembla-ble à un gros fuseau qui pique verticale-ment à une grande profondeur, pendantque celles des côtés s’étendent horizonta-lement & tracent près de la superficie duterrein. J’en ai vu une qu’un courantd’eau avoit découverte dans l’espace deplus de 110 pieds, & il étoit facile dejuger, par fa grosseur à cet endroit, quece qui restoit caché fous terre avoit en-core au moins 40 ou 50 pieds de lon-gueur, & cependant l’arbre auquel appar-tenoit cette racine , n’avoit qu’une gros-seur médiocre relativement aux autres.
L’écorce qui recouvre ses racines estbrune couleur de rouille. Celle du troncest gris-cendré, lisse, luisante, très-unie& comme vernissée au-dehors, lorfqu’onl’enleve , on voit qu’elle a huit à neuflignes d’épaistèur, & qu’elle est au-dedansd’un verd picoté de rouge : celles desjeunes branches de Tannée est verte &parsemée de poils fort rares. Le bois del'arbre est assez blanc & extrêmementtendre, encore plus que celui du marro-nier, du saule & du peuplier.
Ce n’est que sur les jeunes branchesde la derniere pousse, que Ton voit desfeuilles ; elles font disposées alternative^ment & circulairemeht, au nombre de8 à 12 fur toute leur longueur, à desdistances peu considérables. Elles fontdigitées, c’est-à-dire , composées de zà 7 folioles , mais plus communémentde 7 folioles, disposées en maniéré d’é-\entail comme celle du marronier, hip-poçajìanum , fur un pédicule commun ?
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cylindrique, de même longueur qu’elles J& qui les porte étendues horizontalementfur le même plan que lui. La plus longuede ces folioles a environ cinq pouces delongueur & presque deux fois moins delargeur ; elle est placée à la partie anté-rieure de Téventail: celles qui Tavoisi-nent diminuent par degrés , jusqu’à cellesqui font les plus proches du pédicule &qui font une fois plus petites. Toutesces folioles font elliptiques, pointues auxdeux extrémités, médiocrement épaisses,listes, entieres , fans aucune denteluredans leur contour , d’un verd-gai endessus & pâle en dessous, où elles fontrelevées d’une nervure longitudinale,qui se ramifie en 8 à 12 paires de côtes al-ternes. De Toriginedu pédicule des feuil-les , sortent deux petites stipules en écail-les triangulaires, deux fois plus longuesque larges, vertes, attachées aux bran-ches qu’elles quittent presqu’aussi-rôt quela feuille s’est épanouie. Ces feuilles,avant leur développement, font pliéesdans toute leur longueur en autant dedoubles qu’elles ont de folioles , & fontrapprochées ainsi toutes droites fur leurpédicule en face les unes des autres, fansaucune forte d’enveloppe , de forte queles bourgeons nuds de cet arbre sons,comme la plupart des arbres de la zonetorride, exception à la réglé générale queles botanistes, qui ne font pas sortis deTEurope , ont établie, que tous les arbres& arbrisseaux font gemmipares , c’est-à-dire , portent leurs feuilles avant leurleur épanouissement, enveloppées d’écail-les fous la forme de boutons, ce qui n’estvrai que pour les arbres ds nos climatsfroids , & qui fe dément tous les joursdans ceux des climats les plus chauds. Ilest encore nécessaire de faire remarquerici qu’il y a une différence sensible entreles feuilles des vieux arbres & celles desmêmes arbres, lorfqu’ils commencent àlever de terre. Dans ces derniers ellesfont ordinairement solitaires, presquesans pédicules, & marquées de quelquesdentelures vers leurs extrémités supérieu-res : elles ne commencent à naître aunombre de deux, trois , cinq ou fepcfur un même pédicule pour former l’é-