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automne , en été cu en hiver ; une fleurcueillie , des feuilles séchées , une écorceenlevée ou un bois coupés dans ces diffé-rentes saisons ; en quelle proportion l’effi-cacité des plantes augmente ou diminueà mesure qu’on les garde après les avoirrecueillies ; quelle différence y occasioneun dessèchement plus ou moins prompt,& la façon de les tenir dans un lieu plusou moins fermé ; en quoi les propriétés desplantes dépendent de leur âge , du terrain,& du climat dans lequel elles croistènt, &c.Si on a quelques connoistances des effetsque produisent ces différentes circonstan-ces , ce font des connoistances bien vagues& bien éloignées du point de précisionqu’exige l’importance du sujet. On n’ajamais fait des expériences assez suiviespour avoir de bonnes observations fur cesdifférons objets : de telles observationspourroient nous faire connoître la meil-leure façon de préparer les plantes pourmodifier leur efficacité à tel ou à tel point.Nous saurions au moins quel changementarrive dans la propriété d’une plante parune infusion plus ou moins longue, & parquantité d’autres préparations.
II fera fans doute plus facile de déter-miner l’effet des propriétés connues dansles plantes , & de les modifier par diffé-rons procédés , que de trouver le moyende découvrir des vertus nouvelles. LesChymistes avoient entrepris cette recher-che , ôc avoient cru pouvoir y parveniren décomposant les plantes , & en enfaisant une analyse exacte : mais les plushabiles artistes ont échoué dans cette en-treprise ; les résultats de l’analyie n’ontpas été d’accord avec les qualités les plusconnues des plantes analysées. On a mémoprétendu que les plantes les plus opposéesen vertu , fe réduisoient aux mêmes prin-cipes. Enfin on a abandonné la voie de1 analyse , après s!être convaincu qu’ellene pouvoit conduire, à aucune connois-sance certaine sur les propriétés des plan-tes. Que de travaux infructueux! la plupartdes plantes usuelles avoient été analysées •on les avoit déja caractérisées par lesprincipes auxqueîs elles avoient été rédui-tes , & on espérois que certe méthodemous feroit connoître. les propriétés d’une
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' nouvelle plante par les résultats de sonanalyse.
II faut donc renoncer à cette erreur ,quelque flatteuse qu’elle soit : mais pouravoir fait des tentatives inutiles , on nedoit pas se décourager dans un sujet aussiimportant. 11 s’agit à présent de substituer àl’analyse des plantes quelqu’autre moyen dedécouvrir leurs propriétés : dût-on échouerde nouveau après une longue fuite d’ex-périences , on ne peut trop les multiplier ,pour peu que le succès soit probable. Onvient de faire une découverte dont onpourroit tirer des lumières pour cette re-cherche. M. de Buffon nous a fait voir descorps mcuvans , non seulement dans lessemences des animaux , mais dans cellesdes plantes. Lorsqu’on a fait infuser pen-dant quelque temps des semences broyéesou d’autres parties d’une plante , on y voit,par le moyen du microscope, des partiesorganiques qui fe développent , qui femeuvent de différentes maniérés , & quiprennent des figures différentes, tìifl. nat.tom. II. Voye^ ANIMALCULE. Cette belledécouverte , qui a , pour ainsi dire,dévoiléaux yeux de son auteur le mystère de lareproduction des animaux & des plantes >pourroit, peut-être , nous rendre les pro-priétés des plantes sensibles aux yeux. Cefut la premiere réflexion que je fis, lors-que M. de Buffon me montra ces corpsmouvans dans toutes les infusions desplantes qu’il mit en expérience pour lapremiere fois , après qu’il eut conclu quepuifqu’il y avoit des parties organiques sen-sibles dans les semences des animaux , éli sdévoient aussi fe trouver dans celles desplantes. Cette induction qui ne pouvoitvenir que d’un génie fait pour les plusgrandes découvertes , a été confirmée partoutes les expériences qui ont ete faitesdepuis. M. Néedham en a fait beaucoup envue de la végétation. Nouvelles obj'erv.microfcop. J’en ai fait quelques-unes parrapport aux propriétés des plantes, & Jecrois qu’il feroit à propos d’en faire biend’autres pour tâcher de parvenir par cemoyen à déterminer les différences entreles propriétés connues , & a en trouver denouvelles. Le développement, la situation,la figure, le mouvement, la durée de ces