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corps mouvans pourroient servir de réglé& de mesure pour juger des propriétés dela plante, & pour évaluer leur efficacité. V.Histoire naturelle , Plante. ( I )
Nous donnerons ici le plan, du tra-vail de la Botanique , par M. le baronde Tschoudi, plan bien conçu, artis-tement lié , & savamment exécuté.
L’exposition qui va suivre est de sauteurmême.
Jusqu’à présent personne n’a donné dansun seul traité sensemble de la Botanique ;il sera bien plus difficile de le présenterdans cet ouvrage-ci : le succès de cetteentreprise dépend d’une idée claire de ceque doit ctre un Dictionnaire des sciences,pour avoir toute futilité dont il estsusceptible.
On s’est plaint souvent avec raison , dece que s ordre abécédaire interrompoit cefil qui tient toutes les parties d’une sciencedans une dépendance mutuelle, brisoit cerayon de lumière qui les pénétré, qui senourrit de leurs reflets , & qui s’accroístànttoujours dans fa marche , devient enfincapable d’éclairer tout le globe de la science,& de montrer même au loin ses terresinconnues.
Point de science en este t qui ne consistedans une fuite de rapports intimes , dansune chaîne de conséquences nées des prin-cipes élémentaires, & devenant elles-mêmesprincipes les unes des autres.
Mais pour unir les parties d’une scienceest-il besoin que cette chaîne investistè unespace régulier , ou peut-elle les embrasseren serpentant, pour air.fi dire , dans lesdétours de la marche alphabétique ? C’est àquoi se réduit la question.
Elle sera bientôt résolue , fi l’on consi-déré que le traité le plus méthodique doitêtre néanmoins réduit fous différons chefs,non seulement pour soulager la mémoire& l’attention , mais encore pour faire sentirsinon les pauses, du moins les nuances &les passages qui se trouvent entre certainescollections d’idées.
Que ces divisions soient contigués ounon , il réimporte, pourvu qu’on les pumetrouver & ranger aisément : maïs ce quiimporte beaucoup, c’est qu’elíes conservententr’elles les rapports convenables ; d’où il
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fuit que les articles d’une science traitéedans un Dictionnaire, doivent être, autantqu’il est possible, composés par le mêmeauteur , ou du moins fur un même plan.
Bien plus, cet auteur doit travailler furle même cannevas dont il se serviroit pourfaire un traité complet , & ses articlesrapprochés & ranges doivent en former unen effet.
En un mot un Dictionnaire mal fait estun édifice mutilé ; il faudroit le rebâtir ,& même ses ruines ne pourroient guereservir à le reconstruire. Au contraire unDictionnaire bienfait ressemble à ces piecesde menuiserie dont toutes les parties ayantleurs proportions, leurs joints , leurs en-tailles , peuvent être séparées fans incon-vénient : pourvu qu’elles soient numérotées ,un instant suffit pour les rassembler.
Mais, dira-t-on , cet assemblage ne peutse faire que par une main un peu exercée ;c’est-à-dire , que le meilleur Dictionnairene convient qu’à ceux qui ont déja fait leurentrée dans une science , & qui en ontparcouru l’enceinte au moins une fois.
Quand cela seroit entièrement vrai , untel ouvrage ne laisseroit pas d’avoir unegrande utilité ; mais ne conçoit-on pas quenonobstant l’ordre alphabétique, une sciencepuiste avoir en quelque sorte dans un articledominant un centre auquel, par des renvoisbien ménagés , qui seroient comme autantde rayons , il fût aisé de retourner de leurspoints de la circonférence , j’entends detous les articles furbordonnés.
Telle est l’idée qui doit être famé dutravail dont nous allons crayonner l’esquisiè.
La Botanique bien entendue comprendla nomenclature , l’histoire naturelle , laphysique, la culture & l’usage des plantes ;elle a fous ses loix l’agriculture & lejardinage.
Maigre ses variétés & íes abus, la nomen-clature pourroit peut - être devenir unescience exacte : c’est ge qu’il faut examinerdans 1 article général Méthode , qui doitdependre de Y article Plante. Dans lepremier il fera aisé de faire sentir combiend est difficile de renfermer la chaîne desetres dans ces quadres appellés sjflirnes ,fans lui faire trop de violence, & fans lamorceler; mais en même temps combien