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Tome cinquième.
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ces derniers philosophes avec ceux des

Cabakjks.

L’origine que nous donnons à la philo-sophie cabalijhque , fera encore plus vrai-semblable pour ceux qui feront bien auJait de la Philosophie des anciens , &lur-tout de l’histoire de la PhilosophieP'da^ue.

i^iinhon de la Cabale. La Cabale sedivise en contemplative & en pratique : laP r erniere est la science d’expliquer PEcri-Jure-sainte conformément à la traditionseerete , & de découvrir par ce moyen desfrites sublimes fur Dieu , fur les esprits^ fur les mondes : elle enseigne une Mé-taphysique mystique , & une Physiquee P'Jree. La seconde enseigne à opérer desP’oaiges par une application artitìcielledes paroles & des sentences de l’Ecri-ture-fainte , & par leur différente com-binaison.

1<J - Les partisans de la Cabale pratiquene manquent pas de raisons pour en sou-tenir la réalité. 1J S soutiennent que lesnoms propres sont les rayons des objetsdans lesquels il y a une espece de viecachée. C’est Dieu qui a donné les nomsa ux choses , & qui en liant Pun à l’autre ,11 a pas manqué de leur communiquer unenruon efficace. Les noms des hommes fonttC {‘ tS > aU CL£ Í ’ ^ pourquoi Dieu auroit-ilPlacé ces noms dans ses livres , s’ils nemerhoient d’étre conservés ? 13 y avoirce rtains sons dans Pancienne Musique ,si'appoient si vivement les sons , qu’ilsa; .irnoient un homme languissant , dissi-P°ient s a mélancolie, chassoient le mal0n t d étoit attaqué , & le saisoient quel-quefois tomber en fureur. II faut nécessai-^ Ment qu il y ait quelque vertu attachée ,ns ces sons pour produire de si grands jmí tS " ^5 >urc ! l! °i donc refusera-t - on la'” e , e aux n°ms de Dieu & aux

comentem ? Les Ca ^Lifles ne se

justifier ,

nent encore une origine sicr/f * ° n 1attribuent Tissage à tous les saints? fe n & ef§

M s °r tlC "M Cnt /ut par cet art que

p °yso s eleva au desius d^s magiciens deharaon & c u’il se rendit redoutable pars miracles. C etoit par le même art qu’Liie

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fit descendre le feu du ciel, & que Danielferma la gueule aux lions. Enfin , tous lesprophètes s’en sont servi heureusementpour découvrir les événemens cachés dansun long avenir.

Les Cabalistes praticiens disent qu’enarrangeant certains mots dans un certainordre , ils produisent des effets miracu-leux. Ces mots sont propres à produireces effets , à proportion qu’on les tired’une langue plus sainte ; c’est pourquoiPhébreu est préféré à toutes les autreslangues. Les miracles sont plus ou moinsgrands , selon que les mots expriment oule nom de Dieu, ou ses perfections &ses émanations ; c’est pourquoi on préféréordinairement les féphirots , ou les nomsde Dieu. II faut ranger les termes , &principalement les soixante & douze nomsde Dieu , qu’on tire des trois versets d uxiv chap. de l’Exode s d’une certainemamere à la faveur de laquelle ils devien-nent capables d’agir. On ne se donne pastoujours la peine d’ínsérer le nom de Dieu :celui des démons est quelquefois aussi pro-pre que celui de la divinité. Ils croient,par exemple, que celui qui boit de Peaupendant la nuit, ne manque pas d’avoirdes vertiges & mal aux yeux : mais afin dase garantir de ces deux maux, cu de lesguérir lorsqu’on en est attaqué , ils croientqu’il n’y a qu’à ranger d’une certainemaniéré le mot hébreu Schiauviri. CeSchiaunn est le démon qui préside surle mal des yeux & sur les vertiges; &en écrivant son nom en forme d’équerre ,on sent le mal diminuer tous les jours &s'anéantir. Cela est appuyé fur ces parolesde la Genese, où il est dit, que les angesfrappèrent d’éblouissement ceux qui étoientà la porte de Loth , tellement qu’ils nepurent la trouver. Le Para phraste chal-daéque ayant traduit aveuglement , bef-chiauriri, on a conclu que c’étoit unange , ou plutôt un démon qui envoyoitcette espece de mal, & qu’en écrivant sonnom de la maniéré que nous avons dit ,on en guérit parfaitement. On voit par-làque les Cabalistes ont fait du démon unprincipe tout-puiflânt, a la manicheenne ■& ils se sont imaginés qu’en traitant aveclui , íls étoient maîtres de faire tout ce

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