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Tome quatrième.
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ventail, que lorsque le jeune plant aenviron un pied de hauteur , & qu’ilcommence à se diviser en pluíieurs ra-meaux.

De l'ailselle des deux à trois feuillesinférieurçs de chaque branche , il fortune fleur solitaire , pendante à un pédi-cule cylindrique une sois. plus long queles feuilles , c’est-à-dire d’un pied delongueur fur cinq lignes de diamètre,accompagnée de deux à trois écailles ,dispersées fur fa longueur & qui tombentvers le tems de son épanouissement. Cettefleur est proportionnée à la grosseur dubaobab & surpastè en grandeur celle detous les arbres connus, si l’on en exceptele seul laurier-tulipier, appellé magnolia ;lorsqu’elle n’est encore qu’en bouton ,elle forme un globe de près de trois poucesde diamètre, & en s’épanouistànt elle aquatre pouces de longueur, fur six poucesde largeur.

Chaque fleur consiste en un calice épaiscomme un cuir, d’une feule piece, évaséeen soucoupe , partagée , jufqu’au-delà deson milieu, en cinq divisions égales ; trian-gulaires , recourbées en dessous , couvertau dehors de poils verds , au dedans depoils blanchâtres & luisants, & qui tombedès que le fruit est noué. Après le calicevient la corolle qui est blanche composéede cinq pétales égaux à fa longueur, &entr’eux assez épais, arrondis, recourbésen dehors en demi cercle, parsemés dequelques poils, relevés d’environ 25 ner-vures parallèles à leur longueur, légére-,ment ondés à leur extrémité supérieure ,& terminés à leur partie inférieure par unonglet qui les attache autour du récep-tacle commun du calice & de l’ovaire. Dumême réceptacle s’éleve une colonne ouplutôt un cône alongé, blanc , creux in-térieurement , charnu , blanchâtre , très-épais ; contigu d’un côté à l’ovaire qu’ilenveloppe, & faisant corps de l’autrecôté aux cinq pétales de la corolle qu’ilunit on plutôt qu’il semble unir & qu’ilporte quoiqu’ils soient réellement séparésentr’eux ; ce cône est tronqué à son extré-mité supérieure & couronné d’environsept cents étamines, dont les filets blancs,un peu plus longs que lui, se rabattent

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comme une houpe , & supportent chacunune anthère en forme de rein , dont laconvexité s’ouvre en deux loges & ré-pand une pouílìere composée de globulesblanchâtres , transparents , hérissés detous côtés de petits piquants ; ces éta-mines , y cpmpris le cône formé par laréunion de la partie inférieure de leursfilets, ont un peu moins de longueur quela corolle. Du centre du calice s’élevele pistil qui enfile le cône des étamines,& surpastè un peu la longueur de la co-rolle : il consiste en un ovaire coniqueou ovoïde, pointu , astèz petit, entiè-rement couvert de poils épais , luisantscouchés de bas en haut, terminé par unstyle cylindrique très-long, creusé inté-rieurement comme un tube , & couronnépar dix a quatorze stigmates pyramidauxà trois angles, assez grands , velus furleurs deux faces internes & épanouiescomme autant de rayons.

Après la chute de la fleur, c’est-à-dire du calice , de la corolle & des éta-mines , l’ovaire en mûriííànt devient unecapsule ligneuse, ovoïde, pointue à sesdeux extrémités, longue de 12 à 18pouces , très - dure , presque deux foismoins large, pendante à un pédtinculecylindrique, de moitié plus long & deprès d’un pouce de diamètre. Cette cap-sule est couverte extérieurement d’un du-vet épais de poils verts , au dessous des-queis elle est noire, marquée de 10 à 14listons qui s’étendent comme autant derayons fur toute fa longueur. Elle nes’ouvre pas d’elle-même, mais lorfqu’onla coupe en travers, on voit que sonécorce est rougeâtre, fort dure, épaistède deux à trois lignes, & pleine d’unechair blanchâtre, un peu succulente d’a-bord & aigrelette, puis lèche, commefongueuse, partagée , quoique peu sensi-blement, en 10 à 14 loges , par un pareilnombre de cloisons membraneuses quis’étendent longitudinalement depuis laqueue jusqu’au point opposé, en partantdes parois intérieures de sécorceligneuse,à laquelle elles sont attachées, pour allerde-là se réunir ensemble, comme autantde rayons autour d’un axe , au centre dufruit, où elles se maintiennent tant qu’il