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Tome quatrième.
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Z9- B A Q

BAQUEVILIE , en Caux, ( Géog. )bourg & doyenné rural en Normandie,connu par ses fabriques de serges & detoiles , fur la Vienne, à trois lieues d’Ar-ques & autant de Dieppe ; il y avoit unancien prieuré établi par la famille desMartels vers noo, cédé à l’abbaye deTiron en 1133 par Guillaume Martel,& uni par Paul V, en 1617 , au collegede Rouen ; deux cures réunies en uneau treizième siécle du patronage du sei-gneur ; ancienne léprolìe dont parle untitre de 14^8. Les comtes de Baquevilleétoient distingués autrefois : on en voitun ( Guillaume Martel j porte-oriflammeà la bataille d’Azincourt, où il fut tué;le dernier officier porte-oriflamme fut unMartel fous Charles VIL ( C)

Baqueville , en Vexin , ( Géogr. )bourg du bailliage de Gifors , de sélec-tion d’Andeli ; en 1177, Goël de Bau-demont donna Péglife de Baqueville , auprieuré de Sauífeufe. La cure est régu-lière.

Baqueville fut érigé en comté en 1 66 oen faveur de Jean-Louis Faucon de Ris,Marquis de Charleval, & premier pré-sident au parlement de Rouen : il étoitfrere de Charles de Charleval si connupar son amour pour les lettres, par sespetites pieces de vers & la Converjationdu Marquis d’Hoquincourt avec le P,de C an ay z , J. impr. dans les œuvres de$aint Evremont.

Le recueil de ses lettres & poésies estresté manuscrit, en 1688, après sa mortentre les mains du premier président duRis, son neveu , qui en a privé le pu-blic. ( C )

* BAQUIER, s. m. ( Commerce. ) c’est^insi qu’on appelle à Smyrne du cotonde balle qualité , dont la valeur n’est pasconsidérable, & qui ne s’y fabrique pasen grande quantité.

BAR , en terme de Bâtiment, est uneefpece de civiere avec laquelle des hom-mes portent des pierres ordinairement depeu de grosseur.

Les ouvriers qui portent le bar se nom-ment bardeurs. Voye\ Bardeur,

L’action de mettre la pierre sur le barh nomme barder. Voyei Barder (P)

B A Q

. * Le bar est composé de deux longuespieces de bois équarries & aílèmblées pa-rallèlement par quatre ou six traverses dedeux pieds de long ou environ. Ces tra-verses n’occupent que le milieu des pie-ces équarries, cù elles forment un fondou une grille fur laquelle on pose les far-deaux; le reste des pieces équarries quidemeure isolé va en diminuant, est ar-rondi , se termine par une tête formantune coche ou un arrêt en-destòus , & sertde manche ou bras des deux côtés de lagrille ou du fond. L’arrêt de la cocheretient les bretelles des bardeurs , & lesempêche de s’échapper des bras. Quandles poids font lourds , deux ou quatremanœuvres fe mettent aux bras, & deuxautres passent encore un levier fous lagrille: ces derniers Rappellent arbalétriers.

Pour garantir les arrêtes ou autres for-mes délicates des pierres taillées ou sculp-tées de í’impreffion des traverses, on cou-vre la grille de nattes. Ces nattes Rap-pellent torches.

BAR , f. m. barbus , i , ( terme deBlason ) barbeau , forte de poisson quientre dans les armoiries ; il paroît deprofil & un peu courbé en portion decercle.

On en voit souvent deux ensemble ;alors ils font adossés.

De Gaucourt en Berri , d 'hermine àdeux bars adossés de gueules.

De Franquemont en Franche-Comté ;de gueules à deux bars adossés d’or. ( G.D. L. T.)

* Bar , ( Géogr. ) ville de Pologne ,dans la Podolie, fur la riviere de KowLong. 4 6. lat. 49. 15.

* Bar , ( duché ) de Géog. contrée deFrance située des deux côtés de la Meu-se , entre la Lorraine &: la Champagne.

BAR-LE-DUC , ( Géogr. ) Baram ,Cafirum Barrense , ville de France entrela Lorraine & la Champagne sur l'Orney,bâtie par Frédéric , duc de Moseilane ,beau-frere de Hugu es Capes, au x. siecle,pour l’opposer aux fréquentes incursionsdes Champenois. Le Barois a toujoursrelevé du Royaume de France, quoiqueuni à la Lorraine en 1419. Henri II ,Comte de Bar , combattit à JBouvinçs à