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la livre sur les lieux où on la recueille.Cette huile restèmble à de la térébenthine,& on en vend à Paris fous le nom devernis de la Chine. Lorsque le kouang-tsiest très-pur , on y mêle plus de la moitiéd’huile tong-yeou : lorfqu’au contraire ilest chargé d’eau, on y en met moins dela moitié ; alors il revient à-peu-près aumême prix que le nien-tfì , qui fait levernis noir & brillant dont nous avons parléci-deíïùs.
Outre ces trois fortes de sucs naturelsdont on fait à la Cnine trois forces devernis qui peuvent fe réduire à deux, sa-voir , le njen-tsi ou le vernis noir , brillant& opaque, dont celui du Japon n’est qu’uneperfection, & le kouang - tíì , qui est levernis jaune , doré , brillant & transpa-rent ; le P. d’Incarville dit que les Chinoisont encore trois autres préparations devernis , composés & formés par le mélangedes deux précédens ; savoir , le tchao-tíi, lekin-tíì & le hoa-kin-tíi. Le tchao-tíi , quiveut dire vernis extérieur ou vernis d*en-veloppe (car tchao signifie envelopper, cou-vrir ) est d’un jaune transparent ; il estcomposé du kouang-tsi le plus pur, mêléavec moitié d’huile tong-yeou rendue def-sicative : par conséquent, suivant le Pered’íncarville , le tchao-tsi n’est cjue la pré-paration simple du suc du kouang-tsi pourformer le vernis transparent , vernis decouverte , le vrai tchao-tsi , qui ne diffèreen rien du vernis de la troisième forte,qu’il appelloit ci-deffùs kouang-tji.
Le P. d’íncarville remarque que le tchao-tsi ou vernis transparent préparé au Japon ,l’emporte infiniment íur celui qu’on fait àla Chine. Celui-ci tire sur le jaune ; maisce jaune est si terne , qu’ils n’ofent l’em-ployer fur des dessins fins & délicats , ilsl’emploient seulement pour imiter l’avan-turine , comme il va être dit ; mais cetteavanturine n’approche pas de la netteté decelle des Japonais , qui ont encore seuls lesecret de> faire leur tchao-tsi , aussi trans-parent que de seau, pour appliquer surleurs dessins en or.
$r Le kin-tíì tire son nom de fa couleur,qui est d’un jaune doré ; car la lettre kin enChinois , signifie or. Ce vjernis est composéavec moitié de si-tsi le plus commun , c’est-
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à-dire , avec celui qu’on recueille à la troi-sième récolte, & moitié d’huile tong-yeou.Après avoir étendu une couche de ce ver-nis , ils fement dessus de la poudre d’or ,fur laquelle ils étendent une couche detchao-tsi , c’est-à-dire , de vernis transpa-rent : la poudre d’or ainsi semée entre cesdeux couches de vernis , imite l’avantu-rine, & d’autant plus , qu’elle vieillit da-vantage , c’est-à-dire , à proportion qu’elleest plus lèche.
Le hoa-ken-tsi est le vernis dont fe fer-vent les peintres en vernis pour délayerleurs couleurs, d’où lui vient son nom dehoa qui signifie peindre , & celui de kin ,parce qu’il sert à peindre en or ou auxdessins en or : il est composé de moitiétchao-tsi ou vernis transparent, & moitiékien-tsi.
Voilà à quoi se réduit tout ce qui a étéécrit de plus certain fur les différons vernisd’arbre des Indes , de la Chine & du Japon;& nous renvoyons à i’^irt du Vermjseurles différentes pratiques qui sont détailléesdans le mémoire du P. d’Incarville , soitpour purifier le vernis , soit pour rappli-quer , le sécher , le polir , soit pour faireles boîtes à vernir , soit enfin pour peindreen vernis , ce qui ne fait un bon effèt quefur les gros meubles , comme tables, chai-ses , fauteuils , armoires & autres grandespieces qui ne font pas destinées à être vuesde trop près.
Monstruojites. Selon Rumphe , le fruitde la belawa est sujet à une monstruositéqui consiste en ce qu’il produit souvent àson extrémité supérieure une pierre qu’ilappelle sangites , d’un pouce environ dediamètre , tantôt lenticulaire , liste, tantôtridée & comme couverte de tubercule ,couleur de rouille , pesante, froide & durecomme un caillou qui résiste à la lime.
Les Macastàrs estiment beaucoup cespierres. Ils les attachent à leur ceinture,leur attribuant la vertu de rendre heureux& de préserver des blessures dans les guer-res. Ils s’en fervent aussi comme de pierrede touche pour éprouver les métaux , l’ar-gent fur-tout à cause de fa couleur brune.
Remarques. Par le récit de Rumphe &du P. d’Incarville , il paroît qu’il n’y aqu’une feule efpece d’arbre qui produise