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Tome quatrième.
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la grâce qu’il avoir reçue par les mainsdu Pape saint Sylvestre, est visiblementfaux, puisqu'il est aujourd’hui démontréque ce prince fut baptisé à Nicomédiepeu de temps avant fa mort.

II n’y eut d abord des baptistères quedans les villes seules épiscopales ; d’oùvient qu’encore aujourd’hui le rit Am-broisien ne permet point qu’on faste labénédiction des fonts baptismaux les veil-les de Pâque & de Pentecôte, ailleursque dans l’église métropolitaine, d’où leséglises paroissiales prennent l’eau qui aété bénite pour la mêler avec d’autre ,depuis qu’on leur a permis d’avoir desbaptistères ou fonts particuliers. Dans l’é-glise de Meaux les curés de la ville vien-nent baptiser les enfants depuis le samedisaint julqu’au samedi suivant sur les fontsde l’éelise cathédrale. C’est un droit at-taché à chaque paroisse en titre & à quel-ques succursales ; mais non pas à toutescelles-ci , non plus qu’aux chapelles &aux monastères , qui , s’ils en ont, neles posté dent que par privilège & parConcession des évêques.

On confond aujourd’hui le baptistèreavec les fonts baptismaux. Anciennementon distinguoit exactement ces deux cho-ses , comme le tout & la partie. Par bap-tistère , on entendoit tout l’édifice où l’onadministroit le baptême ; & les fonts n’é-toient autre chose que la fontaine ou leréservoir qui contenois les eaux dont onse servoit pour le baptême. V. FONTS JG )* BAQUET , f. m. (Econ. domcst.arts & métiers. ) forte de petit cuvier debois dont les bords font fort bas. Plu-sieurs ouvriers, les maçons, les brasseurs,les cordonniers, ùc. se servent de ba-

Í 'uets pour divers usages qui concernenteur métier.

Baquet , en terme de Jardinage , estun petit vaisseau de bois ro«d, quartéou oblong, rempli de terreau fur lequelle jardinier seme des graines particulières.

Baquet , en terme d'Imprimerie , estune prcrre creuse que l’ouvrier remplitde lessive pour y laver ses formes.

Baquet , en terme de relieur & deDoreur, est un demi-muid où l’on en-tretient avec de la cendre & de la pouse

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siere de charbon , une chaleur douce Scsiiffssante pour ficher la dorure.

Baquet, chel les Marbreurs de pa-piers i est une sorte de boète quarr e,plate, sans couvercle, où ils versent Peaugommée, sur laquelle ils répandent lescouleurs qui doivent composer la mar-brure du papier.

Les ebauderonniers donnent, aussi lenom de baquet à tout vaislêau de cuivrequi est encore imparfait.

Baquet , ustensile de Graveur ; c’estune caisse dont il se sert pour faire couler& mordre Peau forte sur les planches -elle doit être d’un bois très-mince,exactement assemblée , & peinte à I’huileen dehors & en dedans, ou bien enduitede cire, afìn de contenir Peau forte lansen être imbibée. Voici la maniéré de s’easervir : lorsqu’on veut faire mordre Peauforte sur une planche de cuivre préparéepour cet effet, on la graisse par dessous ;puis on la met au fond du baquet, ayanefoin de Passiijetir , afin qu’elle ne se dé-range pas ; on verse ensuite Peau fortejusqu’à la hauteur d’une ligne ou deuxau dessus de la planche : on agite ensuitele baquet d’un mouvement doux, lent &uniforme, faisant ainsi pastèr & repasserPeau forte sur la planche, jusqu’à cequ’elle ait suffisamment mordu sur lecuivre.

* BAQUETER, v. a. terme de Bâti-ment , ôter Peau d’une tranchée avec lapelle ou tout autre ustensile propre à ceCefset.

* BAQUETER E’EAU , terme de Jardi-nage , c’est la répandre sur le gazon d’unbassin avec une pelle de bois , pour ar-roser le dessus des glaises. Le grand vocab.Franc.

* BaqueTURES , f. f. pi. terme de Ca-baretier & de Marchand de vin. Torsequ’ils tirent du vin en bouteille, ilsappellent baquetutes, ce qui tombe dutonneau dans un vase ou baquet píac<£au - dessous du robinet. Ces baqueturesétant du vin à demi-éventé, n’est bonque pour les vinaigriers, quoiqu’il y aitdes marchands peu scrupuleux, qui semêlent avec d’autre vin pour le vendrecomme bo»-