68a BEL
l’arbre du vernis des provinces méridio-nales de la- Chine , que cet arbre doit for-mer un genre particulier voisin du mance-nilier , mansanilla , dans la famille destithymales , ayant, comme lui, les feuillessimples & un gros fruit charnu à ostèlet ;& que les arbres à feuilles ailées & à petitfruit qu'o n cultive depuis quelques annéesen Europe fous le nom de vrai vernisde la Chine , ne sont nullement de cegenre, mais une espece du genre du sumachqui vient dans la famille des pistachiers.( M. An an son.)
* BELBAIS, C Géog. anc. ù mod.) villed’Egypte , à lune des embouchures duNil ; c ctoit autrefois Pelufe.
* BELBINE ou BELENTINE, (Ge'ogr.anc. ) ville située à l’entrée de la Laconie,vers le nord, près de l’Eurotas. Plutarqueen fait mention dans la vie de Cléomenes.
* BELBO , ( Geogr. ) riviere du duchéde Milan.
*BELBUCH,& ZEOMBUCH,(fMyf/i Jdivinités des Vandales. C’étoient leur bon& leur mauvais génie : Belbuch étoit ledieu blanc, & Zeombuch le dieu noir: onleur rendoit à l’un & à l’autre les honneursdivins. Le Manichéisme est un systèmedont on trouve des traces dans les siéclesles plus reculés , & chez les nations les plussauvages ; il a la méme origine que laMétempsycose , les désordres apparens quirègnent dans Tordre moral & dans Tordrephysique, que les uns ont attribués à unmauvais génie, & que ceux qui n’admet-toientqu’un seul génie, ont regardés commela preuve d’un état à venir, où les chosesmorales feroient dans une position renver-sée de celle qu’elles ont. Mais ces deuxopinions ont leurs difficultés.
Admettre deux dieux , c’est proprementp’en admettre aucun. Voye ç Mani-chéisme. Dire que Tordre des chosessubsistant est mauvais en lui-même , c’estdonner des soupçons fur Tordre des chosesd venir ; car qui a pu permettre le désordreune fois , pourroit bien le permettre deux.ïl n’y a que la révélation qui puisse nousrassurer ; & il n’y a que le Christianismequi jouisse de cette grande prérogative.Voye? Immortalité & Ame.
_* BELCASTRQ , f Geogr, anc. ù
BEL
moi. ) ville d’ítalie , au royaume deNaples , dans la Calabre ultérieure, fur unemontagne. Long. jçí. 45. Lit. 39. 6.
On la prend pour la Chonia des anciens:mais il y a peu d’apparence qu’elle ait étébâtie fur les ruines de la Petilia , dont il estparlé dans Strabon, Pline , Ptolome'e , &Pomponius Mêla.
BELCHITE , f Geogr.) petite villed’Espagne , au royaume d’Arragon , sur lariviere d’AÎmonazir. Long. z7. lac. 4z. z9.
* BELEDIN, s. m. ÇCommerce.) cotonfilé , d’une médiocre qualité & de peu dedébit.
* BELELACS , f. m. pi. Ç Commerce.)especes de taffetas qui fe fabriquent auBengale : leur aunage est de quarantecobres de longueur, fur deux de large.
BÉLEMNITE. Nous ne pouvons mieuxfaire que de rapporter ici Tarticle de M.Formey , secre taire de Tacadémie royaledes Sciences & Belles-Lettres de Prusse ,fur la bélemnite , qui nous a été remismanuscrit.
" Bélemnite, ÇHifl.anc.) ce nom» vient de la ressemblance de cette pierre» avec le fer d’une fléché. Elle porte aussiv celui de daclylus idoeus , à cause de sa» conformité avec un doigt de la main, &» du mont Ida , où Pline dit qu’on la« trouve ; & celui de lapis lyncis , ou„ lyncufius pris de la fabuleuse origine„ que les anciens lui donnoient ; parce» qu’ils p enfuient bonnement que c’étoit» de T urine de lynx changée en pierre.» D’autres lui ont donné avec auflì peu de» fondement le nom de pierre de tonnerre ,» pensant qu’elle tomboit du ciel. On» trouve la bélemnite dans toutes sortesn de lits de terre , de fable , de marne &r> de pierre, presque toujours accompagnée„ de coquillages ou d’autres dépouilles de?, TOcéan, & souvent un peu applaties, à,, demi cassées, ou autrement défigurées,, par les mouvemens violens des couches» de pierre ou de terre qui les ont compri-» niées, comme il est arrivé à un grand» nombre de coquillages, & à d’autres,3 productions marines.
» II y a des bélemnites qui font chargées» de petites huîtres & de petits tuyaux dej) YÇl'S marins, dont la nature est d’être
nécessairement