B il í
pent fa couleur naturelle : ces fortes debriques ne valent absolument rien.
Pour faire une bonne cuiílon , il ne fautPas que le feu soit jamais interrompu ; ildoit toujours augmenter d’activité depuis lecommencement de la cuiílon jufqn’à la fin.
Quand dans une partie du fourneau lesbriques ne paraissent pas assez cuites , one| i met tremper quelques-unes dans l’eau.Alors, íì elles s’y attendrissent , on lesoaet à part pour les remettre une secondefois au four : ordinairement ces briquesrecuites sent excellentes.
Voici ce que les tuiliers de Grandsonobservent en cuisant leurs briques & leurstuiles. Us enfument d’abord leurs fours, enr*e faisant qu’un très-petit feu avec de grosquartiers de bois de chêne , qui ne donnepresque point de flamme ; on continue cefou de bois de chêne , qui est placé fous lesvoûtes en l’augmentant insoníìblement,jufqu’à ce que la fumée blanche cesse , quela fumée noire vienne & que l'on n’apper-çoive auííi pl us sortir de fumée que par lesvoûtes ou par les bouches ; car Phumiditéqui sort de la brique s’échappe aussi par-là.
n continue ce feu pendant deux fois vingt-quatre heures dans les fours qui contiennentvingt-cinq a vingt-íîx milliers , tant briquesque tuiles. Alors la tuile & la brique ontrendu toute leur humidité, & l’on peutcommencer à faire un feu plus vif & quidonne plus de flamme. Pour cet effet, onmet plus de bois de chêne fous lesvoûtes, ou dans les fournaises ; mais onbrûle alors du bois de sapin un peu sec,qui > comme l’on sait , produit un feu vif?, Cc °mpagn-J de beaucoup de flamme ; on 'augmente insensiblement , jusqu’à un :crtain point, qui dépend de la connois-ance que les ouvriers ont de la terre , &cuir^ - U oo rnoins de facilité qu’elle a àle dl «, Cn - forte qu’on ne peur pas biende bois^de^ri ^orfqu’on ne brûle pluséleve un petits ’ du sapin , on ,
milieu de l a bouches b í iques Ì u %’ auquil n’y a que la part i e m four . en sorteouverte : cn introduit le sclt ,
mur , qm en soutient une des extr : • / Ce 'on pratique seulement au bas du I? 5 ’event pour donner passage à flair, afin qu"
BRI 5 U
les charbons qui tombent au fond fe con-sument. On ne met jamais ni braise ni boissous les arches ; le courant d’air quis’établit dans ces longues voûtes , suffitpour y porter suffisamment de chaleur ;car elle est plus grande & fe porte avecplus de force dans le fond du four , quevers le côté opposé ; en forte que fans uneprécaution que les ouvriers prennent , quiest d’élever le feu dans les voûtes de façonqu’il touche presque le desiiis, les briques& les tuiles rangées près de ce côté neferaient pas asle-z cuites. Leur maniéréd’élever le feu au doslús de la voûte estbien simple ; ils brûlent alors de longuespieces de sapin dont une partie excede lemur qui ferme la bouche ; on charge avecdes pierres cette extrémité , en sorte quel’autre s'éleve jusqu’à ce qu’elle touche lavoûte, alors la flamme qui sort de la voûtemonte en plus grande cuar.tité du côtéopposé au fond , que dans le fond.
II faut environ quatre fois vingt-quatreheures, pour cuire une fournée de vingt-cinq à vingt-flx milliers tant briques quetuiles. Les ouvriers reconnoissent quel’ouvrage est cuit, lorsque , comme ilsdisent , les pieces qui sont au dessus dufour ont acquis une couleur de cerise d’unrouge-clair. Au reste ce desiùs du four estcouvert avec des tuiles posées de plat,comme cela fe pratique par-tout. ,Cn gou-verne austì le leu ici, comme on l’a ditailleurs , en couvrant ou découvrant àpropos le dessus du four. Et quand l’ouvrageest cuit, on le couvre de fable & de terre,& on achevé de murer les bouches & lesévents.
Voilà ce qne nous avions à dire sor lamaniéré de cuire la brique avec le bois. IInous rese encore à parler, pour terminerect article , de la maniéré de cuire la briqueavec le charbon de terre, & avec la fourbe.Mais comme cette opération de cuire avecla houille, comme l’on fait en Flandre ,demande un aíîez grand détail, que M.Four710y rapporte avec beaucoup declarté , nous avons cru devoir donner icicette partie de son mémoire ,, telle quelui-même l’a donnée , crainte d’en rend tequelques endroits peu intelligibles en cher-chant à l’abréger.