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Tome cinquième.
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les pièces. Le même vaisseau est à l’ufagedes monnoyeurs.

BOULON ou GOUGEON , si m. dansvne poulie , est le petit axe placé dans lecentre de la poulie , qui unit la chape àla poulie, & fur lequel la poulie tourne.J^oye^ Poulie. (O)

* On donne en général ce nom à toutmorceau de fer qui dans une machine ,quelle qu’elle soit, fait la même fonction.Les articles fuivans en seront des exemples.

BOULONS ; les Imprimeurs nommentainsi les deux chevilles de fer qui traversentle sommier & le chapiteau d’une preste:ces chevilles de dix - huit pouces de long ,fur trois pouces de diamètre, font ter-minées d’un bout par une tête rondea pplatie , & de l’autre elles sont percéesen long pour recevoir une large clavette.L’oífice de ces boulons est en les ferrant oudesserrant, de faire monter ou descendrele sommier.

Boulon , terme de Plombier, c’estunmorceau de enivre ou de fer long & rond ,qm sert de noyau au moule dans lequel lesB.ombiers coulent les tuyaux de plomb fanssoudure. V ayeç Moule des Plombiers.

Boulon , est une groíle cheville de ferqui a une tete ronde ou quarrée , & quiest percee par l’autre bout & arrêtée parune clayette , pour retenir un tirant ouantre piece d’une machine. On en metaustì deííòus les robinets, pour empêcherqu’ils ne soient levés par la force del’eau. (K)

Boulon , ÇSerrurerie. ) soit rond , soitquatre, c’est un morceau de fer dont latête est ronde ou quarrée : & dont s autreextrémité est tarodée & peut se recevoirdans un écrou , ou bien est percée , &peut recevoir une clavette. Son usage estde lier les pieces de bois ou de fer les unesavec les autres, & de les tenir fortementassemblées.

11 y a des boulons d’efcalicr : ce sontceux qui passent à travers les limons de1 elcaher , & qui vont se rendre dans lesmurs pour empêcher Wcartement desmarches & leur séparation des murs. Usse font de ditterentes façons ; il y en a àmoufles : ils sont composés de deux partiesdont l’une est arrêtée dans les murs où

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cloisons de la cage de l’escalier , l’autredans les limons de l’escalier ; & toutesdeux vont se réunir en moufles sous lemilieu des marches, où elles sont serréespar une clavette.

II y en a à doubles clavettes ; ce sontceux qui ont des clavettes atìx deux extré-mités.

II y a des boulons de limons d’efcalier :ceux-ci font à vis , & fervent à retenirles limons avec les courbes.

BOULONNOIS , C Géogr.J contrée deFrance dans la Picardie, dont Boulogne estla capitale. Ce pays fut uni à la couronnepar Louis XI. Son commerce principalconsiste en charbon de terre, en beurre,harengs & liqueurs fortes. Le Boulonnoisa environ douze lieues de long , fur huitde large.

BOUQUE , f. f. (Marine.) les naviga-teurs se servent quelquefois de ce termepour signifier entrée on pajse. V. DÉBOU-QUEMENT & DÉBOUQUER. (Z)

BOUQUET , f. m. op donne ce nomau propre à un amas de fleurs cueillies ,liées ensemble , & destinées à parfumer unlieu ou une personne : mais il s’est trans-porté au figuré à une infinité d’autreschoses : en voici quelques-unes.

Bouquet , f. m. ( Belles - Lettres.Poésie.) On nomme ainsi une petite piecede vers adressée à une personne, le jour desa fête. C’est le plus souvent un madrigalou une chanson. Le caractère de cette fortede poesie est la délicatesse ou la gaieté. Lafadeur en est le défaut le plus ordinairecomme de toute efpece de louange.

Les anciens, en célébrant la fête de leursamis, avoient un avantage que nous n’avonspas : ce jour étoit l’araniveríaire de la naisi-: farce , & l’on sent bien que c’étoit un> beau jour pour l’amour & pour l’amitie ; aulieu que parmi nous c’est la fete du saintj dont on porte le nom, & il est rare de; trouver d’heureux rapports entre le saint &la personne. Cette relation fortuite , &souvent bizarre , n’a pas laissé de donner: lieu , par fa singularité même , à des corry! paraisons & à des allusions ingénieuses &piquantes. Mais dans un bouquet on n’esti point assujetti à ces sortes de parallèles, &

1 communément on fe donne la liberté de