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ville, qu’il la réduisit en cendres ; les Russesentrerent auffi-tót en Pologne . trompè-rent Boleslas par une ruse aussi lâche queJa premiere, l’attirerent dans une embus-cade , & défirent son armée. II n etoit pointaccoutumé à ces revers ; honteux d’avoirvécu trop d’un jour , fa mélancolie le con-duisit au tombeau en 11 39 » _apres avoirvécu 54 ans , dont il en avoir régné 3 6.L'histoire de fa vie íufht a son éloge.ÇM. JDB Sacy■)
Boleslas IV , iurnommé le frisé ,CHijì. de Pologne. J étoit le second desfils de Boleslas III. Dans le partage queçc prince fit de ses états , il eut le duchéde Maso vie , le territoire de Cuîm & laCujavie ; ses frétés Uladistas, Miceslas &Henri , obtinrent dissérens domaines. Ula-dillas fut couronné , ses frétés lui rendirenthommage : mais dans ce partage on avoitoublié le jeune Casimir , tendre enfant quin’avoit ni aster de lumières pour connoîtrefi. s droits , ni aster de force pour les dé-fendre. A peine Uladiílas fut-il monté furle trône , qu’animé par la reine Christine ,il voulut dépouiller ses frétés de leurs apa-nages. La nation s’y opposa & parut prêteà se soulever en faveur de ces princes.Uladistas qui avoit su se faire des ennemisde ses frétés & de ses sujets , chercha desalliés hors de la Pologne , il y attira lesRusses ; la nation muette d'estroi n’osa pasmême secourir les princes par de vainsmurmures. Uladistas les assiégea dans Posnan.Après avoir soutenu plusieurs astàuts ,pressés par la famine , un noble désespoirprécipita les assiégés furie camp d’Uladiílas ;les Rusiès furent taillés en pieces , le rois’enfuít en Allemagne, les trois frétés s’em-parerent de Cracovie , toute la nationd’une voix unanime déclara Uladistas déchude tous ses droits à la couronne , & la mitfur la tête de B 0 défias 1 an 1146.
Uladistas avoit cherché un asyle à la courde Conrad : il lui demanda des troupes pourlui rouvrir feutrée de la Pologne ; maiscet empereur possédé de la manie quirégnoit alors , aima mieux aller massacrerles Sarrasins qui ne lui avoient fait aucunmal , que de secourir son allié , & decompter un roi de Pologne au nombre deses vastàux. L’armée chrétienne ayant
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été détruite par la perfidie de f empereurd’Orient, Conrad rentra en Allemagne ; &profitant de cette leçon terrible qui coô-toit plus à fes sujets qu’à lui-même, réso-lu t d’employer au rétablissement d’Uladiílasle reste des forces qu’il avoit destinées àla ruine des infidèles. 11 entra en Pologne}Boleslas , avare du sang de fes sujets, crutqu’un prince ami de l’humanité devoir re-jeter la voie des armes , quand la politiquepouvoir assurer le succès de ses desseins ,il fe rendit au camp de l’empereur , parlaavec tant d’éloquence , peignit avec tantde vérité la tyrannie d’Uladiílas , les mauxque fes frétés & lui avoient sousserts dansPosnan , & justifia si clairement la révo-lution , qu’il subjugua tous les esprits ,émut tous les coeurs , & força Conrad à feretirer.
Mais l’empereur Frédéric Barberoustèqui lui succéda , rastèmbla toutes les forcesde l’empire en 1158. Sa compassion poli-tique cherchoit moins à replacer le malheu-reux Uladistas fur le trône , qu’à réunir laPologne à fes domaines ; c’est par cetteconquête qu’il vouloir jeter les fondemenSde la monarchie universelle qu’il avoit pro-jetée. 11 entra donc en Pologne : Boleslas,trop foible pour soutenir la guerre en rasecampagne, attira les impériaux dans desembuscades où leurs détachemens furentmassacrés , les harcela tantôt en tête ,tantôt en flanc , tantôt en queue , enlevantles convois, conservant les hauteurs, atta-quant toujours , & jamais attaqué.
L’empereur qui voyoit son armée périten détail sans fruit & fans gloire , proposaun accommodement. Bolefias consentit auretour de son frere ; mais celui-ci mouruten chemin , l’an 1159 , & Lista trois en-fans qui , n’ayant hérité que de la hainedes Polonois que son pere s’étoit attirée »n’oserent d’abord réclamer leur patrimoine*
Ils attendirent, pour faire valoir leur*prétentions , que le souvenir de la tyranniede leur pere fût effacé. Bolefias tranquilledans fes états songea á en reculer les bot'nés. Depuis long-temps les rois de Polognfljetoient fur la Prustè des regards ambi-tieux. Les habitans de cette contrée »vaincus quelquefois & jamais domtes *payoient tribut à la Pologne lorfqu’ih