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demanda la permission de parler , & d’ex-Pliquer devant lui la vision du chariot.J°chanan descendit aussi-tôt , & s’assitfous un arbre ; parce qu’il n’est pas permisd entendre cette explication en marchant,ni °nté fur un âne. Le disciple parla, &aussi-tôt le feu descendit du ciel j tous|f s arbres voisins entonnèrent ces parolesou pseaume : Vous , la terre , loue\ VE-jfme/j &c. On voit par-là que les Caba-les attachent de grands mystères à cechariot du prophète. Maïmonides ÇMoresicvochim , part. JII. prés. ) dit, qu’onn , a jamais fait de livre pour expliquer lec «ariot d’Ezéchiel ; c’est pourquoi un grandsombre de mystères qu’on avoit trouveslo nt perdus. 11 ajoute qu’on doit le tron-Ver bien hardi d’en entreprendre l’expli-oation ; puiíqu’on punit ceux qui revoientles secrets de la loi, & qu’on récompensec eux qui les cachent : mais il assure qu’iln Ç débite point ce qu’il a appris par larévélation divine ; que les maîtres ne lui°'n ?, as enseigné ce qu’il va dire , maisqu il a puisé dans I’Ecriture méme j tel-eni j eil n- f^tnble que ce n’étoit qu’unetraduction. Voilà de grandes promestès :uiais ce grand docteur les remplit mal, en°nnant feulement à son disciple quelquesremarques générales, qui ne développentPas le mystère.
En esset, on se divise sur son explica-tion. Les uns disent que le vent quiuevoit souffler du septentrion avec impé-tuosité , représentoit Nabuchodonosor, so-qu£ l ruina Jérusalem & brûla son temple ;tJlle les quatre animaux étoient les quatrean ges qui présidoient fur les monarchies.
, s roues marquoient les empires qui rece-^lent leur mouvement, leur progrès &jjUr décadence du ministère des anges.
, y av oit une roue dans î’autre ; parcetìik!u e Monarchie a détruit l’autre. Lesp cr f e ^ 1&ns ont été renversés par lesété à 1 ' Ceux ~ c i P ar ios Grecs, qui ontGVst p Ul j to E r vaincus par Ic-s Romains.cq.. a J e sens littéral : mais on y dé-
n a t lìr 5 bl 5 n d’autres mystères, soit de laani ’ p 01 * 1 religion. Les quatre
ìnt Jr UX ÍOnt qllatre c °rps célestes, animés,elligens. La roue est la matière pre-’ ere ■> & les quatre roues sont les quatre
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élémens. Ce n’est là que l’écorce du cha-riot ; si vous pénétrez plus avant , vous ydécouvrez l’essence de Dieu > ses attributs& ses perfections , la nature des anges ,
& l’état des âmes après la mort. EnfinMorus , grand cabaliste , y a trouvé lerégné du Messie. (Visionis E\echiehticce ysive mercavœ expofitio , ex principiis phi -losiophiœ pjthag. theosiophieeque j u d aie te ;Cabbala Denud. tom. I. p. zz^.J
Pour donner aux lecteurs une idée de lasubtilité des Cabalistes , nous mettronsencore ici l’explication philosophique, qu’ilsdonnent du nom de Jéhovah. Lexicortcabalifticum.
« Tous les noms & tous les surnoms de» la divinité sortent de celui de Jéhovah ,
>} comme les branches & les souilles d’en.
>, grand arbre sortent d’un même tronc ,
» & ce nom ineíïàble est une source infinier> de merveilles & de mystères. Ce nom» sort de lien à toutes les splendeurs ,
„ ou féphirots : il en est la colonne &
„ l’appui. Toutes les lettres qui le com-„ posent sont pleines de mystères. Le,> Jod, ou Y J y est une de ces choses„ que l’oeil n’a jamais vues.- elle est c:i-„ chée à tous les mortels ; on ne peut„ en comprendre ni l’esiènce ni la nature ;„ il n’est pas même permis d’y méditer.>, Quand on demande ce que c’est , on73 répond non , comme si c’étoit le néant 5n parce qu’elle n’est pas plus ccmpréhensi-” ble que le néant. II est permis à J’homme» de rouler ses pensées d’un bout des cieuxy> â l’autre: mais il ne peut pas aborder» cette lumière inaccessible , cette exif-» tence primitive que la lettre Jod ren-» ferme. II faut croire fans Pexaminer 6 cr> fans l’apprcfondir ; c’est cette lettre qui» découlant de la lumière primitive , a» donné l’être aux émanations : elle set) íaísoit quelquefois en chemin ; mais elle„ reprenois de nouvelles forces par le se-33 cours d j la lettre h , lie , qui fait la fe-„ conde lettre du nom ineffable. Les autres„ lettres ont aussi des mystères ; elles ont» leurs relations particulières aux fephi->, rots. La derniere h découvre I unité,3 d’un Dieu & d’un Créateur ; ruais de» cette unité sortent quatre grands fieu-33 ves 1 les quatre majestés de .Dieu % qpà