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Tome cinquième.
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BRU

j® timonnier, & à l’un des deux côtes,selon quïl est le plus commode. Dans lebordage du gaillard d’arriere , on fait unefrappe large, au destous de laquelle leJ >e ut poster une chaloupe de bonne nage ,a fìn que le timonnier , après avoir mis lefeu dans les conduits, y puisse prompte-ment descendre. Eníùite on remplit lesdales d’artifice , savoir d’une certaine por-tlo u de poudre , comme la moitié, d’unMart de salpêtre , d’un demi-quart delouste commun ; le tout bien mêlé en-semble , & imbibé d’huíle de graine de^, mais non pas trop, parce que celafetarderoit l’embrasement, & que l'effetdoit être prompt. Après cela on couvreCe s dales de toile soufrée, ou de grosPapier à gargousses , & l’on apporte des. fagots , de menus copeaux , ou d’autresmenus bois , trempés dans í’huile de ba-frine, qu’on arrange en forme de toitmr les dales, en les mettant bout-à-bout.Ces fagots font préparés & trempés dansdes matières combustibles , comme duou re commun pilé & fondu , du salpêtre,ot Jes trois quarts de grosse poudre , deetoupe ,j & de 1 huile de baleine , le toutìen mêlé ensemble. On prend austì auecond pont pardeíîous, toutes fortes dematières combustibles , & l’on en met par-tout avec des paquets de vieux fils deo arrêt bien goudronnés ; l’on y pend encoredes paquets de soufre ou de lisières sou-frées. Tout le destous du premier ponte st austì fort bien goudronné , de mêmeH ue le destous du second pont ; & avecfr goudron dont le destus du premier pont®st encore enduit, il y a par-tout desetoupe q Ue j e goudron retient, & qui fontjuelees avec du soufre. On remplit encoree ,s . v mdes du bâtiment de tonnes poisteespmmes de ces copeaux minces & scrpen-nuisiérs qm bombent fous le rabot des Me-Les cordatrpe 1

font poissées & soufrée V s er f e UeS ’ ¥ . V ?' Ú ?la grande vergue sont gârnfef* tremites . dede fer , de même que celles de^ s .^ a PP ins

de beaupré. Lorsi/ou

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Phlaâi eger ’ & ° i,lefeuprend

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Quand on veut fe servir de brûlots , onouvre tous les sabords , les ecoutilles, &:les autres endroits destinés à donner del’air ; ce qui se fait souvent par le moyendes boîtes de pierrier qu’on met tout pro-che , & qui faisant ensemble leur déchargepar le moyen des traînées de poudre ,s’ouvrent tout à la fois. A savant fous lebeaupré , il y a un bon grappin qui pend àune chaîne , & un à chaque bout de chaquevergue, & chacun de ces grappins est amarréà une corde qui passe du lieu où ils fonttout le long du bâtiment, Lc va fe rendreau gaillard d’arriere, à l’endroit où fe tientle timonnier ; laquelle corde, austi-tót quele brûlot a abordé le vaisseau, le timonnierdoit couper avant que de mettre le feu aubrûlot; il fait ses efforts, pour accrocher lenavire ennemi parl’av%t, & non parlescôtés.

On arme les brûlots de 10 ou 12 hommesqui ont la double paie à cause des dangersqu’ils courent, & de quelques pastè-volanspour faire montre seulement, hormis àl’arriéré où il y a deux canons de fer, pourfe défendre contre les chaloupes & canots.

On dit adrejser ou conduire un brûlot ,& détourner un brûlot , lorsqu’on l’empêched’aborder. fZJ

BRULURE , s. f. les Chirurgiens nom-ment ainsi la solution de continuité qu’oc-casione la force du feu dans une partie ducorps. Ils distinguent ordinairement labrûlure en differens degrés, defqueîs le pre-mier est quand la brûlure fait seulementelever sur la peau quelques pustules accom-pagnées de _ rougeur , & qu’elle occasioneune séparation entre l’épiderme & la peaunaturelle.

Le second degré est quand la peau estbrûlée , séchée & retirée , mais qu’il ne s yest pas formé de croûte ou de galle.

Le troisième est quand la chair, les vei-nes, les nerfs, &c. sont retirés par la forcede la brûlure , & cju’il s’est formé unecroûte. Lusitanus recommande pour la brû-lure , un ongent fait de cendres de feuillesde laurier, avec de la graisse de cochon ,ou du sain-doux ; ou bien Vunguemum. po-puleum , avec des feuilles de vigne denton enveloppe la partie malade. Panaroleobserve que si on met de la boue fur uneBbbb z