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d’un peu de sel, & de seau tiede, blan-chie avec un peu de farine de millet oude froment. Donnez leur aussi de la feuilled’orme ou de frêne, amassée dans la saison.Le cinquième jour, elles pourront aller auxchamps , mais non loin , de peur que leurlait ne s’échauffe. Si l’on veut tirer partidu lait de la brebis , il ne faut pas quel’agneau la tette.
■Maladies des brebis. Comme les brebissont fort délicates, elles sont, comme nousbavons dit plus haut, sujettes à plusieursmaladies. 11 faut soigneusement séparer lesmalades des autres. On s’en appercevra àpluíieurs signes ; elles auront alors la têtelourde & les yeux troubles ; elles négli-geront les pâturages ; elles ne bondirontpoint ; elles marcheront lentement ; ellesse tiendront à l’écart ; elles chercherontsombre & îa solitude; elles chanceleronten marchant ; elles se coucheront souvent ;elles fe traîneront après les brebis faines :
le berger ne sauroit y regarder de tropprés.
Voici un remede qui soulage assez gé-néralement- les bestiaux.
rrenez dufoie d’antimoine, enveloppez-e aans un linge , mettez-le tremper dansvine pinte de vin blanc j ajoutez huit drach-mes de sené, du sucre, de la noix muscade,& autres épices ; laissez infuser le tout 2 ,q.heures , & donnez un demi-fetier de cetteinfusion à chaque brebis , cependant tenezla brebis ainsi médicamentée dans un lieuchaud, & ne la faites manger que le soir.
Les brebis sont principalement sujettesà la gale , voye\ Gaie : à la fievre, voye^Lievre : aux poux , voye\ POUX : à lacîavelée ou claveau , voye\ CLAVELÉE :a la toux, à l’ensture, à la difficulté de res-pirer j ce qui marque abondance de sang,ou obstruction dans les viscères de la res-íefnâs» " ses soulagera en leur fendantà la morve’ ° U Cn ^ eur coupant les oreilles:vertige , étouffl c ^ t RV f : à f. rtin 'tournant, vov e ? A’ lan S> folie ounent boiteuses ou de Lises devien-
que leurs ongles sont amolli! ’ ° U paixequ’elles ont resté long-tem ps ’ Z P 1 rcefiente. Si c’est lassitude , laissez-l es . repose*dans la bergerie ; li c’est ongles amollis
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coupez-leur l’extrêmité de I’ongle gâté,mettez-y de la chaux vive, enveloppéed’un linge pendant un jour ; le lendemainsubstituez le verd-de-gris , & ainsi alter-nativement , chaux & verd-de-gris, jufqu’àce que l’ongle soit guéri. II y en a quipréfèrent à ce remede , de la vieille huilede noix ou d’olive , mise en onguent parl’ébullition , avec de l’alun pulvérisé. Elisssont encore sujettes aux abcès qu’il fautouvrir quelque part qu’ils paroiíîènt : quandl’abcès fera ouvert & vuidé , on distilleradedans de la poix fondue avec du sel brûlé& mis en poudre, & l’on fera boire à labrebis de la thériaque délayée dans de l’eau.A la peste qui les attaque en été & enhiver ; elles en meurent quand elles ensont malades ; mais on préviendra cet ac-cident , si on leur fait prendre pendantune quinzaine, au commencement du prin-temps & de l’automne , tous les matins avantqu’elles aillent aux champs, de l’eau où l’onaura fait infuser la sauge & le marrube. Siune brebis fe rompt la jambe , on la luifrottera avec de l’huile & du vin mêlés ;on Pentortillera avec des linges , & on lasoutiendra avec des édifies : on la fera re-poser trois ou quatre jours dans la bergerie ;le cinquième elle pourra suivre les autresaux champs.
Usage : La brebis fournit dans le com-merce les mêmes marchandises que le belier& le mouton ; entr’autres , de la laine ,qui sert dans les manufactures d’étoffes ;& fa peau , qu’on vend aux tanneurs & auxmegiílìers.
LlsLCHE , f. f. terme Bâtiment : il so diten général dune ouverture causée à un murde clôture par mal-façon, caducité, ou faiteexprès pour faire passer des voitures ouéquipages de maçonnerie. Ce mot vientde l’allemand brecken , qui signifie rompre.
Breche , forte de marbre. Voyei MAR-BRE. ÇPs
Breche , dans l’attaque des Places ,fe dit du trou ou de l’ouverture qu’on faità quelque partie des murailles d’une ville ,par une mine , sappe , ou coups de panon,pour ensuite montée à • l’afîaut, òu em-porter la place de force. Koyq Siégé ,Assaut , &c.
On dit réparer la breche , fçrdfier la