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Tome quatrième.
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étroites à l’extrémité : elles ont de petitescôtes qui s’étendent d’un bout a 1 autre ,comme il y en a dans colles du plantain.Le íruit du bétel est aslèz semblable à laqueue d’un lésard ou d’un loir : ce fruit estrare , & on le préféré à la feuille. On cultivecette plante comme la vigne , & on luidonne des échalas pour la loutenir ; quel-quefois on la joint à l’arbre qui portel’areque, ce qui fait un ombrage fort agréa-ble. Le bétel croît dans toutes les Indesorientales , & sur-tout sur les côtes de lamer. 11 n’y en a point dans les terres, àmoins qu’on ne l’y ait planté.

Les Indiens mâchent des feuilles de bételà toute heure du jour , & même de lanuit : mais comme ces feuilles font ameres ,ils corrigent cette amertume en les mêlantavec de l’areque & un peu de chaux ,qu’ils enveloppent dans la feuille. D’autresprennent avec le bétel des trochisques ,qui portent le nom de cáte : ceux qui fontplus riches , y mêlent du camphre de Bor-néo , du bois d’aloes , du musc , de J’ambregris, (9c. Le bétel , ainsi préparé , est d’unft bon goût, & a une odeur si agréable,que les Indiens ne peuvent pas s’en pastèr ;presque tous en usent , au moins ceux quipeuvent s’en procurer. 11 y en a austì quimâchent de l’areque avec de la cannelle &du girofle ; mais c’est ordinairement del’areque avec un peu de chaux enveloppéedans la feuille de bétel 3 comme nousPavons déja dit. Ils crachent après la pre-mière mastication une liqueur rouge , quiest teinte par l’areque. ils ont par í’usagedu be'iel , l’haleine fort douce & d’unetrès-honne odeur , qui íè répand au pointde parfumer la chambre òù ils font. Onprétend que fans l’usage du bétel ou d’au-tres aromates , ils auroient naturellementPhaleine fort puante : mais cette mastica-tion gâte leurs dents, les noircit, lescarie & les fait tomber : il y a des Indiensqui n’en ont plus à 2.5 ans, pour avoir faitexcès du bétel.

Lorfqu’on fe quitte pour quelque temps ,on fe fait présent de bétel, que l’on offredans une bourse de soie ; & on ne croi-rait pas avoir son congé , si on n’avoicreçu du bétel. On n’ose pas parler à unhomme élevé en dignité , fans avoir la

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bouche parfumée de bétel : il feroit mêmeimpoli de parler à son égal fans avoir priscette précaution, qui empêche la mauvaiseodeur qui pourroit venir de la bouche ;& si par hasard un homme se présentefans avoir mâché du bétel 3 il a grand soinde mettre sa main devant sa bouche enparlant , pour intercepter toute odeurdésagréable , ce qui prouve bien que lesIndiens font suspects de mauvaise haleine.Les femmes, & sur-tout les femmes galan-tes , font grand usage du bétel 3 & leregardent comme un puistànt attrait pourl’amour. On prend du bétel après Je repaspour ôter l’odeur des viandes ; on le mâchetant que durent les visites ; on en tient àla main ; on s’en offre en se saluant & àtoute heure : enfin toujours du bétel. Celane vaudroit-il pas mieux que notre tabac ,au moins pour l’odeur ; & si les dents s’entrou voient mal , l’estomac en feroit plussain & plus fort. 11 y a dans ce pays-ciplus de gens qui manquent par l’estomacque par les dents. Ray 3 hist. pi. app. p.

1913- .

* BETELFAGUI ou BETHELSAIÍI,C Géogr. ) ville d’Asie dans l’Arabie heu-reuse , environ à dix lieues de la mer Rouge.Long. 6y. latit. 1 5. 40.

BETHACAREM , ( Géogr. sacrée. Jselon la Vulgate : les Septante 'lisent Betha-charma 3 C’est un nom de lieu

dont parle le prophète Jérémie. Certainsle prennent pour le même que Bethaclia-ram. Voye^ BETHACHARAM qui fuit. (-+-)

BETHACHARAM, Ç Géogr. sacrée. Jnom d’un quartier de Jérusalem ; l’inten-dance en étoit confiée à Méchias , fils deRéchab, qui fut chargé de bâtir la portedu fumier , quand on fut revenu de Baby-lone. (-(--)

BETHAGABRA 3 Betelogabriou BethAGABRI A , s Géogr. sacrée. JLes tables de Peutinger mettent Betho-gabri entre Ascalon & Jérusalem. Joseph ,qui lit Bétarie , place ce lieu au milieu del’idumée. Selon Guillaume de Tyr , lesArabes donnent à Béeríibée , le nom deBetngabril. Elle est à douze milles d’As-calon. Suivant Benjamin , Eethgabérin està cinq parasanges d’Hébron , & c’est lamême que Marésa. Les actes de S. Ananie,