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restes oie cette pellicule attachés aitxparois du verre.
En supposant que cette pellicule cou-vre exactement les pores de la surface duvif-argent, il sera aisé de concevoirqu’elle bouche le passage à la matièrerenfermée dans le mercure, de même quele vif-argent qui passe par les peaux depresque tous les animaux, n’y sauroitpastèr quand on n’en ôte pas cette peaufine que les médecins appellent épidermepu cuticule.
Rien de si nuisible à l’apparition decette lumière que l’humidité ; car si l’onfait entrer de l’eau dans le tuyau , biendisposé d’ailleurs , avec le vif-argent, oumême de l’esprit-de-vin rectifié ( quoiquel’esprit-de-vin soit par lui-même inflam-mable , ) ces matières se mettant dans letuyau au haut du vif-argent, font l’essetde la petite pellicule, qui est d’empêcherla lumière. Il faut donc que le tuyau soitbien dégraissé & net en dedans. Cela posé,voici deqx maniérés pour empêcher quele mercure ne contracte d’impuretés enpassant dans le tuyau,
Premiere maniéré. Pour cela il fautplonger un tuyau d’environ trois piedsde long dans un vase d’assez petite hau-teur , plein de mercure, le faire tremperdans ce mercure astêz profondément, &incliner ce tuyau à la surface du mercurecontenu dans le vase, le plus oblique-ment que le puistb permettre la hauteurdu vase ( M. Bernoulli faisoit faire ausien un angle de i,B degrés à peu prèsavec flhorison ; ) ensuite sucer fortementpar le bout supérieur, de façton que letuyau s’emplisse à la fin tout entier devif-argent. Lorsqu’il en est ainsi rempli,jl faut faire boucher avec le doigt parune autre personne, le bout du tuyauqui trempe dans le mercure, & fermerensuite soi-même austi avec son doigt lebout supérieur du tuyau ( Il faut sucertout de suite , de peur qu’en reprenanthaleine , on ne rende le dedans du tuyauhumide.) 11 est évident qu’en ce cas lemercure n’a point été sali par flair , sice n’est peut-être la premiere goutte quiest montée, & qui a essuyé toutes cessaletés j austi faut-il laisser entrer un peu
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dë mercure dans fa bouche ; auqueî cas^cette premiere goutte étant ôtée, le mer*cure fera le plus net qu’il puisse être. Letuyau étant ainsi fermé avec le doigt parles deux bouts , il faut le mettre tremperpar son extrémité dans un autre vaseplus étroit que le premier , & rempli dpmercure à une hauteur plus grande quele vase dans lequel on avoit fait d’abordtremper le tuyau. Si on porte le tuyauen cet état avec le vase dans l’obscuritéle moindre balancement y produira unelueur capable d’éclairer à un pied dedistance, assez pour pouvoir lire un ca-ractère d’une grosseur médiocre.
Seconde maniéré. Il faut mettre per-pendiculairement un tuyau fermé par unbout dans un vase plein de mercure ouil trempe par le bout ouvert, le poseravec ce vase dans la même situation , fousun récipient fait exprès pour cela, ensuiteen retirer flair qui sortira du tuyau parle vase en faisant des bulles fur la sur-face du mercure qui y est contenu : lors-qu’on en aura retiré le plus qu’il ferapossible, il faudra le laisser rentrer iln’en pourra monter dans le tuyau à cause dumercure où il trempe par son bout ouvert.Cet air donc pesant sur la surface du mer*cure contenu dans le vase, fera monter lœmercure dans le tuyau à la hauteur de a; à26 pouces, parce qu’on ne peut jamais tirertout flair du récipient, & que flair quidans ce cas reste dans le tuyau se con-dense , & augmente de force à me ureque le mercure y monte. Cet air étanttrès-purifié à cause de sa dilatation , levif-argent en y passant demeurera net, &l’expérience de la lumière réussira aussi-bien quq dans la premiere maniéré,quoiqu il y ait de flair au haut du tuyau.
Quelque ingénieuse & vraisemblableque paroisse cette explication , néanmoinsl’académie des Sciences à qui M. Ber-noulli la communiqua (yoye\ année 170 ï& Juiv.) remarqua pour lors que quel-ques baromètres donnoient de la lumièrelans avoir été faits avec les précautionsde M. Bernoulli, &,que quelques-un?faits avec les précautions, rapportéesci-dessus n’en donnoient point. C’en futassez pour qu’elle suspendît son jugement,