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Tome sixième.
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ris Q, pi- II , qu’on nomme vis de poin-tage , dont la tète est enchâstee fous la fe-melle , fur laquelle s’appuie la culasse E.Par ce moyen, le canonier, en tournantla manivelle R , éleve & baisse la piece aion gré, fans avoir besoin du secours desservans & des leviers. Cette méthode sim-plifie & accéléré le service : quelques puis-sances étrangères en font usage ; & elleferoit très-bonne, si la vis qui est de fer,n’étoit pas sujette à la rouille, si la boue& les graviers dont elle fe charge & quientrent auísi dans l’écrou P qui est decuivre, n’en empêchoient pas le jeu ; maisles meilleures choses font sujettes à des in-convéniens, & le mal est toujours à côtéd u bien.

On a fait, pendant le cours de l’été1764 à Strasbourg , beaucoup inexpérien-ces fur les coups tirés à cartouche ou à mi-traille , & l’on s’est déterminé à préféreratoutes les autres, les boîtes de fer blanc desétrangers, terminées par un culot de ferà leur base inférieure. On a renfermé dansces boîtes, au lieu de balles de plombdu calibre des fusils de munition, 41 ballesde fer battu, dont les diamètres font plusgrands pour les pieces de 12 , moindrespour les pieces de 8 , & plus petits encorepour les pieces de 4. Nous ne répéteronspas ici ce qu’on peut lire au mot Artil-lerie de campagne ou de bataille ; nousy ajouterons simplement qu’il n’a pas paruaux partisans de l’ancienne artillerie qu’onpût rien conclure des épreuves qui ont étéfaites fur cette maniéré d’cmployer le ca-non de campagne , sinon que, dans descirconstances a peu près semblables, onaura à peu près les mêmes résultats. Maisquand ces circonstances se trouveront-eîlesles mêmes à la guerre ? Suivant le tableaude ces épreuves, les pieces de 12 ont portéà po toises, 18 balles dans un but deplanches de lapin, épaisses d’un pouce,haut de 8 pieds, & long de 18 toises. Lespieces de 8 à la même distance, ont portéau but 12 balles ; & celles de 4, 11 balles àla distance de 2*50 toises. Mais ce qu’il fautbien remarquer , c’eíl qu’il n’y a que quel-ques-unes de ces balles qui aient percé lebut, & que le plus grand nombre n’a faitque des contusions fur les planches de sapin.Tcme VI.

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On a de plus observé que l’étendue ho-rizontale de tous les coups a été de 14 à18 toises, fur une hauteur de 8 pieds : orle cône de projection ayant son diamètrehorizontal de 18 toises, il est naturel depenser que son diamètre vertical avoit lamême dimension , & que par conséquentpartie des balles a passé par-deííus le but,partie a donné à terre & ne l’a pas touché,& que partie de celles qui Pons atteint,l’a frappé frès-haut. On a remarqué , ensecond lieu , que les contusions dans lesplanches ne peuvent être attribuées qu’auxmobiles auxquels des circonstances favo-rables ont lait faire des ricochets. Maislorsque le terrein qui sera entre P ennemi& la batterie sera mou , labouré , cou-vert d’arbustes ou de plantes fortes & fer-rées , lorsque la batterie fera plus ou moinsélevée , lorsque l’espace qui la séparera del’enncmi sera creux , les ricochets n’au-ront plus lieu , &c PefFet des coups ferafort différent de celui des épreuves où leterrein sec & uni & plusieurs précautionsont concouru à produire des effets moinsdéfavorables qu’ils ne le feroient à laguerre.

On convient qu’on peut comparer lebut de 18 pieds de long fur 8 pieds dehauteur, a un corps de cavalerie, commel’ont fait les novateurs : mais quelqueserrés que soient les chevaux, il y a duvuide entre eux & entre les cavaliers ;enforte qu’on croit, pour cette raison &.celles qu’on vient de rapporter, pouvoirdiminuer de moitié le nombre des ballesqui ont porté â de grandes distances j ré-duire encore à moitié le nombre de celles-ci , par rapport à la grande quantité quin’a fait que de foibîes contusions fur lebut, par ricochets, & qui ne feroit, vuleur petitesse & leur légéreté, qu’un bienléger effet fur la cuiraife, & même furle buste du cavalier &c fur le harnois ducheval, en supposant d’ailleurs un terreinfavorable au ricochet.

Si les cartouches font dirigées fur uncorps d’infanterie, continuent les parti-sans de l’ancienne artillerie , les vuides ,car nous le répétons, il n’est pas questionici d’un exercice de parade & d’un 1 ter-rein choisi , rendront beaucoup de calle*

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