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les particules ignées qui paiïênt par la par-tie intérieurs de la chaudière , ne s’y ar-rêtent pas , & vont gagner la surface del’eau.
Un feu excessif diminue la pesanteur spé-cifique de Peau, de sorte qu’il la peut fairemonter sous la forme d’air ; delà viennentla vapeur & la fumée. Cependant Pair ren-fermé dans les interstices de Peau , doitêtre regardé comme la principale causede cet esset , parce que Pair étant dilaté& ayant acquis de nouvelles forces parPaction du feu , brise sa prison & monte àtravers Peau dans Pair, emportant avec luiquelques-unes des bulles d’eau qui lui fontadhérentes. Voye{ les mots VAPEUR ,E X HALAI SO N.
Les particules d’air qui font dans lesdifférents interstices du fluide étant ainsidilatées , & se portant en haut, se ren-contrent & s’accrochent dans leur paílàge.Par ce moyen , une grande quantité d’eauest soulevée & retombe rapidement , &Pair s’e'leve & fort de Peau ; car quoiquePair, après Punion de ses parties , puislèsoutenir une grande quantité d’eau par sonélasticité pendant qu’il est dans Peau , il nepeut plus cependant la porter avec lui dansPathmoíphere, parce que quand une fois ilest dégagé de la surface de Peau qui est dansle vaiíìeau , íl fe détend de lui-même ,
ainsi fa force devient égale à celle dePair refroidi. Ajoutez à cela que la forcede Pair pour enlever Peau , est diminuéepar la force avec laquelle les particulesd eau tendent à fe réunir aux particulesd eau semblables qui les attirent plus for-tement , & qui les forcent de rester fur lasurface de Peau ; de sorte qu’il ne s’échappepresque point de particules d’eau avec Pair,que celles qui y font immédiatement adhé-rentes , quoique Pair fasse effort pour enenlever une plus grande quantité ; & delavient le principal phénomène de l’ébuíli-tion , savoir, la fluctuation de la surface dePeau. L’eau tiede ou froide semble bouillirdans la machine pneumatique , quand Pairen est pompé. La raison de cet effet estfacile à comprendre ; car la pression dePathmosphere n’agissant plus fur la surfacede Peau , Pair renfermé dans ses intersticesfe dilate avec astez de force pour íòu-
BOU
lever Peau 2: se dégager par lui-même,Quand Pébullition de Peau cesse , on peutla fàíre recommencer en y versant de Peaufroide ; & quand Pébullition est três-grande,on peut la faire diminuer en y versant dePeau chaude : car en versant de Peaufroide , on ajoute de nouvel air qui n’estpoint encore dilaté ni dégagé ; & en versantde Peau chaude , on ajoute de Pair qui estdéja dilaté , & qui doit faire beaucoupmoins d’effort. ( O)
BOUILLITOIRE , f. f à la Monnoie.T)onner la bouillitoire y c’est jeter les flansà la bouilloire, les y nettoyer, & fairebouillir dans un liquide préparé, jufqu’à cequ’ils soient devenus blancs. Voyt\ Blan-chiment ù Bouilloire.
BOUILLOIRE , f. f. à la Monnoie ,vaisseau de cuivre en forme de poêle! plate à main, dans lequel il y a de Peaubouillante avec du sel commun & dutartre de Montpellier gravelé , où Ponjette les flans qu’on a laissé refroidir dansun crible de cuivre rouge , après qu’ilsont été astez recuits. On les fait bouillirdans ce vaisseau pour les décrasser, ensuiteon les jette dans une autre bouilloire rem-plie de même que la premiers , où on lesfait bouillir une seconde fois pour acheverde les nettoyer.
Ce vaisseau est commun à tous les ou-vriers en or , en argent, & même encuivre.
BOUILLON , f. m. ÇMe'dec.) décoc-tion de la chair des animaux faite fur unfeu modéré , pour en tirer le suc qu’ellecontient. On fait entrer dans la compo-sition des bouillons , non feulement lebœuf, le veau & le mouton , mais aussdifférentes especes d’oiseaux , telles queles poules , chapons &c autres : on en faitaussi avec îe poiílòn.
Le bouillon sert à Phomme, comme ali-ment ordinaire & comme remede.
Quand on emploie les bouillons commeremedes , on y joint ordinairement desplantes dont la vertu est appropriée à Péta cde la personne qui en fait usage , & alorson les nomme bouillons médicamenteux.II y en a d’altérans, de pectoraux, d’apé-ritifs , Ac. & on leur donne ces dif-férens noms, selon la vertu des différens
médícamens