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Tome quatrième.
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Ta baudruche étoit-elle trouvée avant jqu’on Pem ployât à cet usage, ou biensest-ce le besoin qu’on en avoit qui l’afait chercher?

Le plus petit moule s’appelle chaudret,& le plus grand se nomme le grand mouleà achever. Chaque moule se met dansdeux morceaux de parchemin appellesfourreaux , parce qu’effectivementle mou-le sé fourre dedans pour le tenir en état.

Pour ce qui est de la méthode de pré-parer & de battre for , elle se pratiquede la maniéré suivante.

Les batteurs d’or le prennent en chauxthez l’Affineur de la monnoie, à centtrois livres Ponce, ou à vingt - quatreharats moins un quart, c’est-â-dire avecçe peu d’alliage, dont le mélange ôte tou-jours à P or fa ductilité. Les opérationsprincipales font la fonte, la forge, letirage au moulin , &: la batte. On peutappliquer ce qu’on dira de Por aux au-tres métaux ductiles.

On fond Por dans le creuset avec leborax; & quand il a resté suffisammenten fusion , on le jette dans la lingotiere,qu’on a fait chauffer auparavant pour enôter l’humidité, & qu’on a eu foin defrotter de suif.

Ces précautions font nécessaires, ellesgarantissent de deux inconvénients éga-lement nuisibles ; l’un en ce que les par-ties de la matière fondue, qui touche-roient l'endroit humide pourroient ré-jaillir fur l’ouvrier ; Pautre en ce que lesparticules d’or qui s’insinueroient, dansí’eflèrvcfcence causée parl’humidité, en-tre les particules de la matière , y pro-duiroient des petites loges vuides ou tou-ffu res , ce qui rendroit Pouvrage défec-tueux. Après la fonte, on le fait recuireau feu pour l’adoucir & en ôter la graistède la lingotiere.

Quand le lingot est refroidi, on le tirede la lingotiere pour le forger. On le for-ge fur une enclume , avec un marteauqu’on appelle marteau à forger , & q ulpese environ trois livres.

Si l’on destine la matière forgée &étirée au marteau à passer au moulin ,il suffit de la réduire sur l'enclume à l’é-paisseur d’environ deux lignes au plus. Le

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but de Partiste dans le tirage se borne àdeux choses; la premiere , _à adoucir lescoups de marteaux qui avoient rendu lasurface du métal raboteuse ,• la seconde,à étendre en peu de temps le métal très»également.

°Si l’on ne se sert point du moulin jon forge jusqu’à ce que la matière ait à-p eu-près Pepaisseur d’une forte demi-ligne ; puis on la coupe tout de fuite enparties qui ont un pouce & demi de long ,fur un pouce de large : ce qu’on ne faitq u'après le tirage au moulin , si Pon s’ensert. Ces portions s’appellent quartiers.On coupe ordinairement cinquante-sixquartiers. L’ouvrier prend entre ses doigtsun nombre de ces quartiers; il les ap-plique exactement les uns fur les autres,& il leur donne la forme q narrée furl’enclume. Il étend la matière vers lesbords avec la panne du marteau ; il s’a-vance ensuite vers le milieu , & en faitautant àPau’trecóté ; après quoi , il forgele milieu , & réduit par cette maniéré deforger, tous les quartiers du même pa-quet , & tous à la fois, Pépaisièur d’unefeuille de papier gris, & à la dimensiond’un quarté dont le côté auroit deuxpouces.

Le moulin est composé d’un banc très-solide , vers le milieu d u quel se fixe ,avec des fortes vis, le châssis du mou-lin. Ce châssis est fait de deux jumellesde fer d’un pouce & demi d’épaistèur,fur deux pouces & demi de largeur , &quatorze pouces de hauteur. Ces jumel-les font surmontées d’un couronnementqui, avec la traverse inférieure, sert àconsolider le tout. Le couronnement &les jumelles font unis par de longues &fortes vis. Dans les deux jumelles fontenarbrés deux cylindres d’acier , polis ,de deux pouces de diamètre , fur deuxpouces & demi de longueur ; le supérieurtraverse des pieces à coulisses, qui, àl’aide d’une vis placée de chaque côté ,I’apprôchent ou l’écartent plus ou moinsde l’inférieur , selon que le cas le requiert.L’axe du cylindre est prolongé de part& d’autre du châssis ; à ses deux extré-mités équarries s’adaptent deux mani-velles d’un pied & demi de rayon, quiD d d d 2