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BELIT-TSJIRA, f. f. (Hlst. fiat. Bot Jnom Malabare d’une espece ae chaï ou dechaïaver des Indes , assez bien gravée ,cjuoique fans détails, par Van -Rheede ,dans son Hortus Malabaricus , volumeIX , planche LXXXIV , page 16$.
C’est une herbe annuelle , à racinefibreuse blanchâtre , longue de deux pou-ces , peu ramifiée , dune ligne au plus dediamètre , fur laquelle s’éleve une tige demême diamètre , cylindrique , ramifiée debas en haut, en quatre à cinq paires debranches opposées en croix , charnues ,verd - claires , quelquefois rougeâtres ducôté du soleil , qui forment un buífíòn decinq à six pouces de diamètre.
Les feuilles sortent au nombre de quatreà hx paires de chaque branche. Elles sontíeíules, opposées en croix , astèz serrées ,epanouies horizontalement , elliptiques ,entieres , pointues aux deux extré-mités , longues de dix à quinze lignes ,deux fois moins larges, charnues , min-ces , molles , tendres , verd - brunesdessus, plus claires en dessous, où l’onvoit une côte saillante , ramifiée en septà huit paires de nervures alternes, peusensibles.
De faisselle de chaque feuille , sort uncûrymbe opposé à un autre , comme lesfeuilles , trois fois plus court qu’elles , com-posé de sept à neuf fleurs vertes, ouvertesen étoile , d’une ligne & demie de dia-mètre , portée fur un pédoncule de mêmelongueur.
Chaque fleur est hermaphrodite , &posée sur l’ovaire. Elle consiste en un ca-lice d’une seule piece , mais qui ne îaiíîevoir que quatre petites dents triangulairesautour de l’ovaire dont elles couronnentle sommet , & en une corolle monopé-tale , à tube fort court , évasé & partagéen quatre divisions égales , très - courtes.Les étamines, au nombre de quatre , sontfort courtes, & attachées au tube de lacorolle , qu’elles ne débordent pas. Ducentre du sommet de l’ovaire , s’éleve unstyle cylindrique, partagé à son extrémité ,en deux stigmates demi - cylindriques ve-loutés , qui ne s’élevent pas plus haut queïes étamines, c’est-à-dire 3 à la hauteurdu tube de la corolle.
L’ovaire , _ en múriflànt, devient unecapsule sphérique, d’une ligne & demie dediamètre , verd - foncé d’abcrd , ensuitebrune , partagée intérieurement en deuxloges, & qui s’ouvre par son sommet enquatre petites dents ou valves alternes àcelles du calice , & qui forment avec ellesune espece d’étoile. Chaque loge contientquarante ou cinquante graines anguleuses,menues, brunes , attachées horizontale-ment , & enfoncées dans la substance char-nue d’un placenta hémisphérique , fixé à lacloison membraneuse , au centre du fruit.
Culture . La belit-tsjira croît dans les ter-res sablonneuses & ombragées de la côtedu Malabar.
Qualités. Cette plante est fans faveiír& lans odeur sensibles.
Usages. Les Malabares en font un bain,qu’iîs emploient dans toutes les maladiescausées par le venin des serpens. Sessouilles Rappliquent avec le suc de I’écorcedu lanja ( c’est íims doute du panja queveut dire Van-Rheede , qui est une especede fromager , ceiba ) comme un topiquesouverain , sur les charbons, & autrestumeurs phlegmoneuses.
Remarques. La beli-tsjira n’avoit encoreété rapportée à son genre, ni à sa classe ,par aucun Botaniste , & il n’est pas dou-teux que cette plante ne soit une elpecede chaï, de la racine duquel , appelleschaï a ver, on tire aux Indes cette belleteinture de garance, plus vive & plusfine que celle de notre garance. M. Linnéappelle ce genre de chaï , du noin d 'he-dyotis 3 qui veut dire , plante douce auxoreilles. ( M. Avansok.J
* BELITZ , f Ge'og.J petite ville de laMarche de Brandebourg , fur l’Ada.
* BELIZAMA , f Myth. ) nom fouslequel les Gaulois adoroient Minerve ,inventrice des Arts. Elle étoit représentéesans lance & fans guide ; revêtue d’unetunique fans manches ; les pies croisés ,& la tête appuyée fur fa main droite ,comme une femme qui médite. On auroitpu lui ôter enoore son casque & sonaigrette.
BELKH, sGe'ogr. ) grande & ancienneville cî’Asie , dans le Khorasan , à 101degrés de longitude & à 36 de latitude.