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Tome quatrième.
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mettent les cylindres en mouvement. Lescylindres mobiles fur leur axe étendent,en tournant, la matière serrée entre lessurfaces, & la contraignent de glisser parle mouvement qu’ils ont en sens con-traires.

Ceux qui ne suivent plus I’ancienneméthode, & qui fe fervent du moulinau lieu du marteau qui le fuppléoit au-trefois , obtiennent , par le moyen decette machine un long ruban qu’ils rou-lent fur une latte, afin qu’il prenne un pliaux deux côtés de la latte qu’ils retirentensuite, pour que le ruban ne fe détortillepas, qu’il conserve son pli aux endroits oùil l’a pris ; que les surfaces de ses toursrestent bien exactement appliquées lesunes fur les autres : ils font de petiteslanières de peau d’anguille, deux liga-tures qui les contiennent en cet état :ils élargissent ensuite la portion de rubancomprise entre les deux ligatures, avecle mêsne marteau qui a servi à forger,en chastant la matière avec la panne dumarteau vers les bords ; d’abord d’uncôté du ruban , puis de l’autre ; ensuiteils frappent sur le milieu pour égalisert’épaisseur,& augmenter encore la largeur.

Lorsque la portion comprise entre lesligaments est forgée , ils ôtent les liga-tures , infèrent leurs doigts au milieudes plis, & amenent vers le milieu lesportions qui étoient d’un & d’autre côtéau-delà des ligatures. Cette portion étantforgée comme la précédente, le rubanse trouve également épais & large danstoute fa longueur. Cette épaiííèur està-peu-près d’une demi ligne ou mêmedavantage.

L’or étant dans cet état, on prenddes feuillets de velin ; on en place deuxentre chaque quartier ; on en met en-core en destùs ; & en dessous fur lesfeuillets vuides , on passe encore deuxfeuillets de parchemin : cet afíèmblages’appelle le premier caucher ; & les feuil-lets vuides avec les feuillets de parche-min , ou fans eux, s’appellent emplures.Les emplures fervent à amortir Factiondes coups de marteau fur les premiersquartiers , & à garantir les outils. Oncouvée le caucher de deux fourreaux. Le

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fourreau est une enveloppe de plusieursfeuillets de parchemin , appliqués lesuns fur les autres & collés par les deuxbouts. Quand on a mis le caucher dans unde ces fourreaux, on fait entrer en mêmetems, & le caucher & ce premier fourreaudans le íècond , mais en sens contraires.

Le caucher ainsi arrangé , on le batfur un marbre noir, qui a un pied enquarté , & un pied & demi de haut. Cemarbre a à fa partie supérieure une ef-pece de boîte ouverte du côté de l’ou-vrier : cette boîte s’appelle la caijse, elleest de sapin ; elle est revêtue en dedansde parchemin collé , & embrassée du côtéde l’ouvrier par la peau dont il fe faitune efpece de tablier : ce tablier sert àrecevoir les lavures. On entend par leslavures les parties de matière qui fedétachent d’elles-mémes , ou qu’on dé-tache des cauchers. Il faut que la sur-face du marbre & du marteau soit fortunie.

On doit battre le premier caucher jus-qu’à ce qu’on ait amené les quartiers àl’étendue ou environ des feuillets de vé-lin qui les séparent. Au sortir du premiercaucher , on partage les quartiers en qua-tre parties égales avec le ciseau : on adonc deux cents vingt-quatre nouveauxquartiers dont on forme un second cau-cher.

Le íècond caucher est double du pre-mier : il est séparé par le milieu en deuxparts divisées par quatre feuillets de par-chemin- d’ailleurs il a auffi ses deux four-reaux , comme le premier, & les feuil-lets de vélin font de la même grandeur& de la même forme. Quand ce secondcaucher est enfourré , comme le premieron le bat de la même maniéré avec 1ermême marteau, jusqu’à ce que l’opéra-tion soit finie. On désemplit ensuite lesecond caucher : pour cet effet, on écarteles deux parchemins & les emplures ; onprend la premiere feuille d’or que l’onrencontre , & on l’étend fur un couffin;on enleve le second feuillet de vélin, &l’on prend la seconde feuille d’or , que!l’on pose sur la premiere , de maniéré ce-pendant que la seconde soit plus reculée:vers la gauche que la premiere ; en urp