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Tome quatrième.
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niere d’adtninistrer le baptême , savoirfi on doit le faire feulement par immer-sion : & i°. les personnes à qui I on doitï’administrer , si c'est feulement aux adul-tes , ou si l’on doit le donner aussiaux enfants. Il soutient qu’e nce que lesdécisions de l’écriture sainte ont de clair,la pratique des anti-pœdobaptistes y estconforme, comme l’on en convient ; &que supposé qu’ils errent, ils prennentcependant le parti le plus sûr, en s’entenant à ce qu’il y a de clairement dé-cidé dans l’écriture. Il prétend que lemotgrec baptiser, signifie toujours plongerune chose de quelque maniéré que ce soit;mais que dans l’ufage le plus ordinaire ilsignifie plonger dans Veau ; ce qu’il con-firme par divers pastàges des anciens, ilremarque ensuite que les critiques assii-rent constamment que le vrai & propresens du terme ftu. 7 r\lÇ a , est immergo jeplonge ; & que supposé que ce mot futéquivoque d’ailleurs , cependant en tantque relatif au baptême , il est déterminéà signifier nécessairement plonger , & celapar la pratique ce S. Jean , des Apôtres& de l’église, qui pendant plusieurs siéclesa fortement pressé la triple immersion.

Il soutient aussi que l’ancienne église,dans les premiers siécles , n’a point pra-tiqué l’aspersion, que tous ceux qui ontété baptisés du temps des Apôtres, l’ontEté par immersion , qu’il ne paroît pointque le baptême des Cliniques ait été enusage qu’environ 2J0 ans après Jefus-Christ, que dans ce temps-là on dou-toit fort de íà validité, & que tout lemonde convient qu’anciennement on ainsisté fur la nécessité de l’immersion ,comme étant la feule maniéré régulièred’administrer le baptême dans tous lescas ordinaires ; il passe ensuite à l'autrepoint de la question entre les pœdobap-tistes& leurs adversaires : savoir , qui fontles personnes à qui l’on doit administrer lebaptême , si ce font feulement les adultes,ou si l’on doit y admettre aussi les enfants.

Comme on ne peut point prouver parrécriture, que les enfants doivent êtrebaptisés, on a recours pour autoriser cetusage à la pratique de l’église judaïque ,•Sc à celle des anciens chrétiens. Le doc-

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teur Gale répond , que dès que le baptêmedes pétits enfants ne peut le prouver parrécriture , il en résulte que ce n’est pointune institution de Jefus-Christ ; & quesupposer qu’elle soit comprise dans uneou plusieurs expressions générales , c’estsupposer ce qui est en question.

il prouve dans la lettre suivante, parle pastàge de S. Matthieu, ch. xxviij. vers.19 , que l’écriture ne laisse pas la ques-tion du baptême des petits enfants aussiindécise que quelques - uns l’imaginent ,& que la commission oblige indispenfa-blement d’instruire ceux qu’elle ordonnede baptiser ; d’où il s’ensuit que les pe-tits enfants ne peuvent être compris danscette commission. Le mot grec {end-nleu uvne signifie constamment qu 'enjeigner, &lemot /tud-rilnç désigne uniquement despersonnes du moins capables d’instruction;ainsi que les plus judicieux interprètes derécriture l’ont toujours reconnu. Quandil seroit vrai que les Juifs & les Chrétiensbaptifoient les petits enfants , les anti-pccdobaptistes ont cependant des raisonssuffisantes pour ne point admettre cettepratique.

M. Gale va plus loin , il soutient queles raisons alléguées par les pœdobaptif-tes , ne démontrent point que ce íût lacoutume des Juifs, du temps de notreSauveur , de baptiser les prosélytes &leurs enfants ; & il produit plusieurs ar-guments pour justifier le contraire. En-fin il ajoute qu’en supposant qu’on pûtprouver démonstrativement la vérité dufait, il ne doit pas servir de réglé pourl’administraticn du sacrement de la reli-gion chrétienne, cette pratique des Juifsn'étant point fondée fur récriture , nedevant point son origine à Moyfe & n’é-rant appuyée que de la tradition des ra-bins.

Il remarque dans l’onzieme lettre, quel'argument ée M. Wall , tiré de l’autc—rité des pères, porte fur une suppositionqu’on ne lui accordera pas aisément, jeveux dire , que l’église primitive n’a riencru ni pratiqué, que ce qu’elle avoit reçudes Apôtres ; mais, dit le docteur Gale,fans donner atteinte à Phonneur & à laprobité des peres, leurs témoignages na