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Tome cinquième.
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B O U

écume eít quelquefois une fuite d’insen-sibilité : forte , veut dire que le mors nefait presque point d’impreíîionsur les barres;on dit dans cette occasion que le chevaleíl gueulard , ou a de la gueule , ou estfans bouche > ou est fort en bouche : perdueou ruinée , signifie que le cheval n’a plusaucune sensibilité à la bouche. Assurer ,rassurer , gourmander , offenser , ouvrirla bouche d’un cheval, voye\ ces termesà leurs lettres. ÇVs)

BOUCHE , en Architecture , terme mé-taphorique , pour signifier l’ouverture oufeutrée d’un tuyau , d’un four , d’un puits,d’une carrière, &c.

BOUCHE , c’est , che^ le roi & che\ lesprinces , un bâtiment particulier composéde plusieurs pieces, comme de cuisines,offices, &c. où l’on apprête & dresse sépa-rément les viandes des premieres tables.(P)

Bouche , (Marine.) on donne quel-quefois ce nom aux ouvertures par lesquel-les de grandes rivières déchargent leurseaux à la mer. On dit les bouches duRhône , les bouches du Nil, Ùc. Quel-quefois on l’applique à certains pasiàges dela mer resserrés entre les terres, commeles bouches de Boniface , entre la Corse& la Sardaigne. (Z)

Bouche , Bosson , Besson ; voye\Bouge L? Besson.

BOUCHE , dans les tuyaux d’Orgueon appelle ainsi l’ouverture du tuyau parlaquelle l’air qu’il contient sort. On a ainsiappelle cette partie par analogie à la bouchede l’homme , parce que c’est par cetteouverture que le tuyau parle : la largeurentre les deux levres, doit être le quartde leur longueur , pour quelle parle avecle plus d’avantage qu’il est possible ; carsi elle est trop ouverte , le tuyau ne parlepresque pas ; & si elle l’est trop peu, leîuMu ne fait entendre qu’un sifiementdésagréable.

Bouche ovale , sorte de bouche destuyaux d orgue , laquelle est arrondie parle haut. r

Bouche en pointe , c’est ainsi que p onnomme la bouche des tuyaux d’orgue dontîa levre supérieure est faite on triangleisocèle.

Tome V.

jj w u

Bouche de four P en termes de Bou-langer y est une ouverture en quarté oucintrée , par laquelle on met le bois & lepain dans le four.

* BOUCHER , f. m. (Police anc , &mod. Art. ) celui qui est autorisé à fairetuer de gros bestiaux, & à en vendre lachair en détail.

La viande de boucherie est la nourriturela plus ordinaire après le pain , & parconséquent une de celles qui doit davan-tage & le plus souvent intérestèr la santé.La police ne peut donc veiller trop atten-tivement sur cet objet : mais elle prendratoutes les précautions qu’il comporte , sielle a foin que les bestiaux destinés â laboucherie soient sains ; qu’ils soient tués& non morts de maladie , ou étouffes ; quel’apprêt des chairs fe faste proprement ,& que la viande soit débitée en tempsconvenable.

Il ne paroît pas qu’il y ait eu des Bou-chers chez les Grecs , au moins du tempsd’Agamemnon. Les héros d’Homere foncsouvent occupés à dépecer & à faire cuireeux-mêmes leurs viandes ; & cette fonc-tion qui est si désagréable à la vue , n’avoitalors rien de choquant.

A Rome il y avoit deux corps ou col-lèges de' Bouchers , ou gens chargés parétat de fournir à la ville les bestiauxnécestàires à fa subsistance ; il n’étoit paspermis aux enfans des Bouchers de quitterla profession de leurs peres , fans aban-donner à ceux dont ils fe séparoient lapartie des biens qu’ils avoient en commuaavec eux. Us élifoient un chef qui jugeoitleurs différends : ce tribunal étoit subor-donné à celui du préfet de la ville. L’uade ces corps ne s’occupa d’abord que deTâchât des porcs, & ceux qui le compo-foient en furent nommés J'uarii • I autreétoit pour l’achat & la vente des bœufs,ce qui sit appeller ceux dont il etoit foi meboarii ou pecuarii. Ces deux corps furentréunis dans la fuite.

Ces marchands avoient fous eux desgens dont Temploi étoit de tuer les bes-tiaux , de les habiller, de couper les chairs,& de les mettre en vente ; ils s’appelsoientlaniones ou lanii , ou meme carnifces :on appelloit lanience les endroits où Ton