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Tome quatrième.
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s’attribuoíent l’inspiration prophétique.Ainsi, chez les Celtes, la qualité du va-riés étoit plus relevée que celle du barde.Tout cela a fait naître parmi les savantsune question assez singulière , touchantla véritable distinction du mot po'èta - &du mot vates , chez les Romains. Dansce que dom Martin a écrit fur la reli-gion des Gaulois , on trouve que le poëtea été continuellement censé inférieur auvates : nous ne doutons point que cela nesoit vrai en un certain sens ; mais fous leíìecle d’Auguste, ces deux termes devin-rent synonymes dans l'usage ; on les etn-ployoit indistinctement, & suivant queleurs quantités se prêtoient à la mesurepu au métré du vers.

Voici ce qu’il faut dire à ce sujet : lavaticination caractérise les vates ; l'en-thousiasme caractérise le poëte. Les bardesde la Germanie , qui célébrèrent tant lamémoire & les exploits d’Arminius ou deHermen , n’avoient besoin que de l’en-thousiafme : ils n’avoient pas besoin de lavaticination, puisque le sujet de leurschants étoit une fuite d’événements déjaaccomplis depuis quelques années, & donttoute la nation étoit auffi-bien instruitequ’eux-mêmes pouvoient hêtre; & mal-gré tout cela, Lucain les confond encoreavec les cubages.

Vos quoque , qui fortes animas ,belloque peremptas

Laudibus in longuni yates dimittitisœvum ,

Plurima fecuri fudisti carmìna , bar-di. {D. P.)

* BARDELLE, f. f. ( terme de SellierÙ de Manege.) c’est une espece de selleen forme de selle piquée, dont on ne sesert guere que dans les maneges d’Italie,& seulement pour les poulains. Ceux quitrottent ces animaux en bardelle, se nom-ment cayqlcadours.

BARDES, f. f. pi. ( Art militaire ,Armes. ) les bardes étoient les armes dé-fensives d’un cheval, & elles consistoientà lui couvrir la tête & le poitrail de lamesde ter, & les flancs de cuir bouilli, &ï’on appelloit un cheval ainsi armé, unçheyal bard?' Les seigneurs ornoient les

BAR

flançois, ou ce qui lui couvroit les flancs Jde leurs écussons. Y V.)

BARDESANISTES, f. m. pi {Hist.ecclef.) nom d’une secte d’hérétiques^ainsi appellés de B ardes ânes Syrien , quivivoit dans le second siecle & demeuroità Edesse, ville de Mésopotamie. Si l’onen croit saint Epiphane , Bardefanes futd’abord catholique, & se distingua autantpar son savoir, que par sa piété, ayantécrit contre Marcion & d’autres héréti-ques. Eusebe, au contraire, en parlecomme d’un homme qui a toujours étédans Terreur. Il fut d’abord engagé danscelles de Valentin, en reconnut une par-tie , en retint une autre , & y en ajoutade nouvelles de son propre fonds. Quoi-qu’il admît l’ancien & le nouveau Testa-ment , il adoptoit aussi quelques livresapocryphes ; & dans un de ses écrits,intitulé du Destin, il soutenoit que lesactions des hommes étoient nécessitées ,& que Dieu lui-même étoit sujet au des-tin. Il imagina aussi plusieurs générationsd’Eons, voyez EûN, & nia la résurrectiondes morts. Ses sectateurs allerent plusloin, & nièrent l’incarnation & la morede Jesus-Christ, prétendant que c’étoicseulement un corps phantastique qui étoitné de la Vierge Marie, & que les Juifsavoient crucifié ; par où ils retomboientdans l’hérésiede Marcion , que leur maîtremême avoit combattue. Strumzius a écritl’histoire des Bardefanistes. (G)

B ARDEURS, f. m. pi. terme de bâti-ment : on nomme ainsi les ouvriers quichargent les pierres fur un chariot, ouqui les portent fur une civiere ou fur unbar , du chantier au pied du tas. VoyezBar. (P)

' * BARDEWICK , ( Ge'og. ) ancienne& grande ville d’Allemagne, dans la basseSaxe, maintenant bourg, sur la riviered’Ilmeneau.

II y a aussi un bourg de ce nom dans 1ecomté de Hollande.

* § BARDI, f. m. ( Architecture nava-le . ) " petit établissement de charpentem & de planches légeres , qu’on fait en„ forme de demi-toît, tout le long du vi-„ bord du vaisseau, íorsqu’ori veut virer;v le vaisseau étant dans cette position , a

» tout