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Tome quatrième.
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S e rien sur la terre ne peut imiter pet-itement , puisque rien sur la terre ne peutêtre parfaitement un ? Or delà que s’en-íuit-il ? ne faut-il pas reconnoître qu’il >'

A au deíîìis de nos esprits une certaine unitéoriginale , souveraine , éternelle, parfaite,qui est la réglé essentielle *du beau , & quevous cherchez dans la pratique de votreart ? D’où S. Augustin conclut, dans unautre ouvrage , que c’efl ïunité qui cons-titue , pour ainsi dire , La forme & Vessencedu beau en tout genre. Omnís porro pul-ehritudinis forma , unitas efl.

M. W ois dit, dans fa Psychologie, qu’ily a des choses qui nous plaisent, d’autresqui nous déplaisent ; & que cette différenceest ce qui constitue le beau & le laid : quece qui nous plaît s’appelle beau , & que cequi nous déplaît est Laid.

II ajoute , que la beauté consiste dansla perfection , de maniéré que par laforce de cette perfection , la chose quien est revêtue est propre à produire ennous du plaisir.

II distingue ensuite deux sortes de beau-tés , la vraie & l’apparente : la vraie estcelle qui naît d’une perfection réelle ; &Yapparente , celle qui naît d’une perfectionapparente.

II est évident que S. Augustin avoit étébeaucoup plus loin dans la recherche dubeau que le philosophe Leibnitien : celui-ci semble prétendre d’ab or d qu’une choseest belle y parce qu’elle nous plaît ; au lieuqu’elle ne nous plaît que parce qu’elle estbelle y comme Platon & S. Augustin l’onttrès-bien remarqué. Il est vrai qu’il faitensuite entrer la perfection dans l’idée dela beauté : mais ciu’est-ce mie la nerfection?

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c’efl dire , j’apperçois quelque chose quej’approuve ou qui me fait plaisir.

vinwiLv Viiuw J.O. piwJ-lVCllVll UcHO l luww ov

la beauté : maisqu’est-ce que la perfection ?le parfait est-il plus clair & plus intelligibleque le beau ?

Tous ceux qui se piquant de ne pasparler simplement par coutume &• fansréflexion , dit M. Crouzas, voudront des-cendre dans eux-mêmes , & faire attentionà ce qui s’y passe , à la maniéré -dont ilspensent, & à ce qu’ils sentent lorsqu’ilss’écrient cela efl beau , s’appercevront qu’ilsexpriment par ce terme un certain rapportd’un objet avec des sentimens agréablesou avec des idées d’approbation , & tom-beront d’accord que dire cela ejl beau 3Tome IV.

pprouve ou vjui ...v......-

On comprend assez que cette définitionde M. Crouzas n’est point prise de la naturedu beau, mais de fesser seulement qu’onéprouve à sa présence : elle a le mêmedéfaut que celle de M. Wolf. C’est ce queM. Crouzas a bien fend ; aussi s’occupe-t-ilensuite à fixer les caractères du beau : il encompte cinq, la variété, V unité 3 la régu-larité , Vordre , la proportion.

D’où il s’ensuit, ou que la définition deS. Augustin est incomplète , ou que cellede M. Crouzas est redondante. Si l’idéed 'unité ne renferme pas les idées de variété yde régularité y à’ordre & de proportion ,& fi ces qualités font cíïcntielles au beau ,S. Augustin n l a pas du les omettre : úl’idée d 'unité les renferme , M. Crouzasn’a pas dû les ajouter.

M. 'Crouzis ne définit point ce qu’ilentend par variété ; il semble entendre parunité , la relation de toutes les parties àun seul but ; il fait consister la régularitédans la position semblable des parties en-tr’elles ; il désigne par ordre une certainedégradation de parties , qu’il faut observerdans te passage des unes aux autres ; & ildéfinit la proportion , Y unité assaisonnée devariété , de régularité & déordre danschaque partie.

Je n’attaquerai point cette définition dubeau par les choses vagues qu’elle contient;je me contenterai seulement d’observer iciqu’elle est particulière , & qu’elle n’estapplicable qu’à f Architecture , ou tout auplus à de grands tous dans les autres gen-res , à une piece d’éloquence, à un drame,&c. mais non pas à un mot } à une pensée 3à une portion d’objct.

M. Hutcheson , célébré professeur dePhilosophie morale dans l’université deGlafcou , s’est fait un système particulier :il se réduit à penser qu’il ne faut pas plusdemander qu’efi-ce que le beau , que de-mander qu’ejì-ce que le visible. On entend

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par visible , ce qui est fait pout être appcrçupar l’œil ; & M. Hutcheson entend parbeau y ce qui est fait pour être saisi parle sens interne du beau. Son sens internedu beau est une faculté, par laquelle nousdistinguons les belles choses , comme Ic

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