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tacher Pair qui y tient. Par ce moyen,îe mercure qui est tout bouillant, pourra«lors diffiper Pair, en le faisant sortir dutuyau chaud. On forme ensuite d’untuyau large de baromètre un petit enton-noir de verre , & en P alongeant on
îe réduit en un tuyau capillaire, lequeldoit être un peu plus long que le tuyauqu’on doit remplir. II faut d’abord biennettoyer la partie supérieure de ce pe-tit entonnoir, & la rendre bien feche& bien chaude en Pexpofant devantle feu : on Pintroduit ensuite dans letuyau du' baromètre , en forte qu’il pé-nétré jufqu’au fond , & on verse alorsle mercure tout bouillant dans ce petitentonnoir , qui doit être bien chaud,afin que la chaleur d u mercure ne le fastepas sauter en pieces. Dès qu’on verse lemercure , il se précipite en bas, remplitle tuyau , & s’éleve ensuite lentement.On doit avoir soin de verser dans I’en-tonnoir sans aucune interruption , afinque le mercure continue toujours detomber fans s’arrêter, & que Pair n’aitpas lieu de s’infmuer entre ses parties.I.orsque le tuyau se trouve plein, onretire doucement le petit entonnoir.Voilà de quelle maniéré on peut remplirle tuyau auílì juste qu’il est possible ; &il paroît alors dans toute fa longueur decouleur brune, & fans la moindre petitebulle d’air. Si Pon n’a point de tuyauxscellés, il faut avant que de remplir celuidont on se sert, le bien nettoyer en de-dans , en le lavant avec de Pesprit-de-vin bien rectifié, & en attachant au basd’un fil de laiton une petite courroie enmaniéré de piston de pompe , que Ponpouffe souvent dans le tuyau pour endétacher Pair , qui fans cela ne manque-poit pas d’y rester suspendu. Après avoirainsi nettqyé ce tuyau , on doit le fairesécher devant le feu, & le chauffer.
! BAROMETRE portatif r est un baro-mètre construit de maniéré qu’on puistble transporter d’une place à une autre,sans le déranger.
11 n’y a pas long-temps que Ie baro-mètre portatif étoit une chose peu com-mune ; à présent on en fait de portatifsD toutes les fortes; ils font tellement
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construits, que le mercure peut ventatout-à-fait jusqu’à l’extrêmité du tube ,qui est fermée hermétiquement : cet ar-tifice empêche Ie mercure de balloter &de fe répandre , & ne Pexpose point audanger de casser Ie tube. Pour cela onattache sur le bord de la cuvette où plongele tuyau, un cuir le plus fin que Ponpeut, par le moyen duquel le mercureest contenu dans la cuvette , & on cons-truit le baromètre de maniéré que fapartie supérieure se termine par un longcou étroit ; par ce moyen P effort dumercure contre cette partie devient beau-coup moins considérable , la partiesupérieure du baromètre est moins endanger de fe briser. Mais un tel baro-mètre est peu fur.
Phosphore du baromètre. M. Picarddécouvrit !e premier en 1676 que îe mer-cure de son baromètre secoué dans l’obf-curité donnoit de la lumière : mais quandon voulut faire l’expérience fur d’autres ,il s’en trouva fort peu qui eussent ceprivilège.
M. Bernoulîi ayant fait Inexpériencefur son baromètre , trouva qu’étant se-coué fortement dans Pobfcurité , il don-»noit une foible lueur.
Comme Pon pouvoit soupçonner quela lumière, ou du moins une grande lu-mière , n’étoit si rare dans les baromètresque parce qu’il n’y avoir pas un vuideparfait dans le haut du tuyau , ou quele mercure n’étoit pas bien purgé d’air,il s’assura par expérience qu’avec cesdeux conditions, des baromètres n’étoientencore que très-foiblement lumineux ; &par conséquent que ce n’étoit-là tout auplus que des conditions, & qu’il falloirchercher ailleurs une véritable cause. Deplus son baromètre n’étoit en expérienceque depuis quatre semaines, lorsqu’ilrendit de la lumière ; & ainsi on ne peut;pas dire que la raison pourquoi plusieursn’en rendroient pas, est peut-être qu’ily avoir trop peu de temps qu’ils étoieníen expérience.
M. Bernoulîi avoir remarqué que quandon fecouoit le baromètre , & que parconséquent on faisoit aller le mercureavec rapidité , tantôt au dessus, tantôt