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Tome quatrième.
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galanga , dc poivre , & de fui asti ayer ,qui est im basilic sauvage, appellé men-tafirum par Rumplie , ils en frottent lagalle maligne , qu’ils nomment pottar. Ladécoction de ces mêmes feuilles fe donneau* enfans dont Pappétit est abattu,

Troisième, espece , NoNQ,

La troisième espece de belilla , est ap-pellée nono ou aonu par les habitans deTernate , dju mali par les Malays, &ayloun marua, c’est-à-dire, feuille desfnles, foliuin puellarum , par les habitansd’Amboine.

Le nono paroît se rapprocher davantagede la belilla , que du daun , par fa gran-deur & par celle de ses feuilles ; mais ildifféré de l’un & de l’autre , en ce queces mêmes feuilles font plus fermes, moinslaineuses. Ses fleurs'font jaunes , & res-semblent plus à celles du daun, ainsi queses baies, dont la croix ou la membranequi sépare les quatre loges, est noire.

Culture. Cet arbrisseau croît aux iflesMoluques, au bord des forêts, fur lerivage maritime.

Qualités. Toutes ses parties & la feuilleblanche de ses fruits , font, comme dansla belilla , fans odeur , ou presque sansodeur.

Usages. Les jeunes Malays portent sou-vent ses fleurs jaunes , comme ornement,derriere leurs oreilles.

Remarques. La belilla fait un genre par-ticulier de plante , qui se range naturel-lement dans la seconde section de la fa-mille des chevre-feuilles, à corolle régu-lière , où nous Pavons placée. Voye%nos Familles des Plantes , volume II,page if9.

M. Linné a commis à Poccasion de cetteplante, deux erreurs bien grandes. D’a-hord, il Pa confondue fous le nom spéci-fique de mujfœnda, 1 sruticosa, pamculœfoliis coloratis , dans son Syftema Naturae,édition 12., imprimée en 1767, pag. z 68,avec le mujfœnda de Ceylan , commeavoir fait M. Burmapn , dans son Thé-saurus Zeylanicus , imprimé en 1737.Mais le mussœnda n’est certainement pasd.f la même espece. En second lieu, le

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mustœnda, dont nous avons observé uneespece au Sénégal, est d’un genre toutdifférent , & qui appartient à la secondesection de notre famille des onagres , page8 5car i°- son calice forme un tube alongéau dessus de Povaire , ce que ne fàit pasle calice de la belilla , qui n’a que cinqdivisions saillantes , fans tube au destùs dePovaire ; x°. fa corolle n’est pas d’unafeule piece à long tube , comme dans labelilla ce font seulement cinq pétalesastèz courts , posés fur les bords du calice ,ainsi que les étamines ; 3 0 . son fruit n’estpas une baie , mais une capsule ; 4 0 . lafeuille colorée n’est pas une des cinq divi-sions du calice, ni posée sur le fruit dansle mustœnda : elle sort du milieu de Pom.belle même des fleurs ; 5 °. ces fleurs sontdit posées en ombelle , & non pas en panì-cule j 6 °. enfin , le velouté qui couvreles feuilles de la belilla , est laineux &moelleux , à - peu - prés comme dans lebouillon blanc , verbascum , au lieu quece sont des poils hérissés astèz clairs &rudes dans le mustœnda. D’où il fuit qu’onne peut faire aucune foi fur les descriptions& les rapports que M. Linné a établisentre ces plantes étrangères qu’il n’a pasvues. ( M. Adanson. J

BELIN, ( Marine. J Foyez B LIN.

* BELINGE, f. f. (Commerces tiretainqgroílìere , fil & laine , qui se frabrique àBeauchamp-lc-vieil, en Picardie.

* BELINGELA, ÇHift. nat bot. J c’estun fruit qui fe trouve en Afrique & enAmérique : ses racines sont grosses & cour-tes , ses feuilles grandes, d’un verd obscur,& remplies de veines brunes tirant fur lepourpre. Elle porte deux ou trois fleursblanches mouchetées de rouge : le fruit 1Pextérieur est rond , uni & brillant commeune pomme ; le dedans est plein de chair ,& contient beaucoup de semences. Leshabitans du Brésil en font un très-grandcas. II n’est pas sain de le manger crud ;mais en le faisant cuire, & Pastàisonnanùavec du poivre & de l’huile, il prend ungoût aigrelet & agréable , qui a quelquerapport avec celui du citron.

* BELINZONA , ( Geogr. ) ville dela Suisse, sur le Tesin, aux frpntieres d\jMilanez,