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la longueur & la justesse de leur portée,ont été constatées ; c’est là que leur su-périorité sur les pieces courtes des étran-gers & fur nos pieces à la Suédoise, a étéconstamment reconnue ; c’est aux mêmesépreuves & aux mêmes circonstances qu’ilfaut soumettre les pieces nouvelles avantde se déterminer à les substituer aux an-ciennes.
Lorsque l’objet G, qu’on veut battre,se trouve à une telle distance de la piece,qu’il faille l’élever pour l’atteindre ; c’est-à-dire , lorsque l’objet à battre est au-delàdes limites du but en blanc de la piece,qui, selon notre définition, est la secondeintersection de la ligne de mire & de latrajectoire : cet objet est alors tellementéloigné, qu’il est nécessaire, pour l’attein-dre , d’élever la volée de la piece ; & cetteélévation est plus ou moins grande, selonque 1 e point qu’on veut atteindre est plusou moins éloigné, & que la piece est bienou mal proportionnée. Le rayon de mireF, fig. x , se perd alors en l’air, & l’on atoujours été dans l’usage de pointer d’a-bord à l’objet pour s’aslûrer de la direc-tion , puis d’élever la piece & de tirerquelques coups pour trouver l’élévationconvenable, relativement à la distance :cette élévation trouvée , on faisoit unemarque au coin de mire qui servoit à fixerla piece dans fa position , tant que l’objetn’avoit pas changé de situation par rapportà elle; on a substitué à cet usage une ma-chine qu’on appelle haujse, H, fig, 3.( Voy. aulli pour le détail A, pi. /, n». 1.)C’est une petite plaque de cuivre graduée,qui glisse dans une coulisse fixée par quatrevis au milieu & derriere la plate-bande deculasse : on éleve à volonté cette hausse,jusqu’à un certain point & jusqu’à ce quele rayon de mire I , fig. ; , rasant sasommité & celle du bourlec, rencontrel’objet G.
Les partisans de I’ancien système croientqu’il sera difficile de faire usage de cettemachine à la guerre, & que la vivacitéd exécution dune batterie pe le permettrapas : il faudra, disent-ils, dans les direc-tions horizontales , estimer à l’œil I éloi-gnement ou la distance de la piece de ca-non a 1 ennemi, pour fixer la hausse à la
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division qui lui conviendra : nouvelle es-time à faire lorsque la piece sera plus oumoins élevée que l’objet à battre ; & danstous les cas, ce seront des tâtonnemenscomme avec 1e coin de mire de l’ancienneméthode. L’usage de cette machine, plusjolie que solide, ajoute-t-on, sera toujoursfort incertain par la difficulté de juger desdistances qui changent à chaque instantdans les mouvemens prompts & récipro-ques de deux armées : cette machine déli-cate rélistera-t-elle aux fatigues des mar-ches , à l’ébranlement des coups tirés avecprécipitation , aux secousses que lui donne-ront les canoniers en l’élevant & l’abais-sant 'í Le feu , la fumée, la grande vivacité& l’ardeur ordinaire dans ces sortes d’oc-casions, laifieront-elles la liberté d’en faireusage, puisqu’il est méme aster difficilede s’en servir dans les exercices tranquillesdes écoles ?
« Les élévations de la hausse, relatives„ aux coups à boulets , ne font pas celles» qu’exigent les coups à mitraille ou à pe-» tites balles : remarquons de plus, que les?» hausses , fyílènt-elles bonnes, ne pour-», roient, fans devenir excessives, avoir», lieu dans plusieurs occasions , où les» coups à boulets causeraient encore de" terribles ravages dans les troupes enne-" mies prises en flanc, resserrées dans un» défilé, &c. S’il étoit question, par exem-,, pie, de tirer fous sangle de 6 degrés,» contre des troupes sensiblement au ni-,1 veau de la batterie, il faudrait aux pieces»» de 11 du nouveau modele, une hausse„ d’environ 7 pouces, & de 5 environ», aux pieces de 4; c’est-à-dire, d’un on-», zieme à peu près, de la longueur de», chaque piece ( a ), au lieu qu’elles n’ont», toutes que 18 lignes de hauteur, pour„ les pieces des trois calibres indissérem-,, ment ». Nous ne nous arrêterons pasplus long-tems fur le parti qu’on peut tirerde cette invention renouvellée ; le longoubli où elle est restée, est une preuvesuffisante de l’opinion qu’on en avoit.
On a supprimé les coins de mire auxnouvelles pieces, & on leur a substitué une
C n ) Réflexions lut la pratique du noíntemcut ducanon, page48-
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