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au sud - ouest , le sixième vers celle deCambrai, ou les Marins , au couchant:& le septième enfin , qui fait une four-che vers les villes de Gand & de Tournai,au nord.
Lezele des peuples pour rétablissement& les commodités de Bavai , leur fitentreprendre la construction d’un fameuxaqueduc, connu par les habitants fous lenom de murs des Aldus , & par lequelune eau vive couloir de plusieurs sources,depuis Flourfie & Avesne , par les vil-lages d’Eclaipe , Limon-Fontaine, & ser-pentant fur les plaines de S. Remi-mal-bâti , se jettoit dans un bassin très-con-sidérable ; elle passoit delà fous la Sam-bre ; & après avoir parcouru une cen-taine de toises , elle remontoir par destuyaux ce plomb, dans un château d’eau,& couloir ainsi fur des colonnes maílìves,appellées vulgairement tournelles’, qui secommuniquoient seau les unes aux autres,_par Jc moyen d’une voûte supérieure,fur laquelle étoit le canal, pavé de terrecuite. Bu haut du village de Bouffiere ,ce canal se dirige vers Te vieux Mefnil ,& passent les collines & le ruisseau deManist’ar fur des colonnes , il va traver-ser les bois de Souvignies, & se rendenfin dans la ville dc Bavay , à ç lieuesde fa source : les fontaines de Floursiedominant Bavay de 7 à B pieds , Fécou-lement étoit naturel ; & c’est três-gra-tuitement, que quelques écrivains ontprétendu que les Romains , par le moyendes pompes , avoient fait monter l’eaudans le lieu le plus élevé de cette ville.
A l’embouchure de cet aqueduc , on re-marque encore les vestiges des bâtimentsspacieux & magnifiques , qui couvroientplusieurs bains, tant pour les hommes,que pour les femmes. Sous les murs deces édifices , dont la maçonnerie est des
Í ilus épaisses , on voit les canaux parefquels l'eau circuloit , & qui fournif-foient aux baigneurs la quantité de ce li-quide qu’ils vouloient avoir : au borddes bains étoient plusieurs chambres , ousellons , qui fervoient à divers usages ; lepremier étoit une espece de poétique,où l’on attendoit le moment de se bai-gner ; les autres étoient destinés à conte-nir les .cuves , à se déshabiller, à s’essuyer *j
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& à se frotter d’onguents, selon Fustigedes Romains. Les bains étoient pavés depierres bleues , bien polies , & d unegrandeur extraordinaire ; on y deseendoitpar divers degrés, dont on a íáit depuispeu la découverte, & Fon se plongeoirdans l’eau, que l'on rendort tiede , chau-de , ou froide à son gré , par le moyendes tuyaux qui s’élevoient du fond descuves , & s’ouvroient par un robinetallez semblable à ceux de nos jours : ausortir des bains, on ouvroit un cloaquequi évacuoit le bassin, & qui conduisantl’eau par divers endroits de la ville, lapurgeoit de ses immondices. Ces fortesde conduits , extraordinairement pro-fonds, tiennent actuellement lieu de caveà plusieurs particuliers. Quelques fos-soyeurs , occupés aux démolitions de cesouvrages, ayant fait dernièrement l’ou-verture d’un souterrain, ils le suivirentà tâton , & furent bien étonnés de trou-ver une cave bien fournie : aussi - tôtcroyant de bonne foi que c’étoit du vindes Sarrasins ( c’est le terme du pays ),ils invitèrent leurs amis à venir boire ,avec eux, quelques bouteilles de vieuxvin , à la santé de leurs ancêtres.
Les colonies Romaines envoyées àoutre Futile & le commode ,se procurer encore Fagréable ,disposerent pour les jeux publics , uncirque magnifique de 900 pas environ delongueur , fur 300 de largeur ; les dé-bris de ce monument , qui fubsistoientencore avant !a démolition de l’hôtel deChimai, & fur lesquels est aujourd’huibâtie 1 Eglise paroissiale de Notre-Dame-faisoient l’admiration des étrangers, aussibien que les précieux restes de l’amphi-téàtre , des galeries Lc des loges où se pla-çcient les spectateurs : ces édifices étoientappeilés castel , du mot latin caflellum ,& ía rue qui conduit au cirque , est en-core appeilée aujourd’hui rue du châteht ,via castellana. Au milieu du cirque , s’é-levoient à io on 12 pieds de hauteur,plusieurs obélisques ou colonnes , appel-lées par les habitants , les charges desSarrastns , qui , selon eux, étoient depetits hommes , forts, robustes , intré-pides. Ces adonnes disposées dans le cir-que, avec un ordre & une symétrie ad-
Bavay ,voulant