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Tome cinquième.
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brûlure , on diminue la douleur. Les bras- |seurs d’Hollande se servent d’une décoctionde lierre pour guérir la brûlure. Quelquesauteurs prescrivent dans les brûlures l’usagedes médicamens terreux en forme sechc ,tels que le bol d’Arménie , la terre sigillée ,l’argile , Ùc. pour éteindre disent-ils lesparticules ignées comme on éteint le feulorsqu’on lui interdit la communication dePair qui l’environne , ce que l’on appellecommunément étouffer : mais ces médica-mens bouchant les pores par leur adhé-rence , empêchent auísi par la grossièretéde leur matière, la détente des solides ,& la suppuration qu’on ne peut trop promp-tement procurer. S’iîs avoient lieu , ceferoit tout au plus à l’instant d’une brû-lure légere , & jils agiroient comme ré-percuíïifs & astringens , de même que laboue dont on a coutume d’envelopperla partie au momeut qu’elle vient d’êtrebrûlée , & qui étant moins seche doit êtrepréférée , outre qu’elle se trouve plus promp-tement fous la main. En général, les ano-dins font fort indiqués dans la brûlure , parcequ’ils relâchent les vaisseaux dont la cris-pation est la cause des douleurs aiguësqu’on sent à la partie brûlée. V. Anodin.On emploie avec assez de succès les fo-mentations avec l’esprit de vin dans les pre-miers pansemens ; les saignées font fortutiles pour calmer ou prévenir les acci-dens.

La brûlure qui est une maladie, sert quel-quefois de remede. M. Homberg remarqueque les habitans de l’ifle de Java se gué-rissent d’une colique qui leur donneroitla mort , en se brûlant la plante des piés,& qu’ils se guérissent les panaris , en trem-pant leurs doigts dans seau bouillante àdiverses reprises.

Les voyageurs rapportent beaucoup d’au-tres exemples de maladies , que I on guéritpar supplication du feu ; & nous en voyonsles effets nous-mêmes qui pratiquons cettemaniéré de guérir les chevaux , les chiensde chasse , les oiseaux de proie ,,&c.

O11 s’est servi contre la goutte, d’une sortede moufle apportée des Indes , que 1 onbrûloir fur la partie affligée. V. Moxa.

M. Homberg a rapporté les exemples dedeux femmes guéries, l’une d’une violente

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douleur de tête & d’yeux, & l’autre d’unedouleur de jambes & de cuisses , par labrûlure accidentelle de ces parties. Ilajoute que la brûlure peut guérir par l’unede ces trois maniérés , ou en mettant leshumeurs peccantes dans un plus grand mou-vement , & en leur facilitant un nouveaupaílàge , ou en brisant & en dissolvant leurviscosité , ou en détruisant les canaux quicharrioient ces mêmes humeurs en tropgrande quantité. Voyez CAUSTIQUE ÙCAUTERE. (YJ

BRUMAL , adj. se dit quelquefois dece qui a rapport à l’hiver : ce mot est plususité en latin qu’en françois. Ainsi on ditfolflltiuin brumale pour le folílice d’hiver.

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BRUMALES , brumalia , adj. f. (Hifl.anc. & Myth. nom d’une fête que les an-ciens Romains célébroient en l’honneurde Bacchus , & qui duroit trente jours. Ellecommençoit le 24 jour de Novembre , &tìnissoit le 25 jour de Décembre. Voye £Fête.

Ce mot vient de bruma , qui veut direhiver , parce que cette fête tomboit aucommencement de l’hiver : d’autres dériventle nom de brumales 3 de brurnus ou bro-mios , qui font des noms qu’on donnoità Bacchus , à cause du bruit que faisoientles bacchantes. Voye\ Bromius. Les biu-males furent instituées par Romulus , quiavoit coutume durant ce temps-là de donnerdes repas au sénat. (G)

BRUMAZAR, f. m. ÇMin. & Chym.)Becher dit qu’on désigne par ce nom unegraisse onctueuse, formée par les vapeurs &exhalaisons sulfureuses & mer curies es quiviennent des entrailles de la terre , & quimises en mouvement par une chaleur con-tinuelle , s’unissent étroitement. Selon cetauteur personne ne veut admettre pareillechose dans les métaux , quoiqu’on fy ap-perçoive clairement : c’est, selon lui, la ma-tière premiere des métaux , & le fermentqui les conduit à perfection. (—)

BRUME , f. f. on nomme ainsi fur merle brouillard : on dit le temps ejì embrumé iquand l’air est couvert de brouillards. Lesmarins ont pour proverbe , que dans labrume tout le monde est matelot , parceque dans le temps d’un brouillard épais, ou.