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1 6. Que les autres ne pourront êtrereçus avant vingt-quatre.
De la police des étaux. Lorsque lesBouchers furent tentés de quitter leurpròfeíHon & de louer leurs étaux, on sentitbien que plus ce loyer feroit fort , plusla viande augmenteroit de prix j inconvé-nient auquel la police remédia en 1540 ,en fixant le loyer des étaux à seize livresparisis par an. II monta successivement ;& en 1690, il étoit à neuf cents cinquantelivres. Mais la situation , l'étendue , lacommodité du commerce, ayant mis depuisentre les étaux une inégalité considérable,la sévérité de la fixation n’a plus de lieu,& les propriétaires font leurs baux commeils le jugent à propos. 11 est feulementdéfendu de changer les locataires , dedemander des augmentations , de renou-veller un bail , ou de le transporter , sansla permission du magistrat de police.
11 est aussi défendu d’occuper un secondétal , sous un nom emprunté dans la mêmeboucherie , & plus de trois étaux danstoute la ville.
De l’achat des bestiaux. La premierefonction du boucher après fa réception ,est l’achat des bestiaux : les anciens dif-penfoient les Bouchers des charges oné-reuses & publiques ; toute la protectiondont ils avoient besoin leur étoit accordée :on facilitoit & Ton assiiroit leur commerceautant qu’on le pouvoir. Si nos Bouchersn’ont pas ces avantages, ils en ont d’autres :un des principaux , c’est que leur état estlibre ; ils s’engagent avec le public tous lesans aux approches de Pâque ; mais leurobligation finit en carême.
La police de Tâchât des bestiaux se réduità quatre points : i°. quels bestiaux il estpermis aux Bouchers d’acheter : x°. enquels lieux ils en peuvent faire Tâchât :3 0 . comment ils en feront les paiemens ■.4 0 . la conduite des bestiaux des marchesà Paris , & leur entretien dans les étables.
Autrefois les Bouchers vendoient bœuf,veau , mouton , porc , agneau, & cochonde lait.
Des tueries ou échaudoirs. On a sentien tout temps les avantages qu’il y auroitpour la salubrité d» I’air & la propretéde la ville , à en éloigner un grand nom-
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bre de professions ; & Ton a toujours pré-'tendu que le projet d’établir des tueriesfur la riviere , le lieu qui leur convientle plus , n’étoit bon qu’en spéculation.M. le commistàire de la Mare n’a pointpris parti fur cette question ; il s’est con-tenté de rapporter les raisons pour &contre.
Il observe x°. que la translation destueries du milieu de la ville aux extrémi-tés des fauxbourgs , a été ordonnée parplusieurs arrêts, & qu’elle a lieu à Lyon,Moulins, Tours, Laval, Nantes, & d’au-tres villes.
z°. Que les embarras & même les acri-dens causés par les gros bestiaux dans lesrues de la ville , semblent Texiger.
3°. Que ce projet s’accorde avec Tin-térêt & la commodité du Boucher & dupublic : du Boucher à qui il en coûteroicmoins pour fa quotité dans une tueriepublique , que pour son loyer d’une tuerieparticulière : du public , qui fe restèntiroitsur le prix de la viande de cette diminutionde frais.
4 0 . Qu’il est désagréable de îaistèr unecapitale infectée par des immondices &du sang qui en corrompent Tait , & larendent mal saine , & d’un aspect dégoû-tant.
Malgré la justestè de ces observations,je crois que dans une grande ville sur-tout ,il saut que les boucheries & les tueriessoient dispersées. On peut en apporter uneinfinité de raisons : mais celle qui me frappele plus, est tirée de la tranquillité publi-que. Chaque Boucher a quatre garçons ;plusieurs en ont six : ce font tous gensviolons , indisciplinables , & dont la main& les yeux font accoutumés au sang. Jecrois qu’il y auroit du danger a les mettreen état de fe pouvoir compter ; & que siTon en ramassoit onze à douze cents entrois ou quatre endroits , il feroit très-dissiciîe de les contenir , & de les empê-cher de s’entr’assommer : mais le tempsamene même des occasions où leur fureurnaturelle pourroit fe porter plus loin. IIne faut que revenir au régné de CharlesVI & à Texpérience du passé , pour sentirla force de cette réflexion, & d’une autreque nous avons faite plus haut. Loin de