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Le feu qui monte continuellement dansle fourneau , s’éteint en même temps versle bas • en forte que celui des rechcrcheursqui est placé au relais ie plus é'eve , enrestent toute l’incommodité. H ne peutrester qu’environ une denu-ìienre a cetteplace ; & quand il a servi lés deux milliersde briques , faisant quarante brouettéesqn’il compte exactement, il retourne à labrouette. Le suivant le releve ; & s il y aplusieurs relais d’échafàuds , chacun d’euxremonte d’un étage : au moyen de quoitoute la fatigue est également partagée.
Le fourneau a deux semblables accès derampes & d’échafauds fur ses côtés opposésSi-tót que le demi-tas de l’enfourneur estachevé , tout le monde se présente à l’autrebord , & la même manœuvre se répete.
Le premier travail du cuiseur est de char-ger les foyers du pié de four. II y coucheobliquement quelques gros paremens defa gots, puis des fagots entiers cTenvirontrente-six pouces de tour , & il chargechaque fagot de trois ou quatre bûches dede^cLrb & y ^ oute quelques morceaux
Tout le reste du charbon qui entre dansie fourneau a été réduit en poussière , à-petr-pres comme celui des forges. On lePaste a la claie , & l’on écrase tous lesmorceaux avec une batte garnie de fer.On en fait un amas au pié du fourneau ,d’où les rechercheurs le jettent dans desmanelettes aux entre-deux , qui vont IePorter au cuiseur. Celui-ci í’étend sur Ieht de briques , en secouant sa manelettelans se baisser, afin que le choc du charbontombant de haut sur le fourneau , l’émiettep répande également par-tout. Telle esta manœuvre pour toutes les charbonnéesT u ! e font fur le fourneau , depuis cellesm le sixième tas du pié de tour , & fur/ u 16 ’ ^ufqu'à son entier achèvement :
est un des°plus°si qu f le tTava1 ’ du cuiseurest pas Ki : mais son
II est très-essentiel ciue 1» t- une grande expérience de la coní®”
feu : qn’il soit un .excellent cliaufáw* t
moindres inattentions ou défauts dement de fa part, peuvent faire manqueï-1 opération & 1 entreprise de la briqueterie
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en tout ou en grande partie. Ce chauffeur,en plein air , a bien d’aurres obstacles àsurmonter que ceux d’un laboratoire com-modément monté.
U faut huit à dix heures d’un tempsfavorable , pour que le feu des foyers puiffèf- communiquer à la charbonnée au sixièmetas. Cet espace de temps nécessaire est cequi détermine le plus souvent les brique-teurs à mettre le son dans les foyers versle soir. D’aiileurs l’air est ordinairementplus calme pendant la nuit que de jour:la tranquillité de l’air favorise Légalité desinflammation dans tous les foyers. 11 n’ya donc que Ie mauvais temps qui les obligequelquefois à différer au lendemain.
Les quatre hommes qui veillent cettepremiere nuit fournissent du bois de corde
aux foyers , en y enfonçant de grossesbûches avec de longues perches , aussi long-temps qn’il est nécessaire pour enflammerla charbonnée du sixième tas : c’est cequ’ils appellent assurer le feu , c’est-à-dire ,lui donner par-tout une force égale , &capable de résister au mauvais temps quipourroit arriver , & déranger beaucoup lepié de four.
S’il survient dans les commencemens del’édisice du fourneau une grosso pluie quiparoisie pouvoir être d’une durée un peulongue , en quoi l’on fait que les gens dela campagne fe trompent plus rarement queles habitans des villes, le cuiseur ne man-que pas de faire croiser aussi-tôt sur sonfourneau plusieurs sapins en forme de che-vrons , & de les faire couvrir de paillas-sons pour le garantir une heure 011 deuxde la pluie , qui d’ordinaire ne dure pasfort Iong-temps quand elle est forte ; mai*ce font de grandes peines , & qui ns reusosistènt pas toujours. C’est pour cela que lesmois de juillet, août, septembre or octo-bre font los plus favorables à la cuiflon des
On juge bien que quand le feu des foverss’est communiqué à la charbonnée du sixiè-me tas, & qu’il y a subsisté pendant plu-sieurs heures, le septième tas qui recouvrecette charbonnée sc trouve fort échaufféIe matin , ainsi que tous les matins, celuide la surface supérieure du fourneau , lors-que l’attelier reprend son travail. Aussi le
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