B O U
Pays-Bas dans le Hainaulc, à trois Keues deValenciennes & de Cambray. Long. zo.58. lat. 50. ij.
BOUCHARDE , f. f. terme de Sculp-ture , est un outil de fer, de bon acierpar le bas , & fait en plusieurs pointes dediamant, fortes & pointues de court. Lessculpteurs en marbre s’en fervent pour faireun trou d’égale largeur , ce qu’ils ne pour-roient faire avec des outils tranchans. Onfrappe fur la boucharde avec la masse , &ses pointes meurtrissent le marbre & lemettent en poudre ; & il en fort par lemoyen de l’eau que l'on jette de temps entemps dans le trou , de peur que l’outii nes’échauffe & ne perde fa trempe. C’est parla même raison que l’on mouille les grèsfur lesquels on affûte les outils , qui fe dé-tremperaient si on les frottoir dessus legrès à sec. Cela fe fait aussi pour empêcherque la pierre ne s’engraiíle , & que le mern'entre & ne fe mette dans les pores dugrès.
Lorfqu’on travaille avec la boucharde ,
on prend un morceau de cuir percé , autravers duquel on la fait pastër. Ce mor-ceau de cuir monte & descend aisément,& empeche qu en frappant sur la boucharde1 eau ne rejaillisse au visage de celui quitravaille.
BOUCHART , s Géogr.) iíle & villede France en Touraine , sur la Vienne ,à sept lieues de Tours.
BOUCHE , f. f. en Anatomie , est unepartie du visage composée des levres, desgencives , du dedans des joues , & dupalais. Voyei Face , LEVRES , &c.
Toutes ces parties font tapiíiees dunetunique glanduleuse qui se continue surtoute la surface interne de la joue & surtoutes ses parties, excepté les dents.
Les glandes de cette tunique séparentune forte de salive qui coule par une in-finités de petits conduits excrétoires , &lert a entretenir dans la bouche & dans
t< ?' 7 ^ k^ties , Phumidieé & la sou-plesse. yoyei Salive.
A la partie postérieure du palais , &perpendiculairement fur la glotte, pen dun corps rond , mou , & uni, semblableau bout du doigt d’un enfant , & qu iest formé par la duplicatrice de la niera-
SOU 343
brane du palais : il fe nomme la luette;il est mu par deux- muscles , savoir , lefphénostaphylin , & le ptérygostaphylin ,& suspendu par autant de ligamens. Voyt\Luette.
Sous la membrane du palais font quan-tités de petites glandes assez visibles dansla partie antérieure de la bouche , & sem-blables à des grains de millet, & dent lesconduits excrétoires s’ouvrent dans la bou-che à travers fa membrane : mais vers lapartie postérieure de la bouche elles fontbeaucoup plus serrées , & autour de laracine de la luette elles font rassembléessi près les unes des autres, qu’eíles sem-blent ne former qu'une grossie glande con-glomérée , que Verheyen appelle par cetteraison glandula conglomerata palatina. V.Palais. Les gencives couvrent les alvéolesoù les dents font enchâssées. V. Dent.
Outre les parties propres de la bouche ,il y en a d’autres dedans & alentour quilui font extrêmement utiles & nécessaires ;comme les glandes , dont .les plus consi-dérables font les parotides , les maxillaires,les sublinguales , & les amygdales. Koye\les chacune dans leurs articles particuliers,Parotides , &c.
Ces glandes font les organes de la salive,& fournissent toute la liqueur des crachatsaui découlent dans la bouche par différensconduits , après qu'elle a été séparée dusang dans le corps des glandes. Commeu fort plus de salive lorsque la mâchoireinférieure agit, par exemple , lorsque l’onmâche, que l’on avale , 011 que l’on parlebeaucoup , &cc la dilpositioii des conduitsfalivaires favorise aussi dans ces occasionscette plus grande évacuation.
M. Derham observe que la bouche desdifiërens animaux est exactement propor-tionnée aux usages de cette partie , etantd’une figure très- convenable poux lailir iaproie, ramasser & recevoir la nourriture,&c. La bouche de presque tous les animauxs’appeîle gueule.
Dans certains (animaux elle est grande& large , dans d'autres petite & étroite ;dans les uns elle est taillée profoncementdans la tête , pour mieux saisir & tenir laproie , & briser plus aistment une nour-riture dure , d’un gras volume , &