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la culasse, à côté du guidon, au lieu dele partager par son milieu , ce qui arriveplus ordinairement avec les pieces nou-velles qui, étant montées fort baííès, obli-gent le canonier de se baiííer de Cotepour pointer , sangle d’ecartement seraplus ouvert avec une picce courte fur unaffût bas, qu’avec une piece longue fur unaffût ordinaire, & le boulet s’éloigneraplus du but (u). 2 °. II n’est pas douteuxqu’un alignement un peu étendu fera (sau-tant moins exact, que les extrémités desinstruruent dont on fe servira pour leprendre , seront plus rapprochées ; d’où illuit que les coups des pieces courtes serontplus incertains relativement à la hauteur& par l’écartement à droite & à gauche,qui résulte de leur construction &. deleur affût.
Au reste, disent les anti-novateurs, quandles épreuves qu’on a faites fur les petitespieces , leur auroient ete encore moinsdéfavorables , nous n’avons pas oublié ceque disoit M. de Valiere en pareille occa-sion.
“ Les expériences même ( c’est M. det> Valiere qui parle ) seroient général e-r> ment des moyens peu furs pour consta-r> ter la bonté des nouveautés : tout le« monde croit être en état d’en faire ,« par ce que peu de personnes font assez» instruites pour sentir la difficulté d’en« faire de décisives, sur-tout en fait d’ar-3) tillerie ; car fi l’on demandoit à ceux qui»> le proposent, un plan raisonné de ces ex-» periences, ou ils afhgneroient leur butîj & les moyens d’y parvenir , ou ils ap-3> préeieroient les erreurs inévitables, tant» de la part des instrumens que de la part3 > de ceux qui s’en servent , & déter-t) mineroient les influences que c es erreurs» doivent avoir fur les résultats, ou enfin,, ils montreroient des voies sures pour3> analyser des causes & des effets qui, dans« ! artillerie, font íì compliqués : qui font>' ceux qui se iìatteroient d’y satisfaite ? De3) plus, des expériences bien faites dans la» tranquillité d une ecole, ne ion t pas tou-3> jours concluantes pour la guerre (b) m
(n) Ihìi. , (
(<0 Tiaité tic la défense des places par les contre-súues, avec des réflexions, à.
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C'est donc aux expériences de guerre àdécider d u mérite du nouveau iystéme :car on sent assez que des épreuves de cettenature, faites fur un terrein sec & hori-zontal , par un beau tems, avec de la pou-dre choisie, des boulets bien calibres &une attention de la part des canonicrs querien ne peut troubler, doivent donner desrésultats bien différons de ceux d’une ac-tion de guerre, dans des terreins inégaux,où les pieces se trouvent sensiblement plusélevées ou plus basses que les objets qu’onveut battre ; dans des emplacemens rom-pus par les pluies, avec de la poudre hu-mide , des boulets quelquefois moins exacts& des hommes enveloppés de fumée &exposés aux plus grands dangers, tués cumis hors de combat, remplacés par d’autresqui font obligés d’étudier leur position, &par conséquent de tâtonner ; & mille autrescirconstances qui rendroient les résultats àla guerre bien difíérens de ceux que desépreuves tranquilles, à l’abri de toute es-pece de distraction , peuvent donner.
Ce n’est pas que les partisans des anciensusages ne conviennent avec les novateurs,que les pieces de canon font des êtres in-sensibles, fur lesquels le beau & le mauvaistems, la tranquillité de la paix ou les ha-sards de la guerre, n’ont aucune influence ;ce n’est pas encore qu’on ne rende au corpsroyal de l’artillerie toute la justice qui cfidue â son zele, son activité, ses talons £cfa bravoure : mais il y aura sûrement plusde désordre dans une batterie de guerreque dans une batterie tranquille d ecole,où les mêmes hommes, toujours aux mêmesplaces, ne seront ni tués ni bleslês, où l’onchargera & pointera les pieces fans préci-pitation , où cette ardeur si naturelle à tousles membres du corps royal, ne les em-portera pas, ou les pieces ne feront pointbleflees, les affûts point brisés, & où enfintoutes les circonstances réunies d’une ba-taille n’existant point, laisseront à l'esprittoute la tranquillité dont il est capable ;aux hommes, tous leurs membres pouragir ; aux pieces & aux affûts, leur formeLt leur position constantes. C’est par desépreuves de guerre, au milieu de toutes les.circonstances que nous venons de rappor-ter, que la solidité des pieces anciennes',