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quelques personnes ne les avoient pas voulureconnoître. C’est peut-être pour cette rai-son que Martin de Brague ne les fit pointentrer dans fa collection ; mais Isidore nefit point difficulté de les mettre dans lasienne, & depuis ils ont toujours fait par-tie du Droit canon. Auífi-tót qu’ils paru-rent en France, ils furent estimés, & allé-gués pour la premiere fois dans la cause dePrétextât, du tems du roi Chilpéric, & ony déféra. Hincmar témoigne qu’ils étoientà la tête d’une collection de canons faitepar l’églife de France, & les croit anciens,quoiqu’ils ne soient pas des apôtres. Voye\Beveregius, dans la défense du code descanons de Véglise primitive. Daillé , depseudo-epigrapkis. Dupin , dissertationspréliminaires fur la Bible , chap. III.Doujat, hift. du Droit. ( G )
CANON ; ( Chronologie . ) ce mot, au-tant qu’on en peut juger en parcourant leschronologistes, est employé en différenssens ; quelquefois il signifie simplement destables chronologiques , telles que les tablesdu nombre d’or , des épactes, & de la pâ-que ; quelquefois il signifie la méthode ouréglé pour résoudre certains problèmes dechronologie , comme trouver les épactes ,les pleines lunes, les fêtes mobiles, fie. (O)
* Canon paschal , ( Hift. ecclés. )c’est une table des fêtes mobiles, où l’onmarque pour un cvcle de dix-neuf ans lejour auquel tombe la fête de pâque, & lesautres qui en dépendent.
On croit que le canon paschal a été cal-culé par Eul'ebe de Césarée, & de l’ordredu concile de Nicée. Voye\ PASQUE,Fête , Cycle.
* Canon , parmi les religieux, c’est lelivre qui contient la réglé & les institutsde l’ordre : on l’appelle aussi réglé , insti-tut. Voye\ Réglé.
* Canon, fe dit encore dans l’églife,du catalogue des saints reconnus & cano-nises par régisse. Voye\ Saint & Cano-nisation.
* Canon - on appelle ainsi par excel-lence les paroles sacramentales de la messe,les paroles sécrétés dans lesquelles on com-prend depuis la préface jnsqu’au Pater ;intervalle au milieu duquel le prêtre faitla consécration de l’fiostie. Voyei Messe.
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Le sentiment commun est, que le canoncommence à Te igitur , &c. Le peupledoit se tenir à genoux pendant le canon dela messe , & le réciter en soi-même toutbas, & de maniéré à n’être point enten-du (a). Quelques-uns disent que saint Jé-rôme , par ordre du pape Sirice, a mis lecanon dans la forme où nous l’avons ; d’au-tres l’attribuent au pape Sirice même, quivivoit fur la fin du quatrième siecle. Le con-cile de Trente dit que le canon de la méfié aété dressé par l’églife, & qu’il est composédes paroles de Jésus-Christ, de celles desapôtres & des premiers pontifes qui ontgouverné régisse. _ »
CANON. (Art militaires Artillerie.'}Le nom de cette arme à feu parole dérivédu mot italien canna; comme celui de bom-barde qu’on lui donnoit autrefois, l’étoitde bombo : car le berceau des arts fut l’Ita-lie, à laquelle nous devons presque toutes lesinventions modernes. On n’est pas d’accordsiir l’époque précise de celle du canon : ondit que les Anglois s’en servirent à la ba-taille de Crecy ; d’autres prétendent que lesEspagnols en firent usage au siégé d’Alge-zire en 1343. Quelle que soit la véritableépoque de son invention , son usage nedevint commun que dabs le quinzièmesiecle. Alors se fit une révolution totaledans Fart militaire, & fur-tout dans celuide fortifier , de défendre & d’attaquer lesplaces. Les nations qui jufques-là s’étoientdéfendues ou avoient attaqué avec le fer ,commenceront à se détruire par le feu :alors les batailles devinrent moins sanglan-tes , & l’horrible fléau de la guerre moinsdestructif. L’Europe put enfin se croirepour toujours à l’abri des invasions de eesnuées de barbares qui la ravagèrent & l’en-vahirent dans les premiers siécles de notreere.
Les premiers canons dont on se servitétoient de fer ; mais ce métal que l’explo-fìon de la poudre fait trop aisément éclarter, força bientôt de recourir à un autre
(a) Suivre le prêtre dans toutes ses actions à voixbaffe, est u»e pratique louable , mais n’est pointune obligation précise. Saint Franqois de Sales pro-pose plusieurs autres maniérés d’cntendre la messe í& M. le Tourneur , de qui l'auteur a emprunté ccsqptiment, ne nie point qu’on puisse lans cela en-tendre la sainte nielle avec rnut.
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