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Tome quatrième.
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f* nécestairement attachés aux corps, ou» ils naissent , vivent & meurent fans» changer de place j d’autres ont été rongés»» par de petits infectes, comme cela arrive„ souvent aux huîtres & aux autres co-» quilles de mer. Les bélemnites font en,, général d’une figure fort régulière ; elles„ diffèrent néanmoins en trois maniérés» entr’elles. II y en a de parfaitementr> coniques , d’autres presque cylindri-yy ques , dont la pointe paroît au hautyy après une efpece d’arrondissement , qui» les fait ressembler à un doigt de la main ;?» les dernieres ont un renflement à-peu-r> près comme les fuseaux. Leur longueur» est depuis environ deux pouces jufqu’à» huit & davantage , & leur grosseur de-» puis celle d’une plume médiocre jufqu’àn trois & quatre pouces de circonférence ;t) leur couleur, bien que différente, ne peut« point servir à les distinguer , puífqu’elle» dépend uniquement des lieux où on lesr> trouve. Elles ont toutes une cannelure», plus ou moins marquée , qui régné de-» puis la base jusqu’à la pointe, mais dontyy renfoncement va toujours en diminuant;yy & c’est cette cannelure qui fait qu’ellesyy fe fendent facilement en long. Toutesyy celles qui font entieres, ont à leur base,» une cavité de figure conique, qui différé„ en largeur & en longueur, selon que ces,, pierres font plus groísos & plus longues.„ Cette cavité est souvent vuide & quel->» quefois pleine de fable , de crystaux &yy d’autres matières. II y en a austi quiyy renferment un alvéolé fort curieux,yy composé de plusieurs petites coupesyy semblables aux verres des montres deyy poche , enchâssées l’une dans l’autre ,„ & qui toutes ensemble forment un cône„ parfaitement convenable au vuide de la», pierre ; ce qui fait que quoique ces», alvéoles soient de différentes matières ,», tous les auteurs qui en ont parlé croient»» qu’ils appartiennent véritablement à la», bélemnite , & qu’ils fe font formés dans», fa cavité.

„ Leur structure inférieure est toujours», absolument la même. Elles font toutes», composées de plusieurs couches très-», régulièrement rangées, comme les au-?» biers des arbres , & si minces qu’il fautTome IV .

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yy une loupe pour les distinguer avec quel-„ que exactitude. Leur matière forme par»» sos filets presque imperceptibles des», rayons qui vont du centre à la circonfé-», rence. Ces rayons partent d’un très-», petit tuyau, qui occupe toute la largeur», de la pierre, & qui n’est bien visible», que dans les plus transparentes ; d’hori-», zontaux qu’ils font d’abord , ils s’élevent», ensuite peu-à-peu vers la circonférence,», fur-tout en approchant de la pointe.», C’est-là la raison pourquoi la partie de la,» pierre du côté de la base paroît creuse ,»» & l’autre paroît convexe , quand on l’a», coupée en travers. Le demi-diametre de», la bélemnite qui regarde la cannelure,», est toujours plus court que celui qui lui», est opposé ; & l’on remarque par inter-», valles des lignes longitudinales , qui fe», terminent en cône autour du petit tuyau.», On peut facilement séparer les couches», de ces pierres en les mettant fur un», charbon allumé, ou à la flamme d’une», chandelle. Elles sont en dedans & en», dehors d’un parfait poli , & deviennent», blanches lorfqu’elles sont exposées au», feu. II en fort une mauvaise odeur,», comme de corne brûlée , ou d’urine de», chat, quand on les frotte l’une contre», l’autre ; mais fur-tout quand on les», brûle.

», On agite la question , si ces pierres», font de vrais minéraux, ou si elles appar-», tiennent à quelque animal , & en ce cas», à quelle de ses parties on doit les rap-», porter. II faut lire là-dessus les Lettres», philosophiques fur la formation des selsyy & des cryftaux , &c. par M. Bourguet.„ Ce savant de Neuf-châtel y établit d’une», maniéré qui me paroît démonstrative,», que les bélemnites n’appartiennent point», au régné minéral, vu que les corps les», plus réguliers que ce régné fournistè ne», gardent point une fymmétrie aussi par-», faite dans leur structure. II compare la», bélemnite à la fialaclite , qui est de tou-», tes les pierres celle qui en approche le», plus ; & il fait voir qu’il reste encore une», énorme différence entr’elles. Cela le»» conduit à conjecturer que c’est une dent», d’animal ; & quoiqu’on ne puisse pas;» encore indiquer l’animal auquel elles ont

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